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Serge Wilmes: «Une partie des 130.000 navetteurs doit pouvoir s'installer en Ville»
Luxembourg 16 min. 04.06.2018 Cet article est archivé

Serge Wilmes: «Une partie des 130.000 navetteurs doit pouvoir s'installer en Ville»

Serge Wilmes: «Créer des logements à prix abordable, c'est la première mesure à prendre si on veut améliorer la mobilité».

Serge Wilmes: «Une partie des 130.000 navetteurs doit pouvoir s'installer en Ville»

Serge Wilmes: «Créer des logements à prix abordable, c'est la première mesure à prendre si on veut améliorer la mobilité».
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 16 min. 04.06.2018 Cet article est archivé

Serge Wilmes: «Une partie des 130.000 navetteurs doit pouvoir s'installer en Ville»

«Tous les Luxembourgeois pratiquement ont des liens familiaux et personnels avec la France», assure Serge Wilmes, 36 ans, député CSV et historien. Il a «baigné dans la culture française depuis tout petit» mais comprend bien pourquoi certains Luxembourgeois «n'aiment pas trop parler le français». En cause: «L'enseignement du français à l'école».


Quel est votre rapport à la francophonie?

Je baigne dans la culture française depuis tout petit parce que j'ai été élevé dans cette culture. Je viens d'une famille luxembourgeoise très francophile. Comme il y en avait des milliers à une époque où nous avions quand même des rapports très spéciaux avec la France parce qu'elle faisait partie de notre passé.

Du côté de ma mère, mes arrière-grands-parents se sont rencontrés à Paris. Dans les années 1920, tous deux étaient partis à Paris pour y trouver du travail. Beaucoup de Luxembourgeois l'ignorent mais presque tous les Luxembourgeois ont parmi leurs ancêtres quelqu'un qui est soit parti aux Etats-Unis, soit en France. Surtout au 19e siècle mais aussi au début du 20e, jusqu'avant la Première Guerre mondiale. La plus forte immigration qu'a connue le Luxembourg, même si elle n'était pas définitive, était vers la France. Beaucoup d'artisans sont partis pour faire leur tour de France ou bien pour trouver un emploi de bonne, de concierge ou travailler dans la restauration parce que la France avait une demande de main-d'œuvre énorme à cette époque.

Serge Wilmes: «Tous les Luxembourgeois pratiquement ont des liens familiaux et personnels avec la France. Il y a un passé qu'on partage. Comme je suis historien ces liens me fascinent.»
Serge Wilmes: «Tous les Luxembourgeois pratiquement ont des liens familiaux et personnels avec la France. Il y a un passé qu'on partage. Comme je suis historien ces liens me fascinent.»
Photo: Anouk Antony

Mon arrière-grand-père, que je n'ai pas connu, était concierge dans successivement 10 hôtels. Mon arrière-grand-mère travaillait comme bonne dans une famille qui vivait près du cimetière du Père-Lachaise. Sur mon bureau, j'ai toujours une photo d'eux, en compagnie d'autres Luxembourgeois, prise lors d'une excursion à Versailles. Des milliers de Luxembourgeois sont passés par là. Chaque Luxembourgeois a parmi ses ancêtres quelqu'un qui est parti en France mais à Bruxelles également. Et qui revenait souvent par après. Certains restaient. C'était le cas d'un des trois frères de mon grand-père parti à Paris. Il était originaire de Heiderscheid mais est devenu Français. C'est pour ça que j'ai de la famille, du nom de Wilmes, à Paris et un peu partout en France. Mon arrière-grand-mère parlait couramment le français puisqu'elle avait vécu à Paris.

