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Suite au tremblement de terre: Les ONG luxembourgeoises s'activent pour aider le Népal
Le parvis de l'hôpital Dhulikhel est rempli, faute de place dans l'établissement de 360 lits dont les couloirs débordent de blessés.

Suite au tremblement de terre: Les ONG luxembourgeoises s'activent pour aider le Népal

Photo: NepaliMed Luxembourg
Le parvis de l'hôpital Dhulikhel est rempli, faute de place dans l'établissement de 360 lits dont les couloirs débordent de blessés.
Luxembourg 5 min. 28.04.2015

Suite au tremblement de terre: Les ONG luxembourgeoises s'activent pour aider le Népal

Face à l'urgence provoquée par le séisme au Népal -déjà plus de 10.000 blessés- les ONG luxembourgeoises se mobilisent. Elles lancent des appels aux dons pour soutenir leurs partenaires de longue date, submergés sur place. «En deux jours, 600 patients ont été traités à l'hôpital de Dhulikhel où il y a 360 lits. Ils dorment même devant la porte», témoigne Marie Anne Carier de NepaliMed.

(MF) - Face à l'urgence provoquée par le séisme au Népal -déjà plus de 10.000 blessés- les ONG luxembourgeoises se mobilisent. Elles lancent des appels aux dons pour soutenir leurs partenaires de longue date, submergés sur place. «En deux jours, 600 patients ont été traités à l'hôpital de Dhulikhel où il y a 360 lits. Ils dorment même devant la porte», témoigne Marie Anne Carier, membre-fondatrice et secrétaire de l'asbl Nepalimed Luxembourg.

Alors que le bilan du terrible tremblement de terre qui a secoué le Népal samedi ne cesse de s'alourdir -ce mardi après-midi le bilan fait état de 5.000 tués et 10.000 blessés- l'un des défis majeurs est de soigner au plus vite les blessures pour éviter amputations et handicaps durables

Tandis que le gouvernement luxembourgeois a déployé le projet «emergency.lu» et dépêché quatre volontaires au Népal, dès lundi, les ONG qui travaillent depuis de nombreuses années avec des partenaires au Népal se mobilisent pour venir en aide aux victimes. Comme c'est le cas de l'asbl NepaliMed Luxembourg qui travaille depuis quatorze ans avec le Dr Ram Shrestha et son équipe de l'hôpital de Dhulikhel, non loin à l'Est de Katmandou. 

Photo: NepaliMed Luxembourg

Depuis des années, le but de l'ONG est «d'aider les gens qui n'ont vraiment pas accès à la médecine», résume Marie Anne Carier, avant de lâcher avec tristesse: «Maintenant c'est le cas pour pratiquement tout le Népal». L'urgence absolue est de garantir les soins médicaux primaires et de «donner à l'hôpital la possibilité d'acheter des médicaments. Une cinquantaine de médicaments font défaut pour l'instant, comme le plâtre par exemple alors que beaucoup de gens souffrent de fractures», exemplifie Marie Anne Carier.

Et elle glisse: «On a perdu pas mal d'amis au Népal où nous nous rendons régulièrement depuis vingt ans. Là-bas les gens sont d'une gentillesse et d'une générosité incroyable. Je pense que c'est à nous maintenant de leur rendre ce qu'ils nous ont donné». L'ONG devait théoriquement envoyer un jeune bénévole sur place ce mardi, c'était prévu depuis longtemps. Mais vu la situation, sa formation et l'incertitude pour rejoindre l'hôpital, «il ne partira que dans un mois».

Isabelle Duquesne ne devait rester que 4 jours au départ


Collaboratrice de Caritas Luxembourg, Isabelle Duquesne, était «par hasard sur place» lors du tremblement de terre, samedi. «Elle devait rester quatre jours pour former des collaborateurs de Pourakhi, notre partenaire au Népal, dans le cadre d'un projet en faveur des migrants. Mais vu la situation elle reste sur place et essaye de sauver des vies», explique Michaël Feidt, responsable de projets chez Caritas.

Elle a pour mission de coordonner avec le partenaire népalais la distribution de tentes, de matelas et de couvertures destinées à la population sinistrée de la région reculée de Dhading, à l'Est de Katmandou, pour venir en aide à 9.000 personnes. Une couverture et un matelas coûtent 10 euros, par exemple.

Dès lundi, Caritas Luxembourg a prélevé 20.000 euros de son fonds dédié aux crises humanitaires pour financer des médicaments, des bâches et des tentes, qui arriveront «au cours de la semaine à bord d'un avion à Katmandou». Caritas finance également des kits d'hygiène et de produits destinés à purifier l'eau.    

Active depuis 2013 au Népal où elle soutient le projet «Autonomiser les femmes et les enfants: santé et assainissement dans les Village Development Committees (VDC) de Khandadevi, de Majhuwa et de Rakathum du District de Ramechhap», l'ONG Pharmaciens sans Frontières Luxembourg aimerait, grâce aux dons, venir en aide aux personnes sinistrées dans le district de Ramechhap, au Sud-Est de Katmandou. 

Photo: REUTERS

De Luxembourg, SOS Villages d'Enfants Monde lance également un appel de fonds pour aider les enfants sinistrés du Népal suite à l'effroyable drame.

«Le nombre des morts ne cesse d'augmenter et des milliers de familles sont aujourd’hui sans abri alors que sévit un froid glacial», rappelle l'ONG. 

Selon Shankar Shree Pradhananga, directeur de SOS Villages d'Enfants Népal, «enfants, mères et travailleurs SOS sont heureusement sains et saufs, et les infrastructures SOS ont peu été touchées». C'est à partir des Villages d'Enfants SOS de Sanothimi, Jorpati et Kavre, situés aux abords de Katmandou et proches de l'épicentre du séisme, que l'aide d’urgence sera déployée.

«Elle bénéficiera en priorité aux enfants séparés de leurs familles, l'objectif étant la prise en charge des enfants non accompagnés et la réunification des familles ainsi que la mise en place d'espaces d'accueil pour les enfants», assure SOS Village d'Enfants Monde à Luxembourg.


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