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Toujours plus de produits fairtrade dans les paniers
Luxembourg 2 min. 26.07.2019 Cet article est archivé

Toujours plus de produits fairtrade dans les paniers

Le café, troisième denrée sur le podium des produits consommés issus du commerce équitable au Grand-Duché.

Toujours plus de produits fairtrade dans les paniers

Le café, troisième denrée sur le podium des produits consommés issus du commerce équitable au Grand-Duché.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 26.07.2019 Cet article est archivé

Toujours plus de produits fairtrade dans les paniers

Avec quelque 20 millions d'euros dépensés dans les denrées issues des filières liées au commerce équitable en 2018, le Luxembourg se place à la sixième place au niveau mondial. Une tendance qui devrait se poursuivre à l'avenir.

Amélie Pérardot - Le logo bleu et vert sur fond noir, symbole du commerce équitable, s'installe de plus en plus dans les rayons des enseignes. Les consommateurs luxembourgeois ont dépensé près de 20 millions d'euros en 2018 dans des produits issus du commerce équitable. Contre 10,7 millions cinq ans plus tôt. Ce qui place le Grand-Duché au sixième rang au niveau mondial, selon Jean-Louis Zeien, président de Fairtrade Lëtzebuerg, qui souligne «une progression de 20%» entre 2017 et 2018.

Si cette tendance est apparue dans les étals des magasins luxembourgeois avec l'importation de café issu du commerce équitable en 1992, l'offre s'est largement étendue depuis. A ce jour, des grandes enseignes telles Cactus ou Delhaize proposent près de 150 produits dans leurs rayons. Chiffre à la hausse, puisque Delhaize affirme, par exemple, ajouter une trentaine de références chaque année. Même si la banane reste encore et toujours le produit phare de ce rayon.

Selon Faitrade Lëtzebueg, trois articles tirent leur épingle du jeu. En l'occurrence, la rose, la banane et le café. Des produits qui à eux seuls représentent 75% des ventes. 

Le succès de ces produits face aux conventionnels ne se dément pas. Preuve en est de la hausse enregistrée du panier moyen au Grand-Duché, passé de 27,5 euros à 32,13 euros entre 2017 et 2018, selon Fairtrade Lëtzebuerg.

Avant d'arriver chez les fleuristes et grandes enseignes luxembourgeoises, les roses fairtrade suivent plusieurs étapes.
Avant d'arriver chez les fleuristes et grandes enseignes luxembourgeoises, les roses fairtrade suivent plusieurs étapes.
Photo: Jos. Nerancic

Résultat à la fois du développement de la tendance du manger sain et d'une prise de conscience... En achetant des produits fairtrade, les Luxembourgeois affichent donc une conscience écologique, économique et sociale se souciant à la fois de leur consommation mais aussi de la production. «La rose Fairtrade répond à ces besoins avec ses qualités sociales, environnementales et économiques, ce qui est aussi la raison pour laquelle elle devient de plus en plus séduisante» explique Yves Moecher, responsable sensibilisation Fairtrade Lëtzebuerg. 

«Certains produits sont devenus plus accessibles», explique Jean-Louis Zeien. Les bananes bio faitrade par exemple, affichent un prix de vente similaire aux fruits conventionnels.  Toutefois, les tarifs n'ont rien de spectaculaire... S'ils baissent trop, « c'est tout simplement impossible pour les producteurs de survivre» affirme le président de l'ONG. 

Des roses plus écolos

Ironie du sort, les consommateurs veulent des produits issus du commerce équitable, souvent bio, mais les font venir de tous les coins du globe... Si au XXe siècle, le Luxembourg était appelé «le pays des roses» c'est parce qu'il faisait éclore plus de 360 espèces de ces fleurs. Et voilà qu'un siècle plus tard, les habitants du Grand-Duché achètent des roses venues du Sud... dont la production et le transport sont plus écologiques. 

Selon Fairtrade Lëtzebuerg, les fermes horticoles kenyanes dégagent en effet, 5,5 fois moins de CO2 que celles du Pays-Bas, transports compris. Autrement dit, même en faisant près de 10 000 kilomètres, ces fleurs du Sud ont une empreinte carbone moins importante.