Le paradoxe c'est que sa fille, ma grand-mère, née dans les années 1930, fait partie de cette génération qui n'a pas vraiment appris le français. C'était beaucoup le cas dans cette génération du fait de l'occupation nazie et donc le français était interdit à l'époque. A ce moment-là, ils étaient à l'école primaire. Et il leur manque quatre ou cinq années d'enseignement du français. Tous les Luxembourgeois pratiquement ont des liens familiaux et personnels avec la France. Il y a un passé qu'on partage. Comme je suis historien ces liens me fascinent. Nous avons des relations très profondes avec la France et tout un chacun peut vérifier ça dans sa biographie. Lorsque j'en parle, beaucoup sont surpris.

Parlez-vous le français à la maison?

J'ai grandi dans un foyer où on regardait d'un côté la télévision luxembourgeoise et de l'autre le journal de 20 heures avec Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal, puis le Club Dorothée, comme les Français. Ça fait partie de mes souvenirs d'enfance. La langue française était présente. Mais on ne parlait pas le français parce qu'on n'était pas francophone. Entre nous, on parlait luxembourgeois mais le français était toujours présent chez moi.

Et puis nous partions pratiquement chaque année en vacances en France ou en Suisse. De sorte que rien de ce qui est français ne m'est vraiment étranger. Je connais même très très bien la France.

Parlez-nous de vos études...

J'ai fait mes études au Luxembourg et en France. A côté de mon pays et de ma ville de Luxembourg, pour moi, la France et Paris ce sont le pays et la ville que j'adore. J'avais toujours envisagé de faire mes études à Paris que je connais depuis tout petit mais nous étions un groupe d'amis au Centre universitaire de Luxembourg et nous avions décidé d'aller à Nancy pour y faire nos études d'histoire. Nancy est une très belle ville, largement méconnue par les Luxembourgeois.

Serge Wilmes: «Je pense quand même qu'il faudra développer une pédagogie, un enseignement du français qui est spécifique au Luxembourg. Et qu'il faudra beaucoup plus mettre l'accent sur l'oral.»
Serge Wilmes: «Je pense quand même qu'il faudra développer une pédagogie, un enseignement du français qui est spécifique au Luxembourg. Et qu'il faudra beaucoup plus mettre l'accent sur l'oral.»
Photo: Anouk Antony

Quel livre en français gardez-vous en mémoire?

«La Peste». J'ai fait une section littéraire au lycée et ce livre de Camus n'était pas au programme de ma section littéraire en terminale. Alors il y a cinq ou six ans je me suis acheté «La Peste» et... j'ai adoré. C'est un des plus grands romans de littérature française à mes yeux. Par ce livre, j'ai découvert les œuvres de Camus, un personnage passionnant qui, lui, n'aimait pas trop parler (sourires).

Quel film français vous a marqué?

«Intouchables» à cause de la problématique traitée.

Transmettez-vous une certaine culture française à vos enfants ou est-ce que vous les laisserez choisir une fois grands?

Je ne leur impose pas que des livres en français. Je les leur fais découvrir mais pas uniquement. J'aime par ailleurs aussi la littérature scandinave. Je parle le suédois, pays qui a une très grande culture de la littérature enfantine, qui fait aussi partie de mon enfance. Je leur fais découvrir des comptines françaises et les histoires de Petit Ours brun. Quand je suis à Paris je leur ramène des livres. Je leur montre évidemment la «Maus» et la culture allemande aussi. Si j'admire la culture française ça ne signifie pas que j'omets la culture germanique parce qu'elle fait partie aussi de notre culture. Le luxembourgeois est un mélange. Evidemment c'est une langue germanique mais truffée de milliers de mots français et qui reflète à merveille ce brassage entre cette culture romane d'un côté, et germanique de l'autre. Avec cette spécificité luxembourgeoise.

Dans vos réflexions de député, quelle place accordez-vous aux résidents étrangers?

Beaucoup parce que je suis pleinement conscient que les résidents étrangers occupent une place essentielle dans notre pays. Sans l'apport des non-Luxembourgeois on n'aurait pas cette qualité de vie, ni cette économie florissante. Et puis il suffit de regarder le pourcentage de non-Luxembourgeois qui habitent le pays, bientôt la moitié. Dans la capitale nous sommes déjà passés à 70% de non-Luxembourgeois.

