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Solutions en approche dans le secteur de l'aviation
Luxembourg 3 min. 17.09.2020

Solutions en approche dans le secteur de l'aviation

La prochaine réunion tripartite consacrée à l'aviation est programmée pour le 7 octobre prochain et visera à formaliser les solutions trouvées pour Cargolux, Luxairport et Luxair avant leur présentation à Bruxelles fin octobre.

Solutions en approche dans le secteur de l'aviation

La prochaine réunion tripartite consacrée à l'aviation est programmée pour le 7 octobre prochain et visera à formaliser les solutions trouvées pour Cargolux, Luxairport et Luxair avant leur présentation à Bruxelles fin octobre.
Photo: Lex Kleren
Luxembourg 3 min. 17.09.2020

Solutions en approche dans le secteur de l'aviation

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
La deuxième réunion tripartite dédiée au futur de Cargolux, Luxairport et Luxair a abouti à un consensus quant à la méthode à utiliser pour éviter le chômage économique. Une situation rendue possible par la concentration des échanges sur la tripartite et non sur la convention collective de Luxair.

La probabilité pour qu'un compromis «à la luxembourgeoise» dans le secteur de l'aviation soit mis sur les rails était faible encore jeudi matin, tant les positions semblaient opposées. Pourtant, quelques heures plus tard, la donne avait changé. Réunis au sein de l'European convention center Luxembourg, syndicats, directions de Cargolux, Luxairport et Luxair et ministres des Finances, de la Mobilité et du Travail ont réaffirmé leur volonté commune d'«éviter les licenciements économiques».


Wi , Konsequenzen Lux-Airport und Luxair nach Coronakrise , Flughafen Luxemburg , Sars-Cov-2 , Covid-19 , Foto:Guy Jallay/Luxemburger wort
Trous d'air à prévoir lors de la tripartite aviation
Deux mois après leur première rencontre destinée à faire face à «l'une des crises les plus graves du secteur aérien», les partenaires sociaux se retrouvent ce jeudi. Mais dans un contexte de défiance entre syndicats et direction de Luxair, accusée de vouloir remettre en cause la convention collective.

Pour ce faire, «une clarification nette» a été réalisée dès le début de cette deuxième réunion tripartite. A savoir que les discussions en cours ne porteront «que sur le secteur de l'aviation», précise François Bausch (Déi Gréng), ministre de la Mobilité. Autrement dit, les craintes des syndicats de voir une remise en question des conventions collectives, particulièrement chez Luxair, ont été d'emblée écartées. «Nous avons même eu l'engagement que ce texte, qui doit prendre fin officiellement au 31 décembre, ne serait pas dénoncé unilatéralement», précise Patrick Dury, président du LCGB.

Si les échanges ont officiellement porté sur les trois principaux acteurs du Findel, l'attention s'est toutefois concentrée sur la situation de Luxair, présentée par le locataire de la Héischhaus comme «la plus complexe». Car si Cargolux et Luxairport doivent également affronter «des problèmes structurels mis en avant par la pandémie de covid-19», la compagnie aérienne doit non seulement faire face à une baisse de ses revenus, mais aussi à «un sureffectif» et répondre à «un besoin de modernisation».

Des groupes de travail auxquels participeront non seulement direction et syndicats, mais aussi représentants des trois ministères impliqués, devront donc travailler à trouver «des solutions viables non seulement pour 2021, mais bien au-delà», assure François Bausch. En ligne de mire du ministre de tutelle des acteurs du Findel, l'horizon situé au-delà de 2023, date attendue d'une normalisation dans le secteur aérien. Parmi les pistes concrètes évoquées jeudi figurent l'instauration d'une cellule de reclassement, le recours aux préretraites ou bien encore le prêt de personnels. Avec comme idée de tenter de répondre au mieux aux différentes situations.

«Cela pourrait notamment fonctionner entre Cargolux et Luxair, puisque Cargolux possède un problème de pyramide des âges de ses pilotes et ses mécaniciens et Luxair aurait des effectifs trop importants», résume Michelle Cloos, secrétaire centrale OGBL en soulignant que «des vérifications sur le plan juridique doivent être réalisées». Une idée qui pourrait concerner d'autres personnels de la compagnie aérienne, transférés potentiellement vers les communes ou vers l'État, et déjà utilisée dans les années 1980 lors de la crise de la sidérurgie.

Interrogé à la sortie de la réunion tripartite, Gilles Feith, CEO de Luxair se dit «très content de la conclusion de cette rencontre», puisque cette dernière lui permet de mettre en place «un plan pour l'avenir de Luxair non seulement avec des solutions endogènes, mais aussi exogènes». Autrement dit, d'enlever une partie de la pression financière qui pèse sur l'entreprise dont les revenus ont reculé de «20 millions d'euros par rapport à 2019 sur la seule période comprise entre juillet et août», selon les estimations avancées jeudi par le nouveau CEO.

Conformément à ses engagements européens, le gouvernement devra présenter d'ici la «fin octobre» les solutions retenues auprès de la Commission. Raison pour laquelle la prochaine réunion tripartite dédiée à l'aviation a été fixée au 7 octobre prochain. «Au plus tard», selon les indications fournies par François Bausch, laissant sous-entendre que les solutions pourraient survenir plus rapidement.

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 Luxair - Cargolux um Findel