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«Simplifier la vie» des pétitionnaires
Luxembourg 4 min. 13.02.2020

«Simplifier la vie» des pétitionnaires

La présidente de la commission des pétitions espère que les modifications interviendront en octobre.

«Simplifier la vie» des pétitionnaires

La présidente de la commission des pétitions espère que les modifications interviendront en octobre.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 4 min. 13.02.2020

«Simplifier la vie» des pétitionnaires

Olivier TASCH
Olivier TASCH
La député Nancy Kemp-Arendt (CSV), présidente de la commission des pétitions dévoile les changements à venir dans un outil de plus en plus utilisé par les citoyens. L'idée principale étant de faciliter l'accès à cette démarche employée des centaines de fois chaque année.

Quels changements sont prévus pour les pétitionnaires?  

Nancy Kemp-Arendt, présidente de la commission des pétitions à la Chambre - «Notre objectif est de  simplifier la vie des citoyens souhaitant déposer une pétition. Nous devons parfois en rejeter parce que l'intitulé n'est pas assez précis. Ou encore parce que les contenus sont truffés d'éléments racistes, d'insultes ou des fake news. Il y a aussi le problème de langue qui se pose parfois. Aujourd'hui, tous les formulaires sont en français mais certains de nos compatriotes ne sont pas à l'aise avec cette langue. A l'avenir, ces formulaires devront également être en allemand et en luxembourgeois. 

Nous voulons ainsi que la page dédiée aux pétitions soit plus simple d'utilisation et qu'elle contienne une rubrique Foire aux questions afin que les gens ne voient pas leur demande refusée pour des raisons de pure forme. Une application devra également être créée qui reprendra, par exemple, le hit-parade des pétitions. L'idée est de rendre toute la procédure plus attractive, plus dynamique et interactive.

A partir de quand ces modifications interviendront-elles?

«Rapidement puisque ces changements font l'unanimité parmi les partis. Nous allons envoyer un courrier au président de la Chambre pour que le service technique planche sur des solutions. Nous souhaitons que le tout soit mis en place au plus tard pour l'ouverture de la prochaine session parlementaire en octobre. Le site internet de la Chambre est lui aussi en phase de refonte mais ce serait vraiment dommage que cela ne soit un frein pour les questions qui touchent spécifiquement aux pétitions. 

Outre ces changements techniques, nous faisons également l'analyse du suivi des pétitions qui ont passé la barre des 4.500 signatures et ont donc fait l'objet d'un débat public au Parlement. Comment a réagi le gouvernement? Y a-t-il eu une résolution, voire un projet de loi? Ce suivi est essentiel pour le pétitionnaire afin que sa démarche ait du sens.


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De la protection des animaux à l'interdiction de fumer en terrasse en passant par les difficultés des familles monoparentales, les sujets abordés sont extrêmement vastes. Comment l'expliquez-vous?

«J'entends souvent ce reproche et certains tournent même en dérision les pétitions. Mais je rappelle qu'il s'agit d'un outil essentiel pour notre démocratie. L'objectif est de rapprocher les citoyens des décisions politiques. Ceci étant, les députés ne jugent pas le contenu des pétitions, à condition qu'elles soient d'intérêt national et conformes à la loi.

Il faut aussi dire que ces interpellations citoyennes sont une source d'inspiration. Il y a souvent de très bonnes idées en matière d'environnement, de santé ou de mobilité. Je rappelle, par exemple, le débat sur Adapto qui a permis d'élargir la gratuité des transports en commun à ce service destiné aux personnes souffrant d'un handicap.» 

 


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