J'ai toujours éprouvé ça comme une richesse sans être naïf évidemment. Je comprends que certains l'éprouvent différemment. Là où il y a des êtres humains, il y a des tensions, des frictions. Mais il ne faut jamais regarder le monde en noir ou en blanc. Le monde est gris. La palette de nuances de gris est complexe. Il faut évidemment prendre au sérieux la crainte de certains de voir l'identité un peu menacée. Mais il faut les embrasser et leur dire qu'ils n'ont pas besoin d'avoir peur. On fait beaucoup aussi pour promouvoir la langue et la culture luxembourgeoise et c'est complémentaire.

Le résultat du référendum sur le vote des étrangers a-t-il, selon vous, changé la perception des étrangers au Luxembourg?

Sincèrement je ne pense pas que ça ait vraiment changé grand-chose. Je pense qu'il y a une minorité de Luxembourgeois pour lesquels l'identité luxembourgeoise permet de se retrancher derrière un mur pour se protéger. Souvent, ils ne se sentent pas à l'aise dans une autre langue et notamment en français. Pour la plupart c'est une langue étrangère. Il faut l'apprendre.

Je comprends très bien que beaucoup de mes concitoyens luxembourgophones n'aiment pas trop parler le français et qui sont alors un peu énervés parce que le français domine quand même largement le monde du travail. Mais je pense que c'est plutôt lié à l'enseignement du français à l'école.

Le français est devenue une langue un peu mal-aimée par une certaine frange de la population. Je concède aussi que grâce au français et à l'allemand on a aussi un accès beaucoup plus facile vers l'anglais. Je pense quand même qu'il faudra développer une pédagogie, un enseignement du français qui est spécifique au Luxembourg. Et qu'il faudra beaucoup plus mettre l'accent sur l'oral.

Ce référendum, finalement, c'était une bonne idée ou pas?

Je pense que c'est une erreur politique, en fin de compte, d'avoir fait le référendum. Parce qu'il était mal préparé. Et parce que les Luxembourgeois ont trop ressenti ça comme quelque chose qu'on veut leur imposer. Ils n'étaient pas assez impliqués. Il aurait plutôt d'abord fallu chercher la discussion avec les Luxembourgeois pour parler de la situation linguistique et de l'identité du pays. C'est clairement aussi un rejet de cette coalition qui était alors en place depuis un an et demi. C'était une manœuvre politique qui a avorté.

Serge Wilmes: «Et est-ce qu'on se considère encore toujours comme une communauté partageant un destin commun et non pas des communautés qui cohabitent uniquement?»
Serge Wilmes: «Et est-ce qu'on se considère encore toujours comme une communauté partageant un destin commun et non pas des communautés qui cohabitent uniquement?»
Photo: Anouk Antony

Lors de la prochaine législature, le nombre de résidents étrangers  devrait dépasser le nombre de résidents luxembourgeois. Comment peut-on construire la cohésion sociale dans ce contexte?

Si je prends la ville dont je suis aujourd'hui coresponsable, nous sommes déjà dans la situation où les Luxembourgeois sont largement en minorité. Nous sommes déjà à 70% de non-Luxembourgeois à Luxembourg-Ville! Lorsque j'ai fait campagne pour les élections communales, j'ai rencontré beaucoup de non-Luxembourgeois pour les convaincre de s'inscrire sur les listes électorales. Mais j'étais surpris du fait que beaucoup me répondent qu'ils ignoraient avoir le droit de vote -alors que la plupart étaient diplômés- et qu'ils n'en voyaient pas l'utilité. Le taux de participation des non-Luxembourgeois tourne autour de 18% ce n'est pas assez pour une population qui représente 70% des habitants!

