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Spaces joue la carte du coworking XXL
Luxembourg 5 4 min. 19.02.2020 Cet article est archivé

Spaces joue la carte du coworking XXL

William Willems, général manager d'IWG pour BeLux, annonce déjà huit Spaces au Grand-Duché d'ici fin 2022.

Spaces joue la carte du coworking XXL

William Willems, général manager d'IWG pour BeLux, annonce déjà huit Spaces au Grand-Duché d'ici fin 2022.
Photo: Steve Eastwood
Luxembourg 5 4 min. 19.02.2020 Cet article est archivé

Spaces joue la carte du coworking XXL

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
L'enseigne a inauguré, mercredi, le plus grand espace de coworking au cœur de la capitale. Une première ouverture au Luxembourg qui en annonce deux autres, boulevard Royal puis à Cloche d'Or.

A lui seul, le coworking a accaparé 4% des surfaces de bureaux prises en occupation l'an dernier. Soit de l'ordre de 10.600 m2. Mais l'arrivée sur le marché luxembourgeois d'un opérateur comme Spaces va venir bouleverser la donne. Désolé pour la concurrence mais l'opérateur international n'ouvre rien de plus petit que 3.500 m2... Et il le prouve ce 19 février en inaugurant ce mercredi les 6.400m2 de sa première implantation au Grand-Duché: sept étages, des locaux situés dans le bâtiment Impulse place de la Gare.

Mais pas question pour William Willems et ses équipes de se contenter de ce qui constitue à ce jour le plus grand espace de coworking du pays. «Le marché réagit positivement, alors on fonce», commente le manager général d'IWG pour Belgique et Luxembourg. Et de détailler: «En juin, ce sera 4.500 nouveaux m2 d'espaces sur quatre niveaux que nous ouvrirons, boulevard Royal.» A peine le temps de souffler et, d'ici le premier trimestre 2022, direction Gasperich. «Cette fois, Spaces Cloche d'Or occupera cinq étages dans le bâtiment Zenith.» A terme, ce sont même huit Spaces que la firme compte créer d'ici 2022.

Avec un taux de remplissage de 30%, Spaces Gare est déjà bien lancé. Ouverts depuis le 1er janvier, les locaux neufs et design attirent aussi bien néo-entrepreneur à la recherche d'une base de lancement que des corporates souhaitant disposer d'espaces en accès plus libre, dans un cadre «plus homely» que les bureaux traditionnels. Manpower ou Ebay Services ont déjà franchi le pas, et leurs personnels bénéficient à deux pas des bus, trains (et bientôt tram) d'un havre pour mener à bien leurs missions.

Pour IWG qui gère également la dizaine d'espaces luxembourgeois de coworking sous la marque Regus, «il est clair qu'une nouvelle ère s'ouvre». Pour un entrepreneur débutant ou une firme installée, disposer de bâtiments, de bureaux, de salles fixes perd petit à petit de son sens. Déjà parce que cela revient cher à acheter et à entretenir. Ensuite, parce que la technologie permet désormais à certains employés de travailler n'importe où et n'importe quand. «Et enfin parce que l'arrivée des millenials bouleverse les attentes même du salarié», justifie Guillaume Lejeune, directeur commercial Wallonie-Luxembourg.

Une théorie vérifiable au Luxembourg et sur laquelle Spaces a appuyé son développement depuis 2009. Et le groupe désormais compte plus de 300 espaces de coworking dans le monde, dont 160 ont ouvert l'an passé. «L'économie est devenue plus incertaine, rapidement changeante. Le coworking, c'est la flexibilité idéale, estime William Willems. Un besoin soudain d'espaces? La formule vous permet de vous étendre, comme de vous rétracter si les affaires tournent. Besoin d'un bail à courte échéance? Ici, vous partez sur 12 mois, 24 max. Cela peut rassurer. Et puis nous fonctionnons 7j/7, 24h/24 donc idéal pour qui communique avec le monde entier.»

Et puis, incontestablement, l'adhésion aux formules de coworking tient aussi dans le fait qu'elles bousculent le bureau traditionnel, fermé ou en open space. «Le salarié attend plus de son cadre de travail qu'une place où s'asseoir et un ordinateur. Il veut du service, des loisirs à proximité, disposer d'une communauté autour de lui, pas seulement des collègues», indique Guillaume Lejeune.

Au Spaces Gare, par exemple, entre le restaurant, les kitchenettes réparties aux différents paliers, les alcôves pour papoter, les salles pour tenir des réunions, l'espace fitness, les terrasses pour prendre l'air à loisir: tout est fait pour que chacun ne reste pas confiné à son poste. Cette communauté, c'est d'ailleurs la matière vivante du coworking. En se croisant, en discutant, en échangeant, il y a toujours moyen de trouver soit une amitié soit une ressource professionnelle inattendue. «Ceux qui limitent l'espace de travail partagé à la simple redistribution de m2 et à une photocopieuse commune se trompent, ça va bien au-delà!», insiste le directeur commercial. 


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