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Soupçon de «préméditation» sur la fermeture de Mahle
Luxembourg 2 min. 12.11.2019

Soupçon de «préméditation» sur la fermeture de Mahle

Un peu moins de 80 salariés travaillent au centre de recherche de Foetz.

Soupçon de «préméditation» sur la fermeture de Mahle

Un peu moins de 80 salariés travaillent au centre de recherche de Foetz.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 12.11.2019

Soupçon de «préméditation» sur la fermeture de Mahle

Plus de deux semaines après l'annonce de la cessation d'activité de l'équipementier automobile basé à Foetz, LCGB et OGBL annoncent leur intention d'«utiliser tous les moyens légaux nécessaires pour soutenir les salariés» et dénoncent la stratégie de la direction.

(Jmh) - À en croire le LCGB et l'OGBL, le plan social qui doit concerner les 78 salariés du centre de recherche de Mahle, à Foetz, ne serait que l'application d'une stratégie. Celle visant à aboutir à la cessation d'activité de l'équipementier automobile allemand au Grand-Duché. Dans un communiqué commun, les deux syndicats estiment non seulement que «les démarches semblent clairement avoir été préméditées» mais aussi que la direction «ne témoigne aucun intérêt social».


Le plan annoncé par la direction allemande concerne trois pays: France, Italie et Luxembourg.
Mahle fermera son centre R&D à Foetz
L'équipementier automobile entend arrêter l'activité du site luxembourgeois d'ici 2021. Près de 80 salariés sont impactés par cette fermeture.

Preuve en est, selon les deux syndicats, de la mise en oeuvre, en 2018, d'un premier plan social qui avait impacté une soixantaine de personnes. Une réduction d'effectifs qui aurait été utilisée par la direction de l'entreprise pour justifier la fermeture complète du site qui «ne disposerait plus des compétences nécessaires face aux évolutions constantes du secteur automobile», selon les termes du communiqué.

Indiquant avoir été informés de la mise en oeuvre de ce plan social «par l'intermédiaire des représentants du personnel», LCGB et OGBL déplorent «la stratégie financière» qui «met à nouveau en danger les existences d'environ 80 salariés». Dans ce contexte, les deux organisations annoncent vouloir «utiliser tous les moyens légaux nécessaires pour soutenir les salariés concernés» et plaident pour la mise en place d'«un outil comme la cellule de reclassement sur le niveau national» qui devrait permettre d'«agir rapidement en cas de licenciement collectif tout en permettant de garder les salariés dans l'emploi et d'ainsi sauvegarder leur existence.»


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Pour mémoire, ce plan social a été annoncé quelques jours avant celui de Delphi qui doit aboutir à la suppression de 250 emplois sur son site de Bascharage. Une réalité qui oblige l'ensemble du secteur automobile à accélérer afin de conserver son attractivité. Notamment en direction de la conduite autonome.


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