A un moment donné, il faudra peut-être se reposer la question de savoir de quel moyen légal on dispose pour favoriser encore davantage cette intégration? Et est-ce qu'on se considère encore toujours comme une communauté partageant un destin commun et non pas des communautés qui cohabitent uniquement? Tant qu'il y a la croissance économique et une redistribution des richesses, on peut dire qu'il n'y a pas de problème de cohésion sociale mais partageons-nous les mêmes rêves?

Je pense que les hommes et femmes politiques ne doivent jamais renoncer à être sur le terrain, être au contact de leurs concitoyens. Ne jamais se retrancher dans sa tour d'ivoire. Ce n'est que par ce contact direct, les yeux dans les yeux qu'on arrive à motiver les non-Luxembourgeois comme les Luxembourgeois d'ailleurs! Car le taux de Luxembourgeois qui ne se déplacent plus pour voter alors que le vote est obligatoire au Luxembourg, me fait du souci. Alors que c'est un devoir de citoyen.

Quand le Luxembourg comptera près d'1 million d’habitants vers 2060, il comptera aussi environ 350.000 travailleurs frontaliers, selon les projections du Statec et de la Fondation Idea. Est-ce pour vous plutôt une richesse ou un défi pour le pays ?

Ce sera les deux. Je ne sais pas si nous pourrons vraiment, de par notre croissance démographique au Luxembourg, pourvoir à tous les emplois qu'on va créer dans les décennies à venir. Nous sommes toujours obligés d'aller recruter loin derrière nos frontières. Ce sera une richesse si on arrive à garder une cohésion sociale.

Mais ce sera aussi un défi car ça demande davantage de logements et d'infrastructures en tout genre puisqu'il faut accueillir tous ces gens et leur donner un cadre de vie décent. C'est un défi à relever mais j'estime que c'est possible. Je ne suis pas pessimiste. Si on se donne les moyens et si on prend les bonnes décisions ce n'est pas une fatalité. Il faut tout faire pour rendre cela possible car impossible n'est pas français!

Vous êtes le premier échevin de Luxembourg depuis octobre 2017: quels dossiers sont tout en haut de votre pile?

Le logement et la mobilité. Ce sont les défis du pays mais aussi de la capitale qui est le centre névralgique du pays. La toute première priorité est vraiment de créer d'abord des logements abordables. C'est-à-dire que la Ville elle-même veut créer des logements à prix abordable. C'est d'ailleurs la première mesure à prendre si on veut améliorer la mobilité. Pour attaquer ce défi, il faut que le logement, le travail, les loisirs, soient, dans l'idéal, concentrés en un même lieu. Et nous voulons que ce soit davantage le cas dans la capitale.

Car nous avons trop de navetteurs par rapport à la population active. Nous avons environ 180.000 emplois situés sur le territoire de la Ville de Luxembourg alors que sa population active est de 50.000 pour 116.000 habitants. Donc chaque jour 130.000 personnes entrent dans la capitale pour y travailler. Un déséquilibre énorme qui est une cause des problèmes de trafic. Pour résoudre ce problème, une partie de ces navetteurs doit pouvoir s'installer en Ville.

Photo: Anouk Antony

Vous aviez déjà dit avant les négociations de coalition avec le DP au mois d'octobre: «Il faut que la Ville construise beaucoup plus de logements à prix abordable». Un point crucial. Vous êtes aujourd'hui en charge de l'élaboration d'un Plan logement. Qu'avez-vous fait au cours des sept mois écoulés pour réaliser cette priorité?

On a procédé au recrutement de quatre architectes supplémentaires. La procédure est pratiquement terminée, il faudra encore le vote du conseil communal. Nous sommes aussi en train de faire l'inventaire des terrains qui sont la propriété de la Ville et des unités qu'on peut y construire. Bientôt on pourra en dire plus sur le nombre d'unités que la Ville peut elle-même construire dans les années à venir. On ne peut pas tout faire en six ans.

Et puis nous sommes aussi en train d'avancer sur le projet des Portes de Hollerich. On nous a présenté un concept d'éco-quartier que nous affinons. Bientôt nous procéderons aussi au concours d'architecte pour le site du stade  et du centre de recyclage et de la caserne des sapeurs-pompiers, route d'Arlon. Ce sera encore courant 2018. Nous préparons déjà le terrain. Si on prend en compte l'ensemble du terrain on peut y construire 1.000 unités. Mais il faut procéder par étapes en commençant par la caserne et le centre de recyclage. Pour la porte de Hollerich on tourne autour de 3.000 - 3.500 unités constructibles dans les années à venir. C'est un projet à moyen et long terme mais il faut commencer.

Vous êtes aussi en charge du commerce dans la Ville. L'hypercentre est devenu un gruyère. Qu'est-ce que la Ville peut faire pour inverser cette tendance?

La Ville peut déjà mettre en place un système pour compter le flux piétonnier pour voir comment les rues commerçantes sont effectivement fréquentées. C'est un projet qui est en train d'être mis en place. Nous sommes en train de décider quels compteurs nous allons choisir et où il est préférable de les installer. Ce sera fait au courant de cette année dans toutes les rues commerçantes et je pense aussi à la gare. Cela nous permettra d'objectiviser la discussion pour savoir s'il y a un problème de fréquentation ou pas.

Nous avons aussi le projet d'établir un cadastre commercial pour faire un inventaire de tous les commerces existants sur le territoire de la Ville. Nous allons aussi, probablement bientôt, étoffer notre cellule qui est en charge du développement économique et commercial de la Ville.

Quant aux parkings, celui du Knuedler est en cours de rénovation mais il faudra peut-être faire une campagne pour rendre les gens attentifs au fait qu'il y a des parkings disponibles vraiment à proximité du centre. Lorsque le parking du Théâtre aura été rénové nous avons pour projet d'y construire un marché couvert ou bien des kiosques comme par exemple à Munich. Le concept n'est pas encore défini mais la commune contribuera par ce biais à diversifier l'offre commerciale et à la compléter. C'est vraiment un projet-phare.

La Ville finance par ailleurs à hauteur de 150.000 euros par an le projet Letzshop.lu qui permet aux petits commerces d'être présents en ligne. Le conseil échevinal vient aussi d'augmenter de 50.000 euros sa contribution à l'Union commerciale pour qu'elle puisse faire son travail.

Comment fonctionne la coalition DP-CSV en coulisses?

Excellent.

Une coalition CSV-DP est-elle, selon vous, envisageable au niveau national?

C'est aux électeurs de prendre la décision. Au niveau de la Ville, c'est une coalition qui, du point de vue humain et relationnel, marche de manière excellente. C'est ma modeste expérience, pour l'instant.

En 2011, à 29 ans, vous étiez le plus jeune député à la Chambre. En 2013, vous avez terminé 5e aux élections législatives au Centre. Vous vous représentez alors que vous êtes tout jeune Premier échevin de la capitale. C'est gérable tout ça?

C'est gérable même si ça demande beaucoup de temps et d'investissement personnel. On est pas mal sollicité. On gère quand même une administration de 4.000 personnes et c'est notre collège échevinal qui en est le patron. C'est une tâche complète.

Je suis absolument d'accord avec la proposition de notre tête de liste (Claude Wiseler, ndlr) pour dire qu'il faut réduire le nombre de communes afin qu'elles puissent aussi offrir à leurs habitants un minimum de services et pour qu'elles puissent affronter les défis comme le logement et la mobilité avec des  moyens plus étoffés. A ce moment-là, il faudra aussi procéder à un non-cumul des mandats pour se dédier uniquement à la gestion des communes d'un côté, et de la Chambre de l'autre. Sous la condition évidemment qu'on soit d'abord d'accord sur un nombre de communes et qu'on revalorise les fonctions de bourgmestre et d'échevin.


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