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Les greffes ne sont pas restées en souffrance
Luxembourg 2 min. 09.06.2021
Santé

Les greffes ne sont pas restées en souffrance

Depuis 2010, plus aucune transplantation ne se fait au Luxembourg même.
Santé

Les greffes ne sont pas restées en souffrance

Depuis 2010, plus aucune transplantation ne se fait au Luxembourg même.
Luxembourg 2 min. 09.06.2021
Santé

Les greffes ne sont pas restées en souffrance

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
L'apparition du covid a, temporairement, interrompu toute activité de prélèvement au Grand-Duché, mais l'élan des donneurs n'a pas faibli avec la crise. Tant mieux car la liste des personnes en attente d'un organe sain s'allonge.

De mars à juin 2020, le don d'organes a été mis sur pause. Au Luxembourg comme un peu partout en Europe. «La communauté scientifique n'avait pas suffisamment de recul sur l'épidémie pour savoir si cela pouvait affecter la qualité des parties prélevées donc rien n'a été engagé à ce moment-là. Au moins sur les donneurs vivants», indique Jorge de Sousa, coordinateur national de Luxembourg Transplant. Mais même avec cette interruption, le nombre de résidents ayant pu bénéficier d'une greffe n'a pas tellement évolué. 


CHEM, Centre Hospitalier Emile Mayrisch, Foto Lex Kleren
Un bon remède aux conflits patients/soignants
Chaque année, les services du médiateur Santé traitent une centaine de différends entre malades et personnels de soins. La discussion servant de calmant pour nombre de conflits.

Treize habitants ont ainsi été transplantés, en 2020 (contre 18 l'année précédente). Tous ont obtenu un créneau dans un centre hospitalier en dehors des frontières car, depuis onze ans maintenant, le Luxembourg ne procède plus à ce type d'opération. Mais le pays fait partie du réseau européen signalant organes disponibles et bénéficiaires potentiels. 

Pour Jorge de Sousa, une des satisfactions de cette année covid, tient d'ailleurs dans le nombre de donneurs potentiels qui se sont fait connaître. Quatorze au total. Un chiffre qui peut apparaître petit mais qui n'a pas à faire rougir en comparaison à quelque temps en arrière. «Depuis cinq ans, la volonté d'offrir un organe s'est plus développée. Mais par contre la population des donneurs -vivants- a changé. Elle a pris de l'âge.» Et cela alors qu'en parallèle les équipes chargées des prélèvements en urgence notamment sur les accidentés de la route décédés ne peuvent plus compter sur des sujets plus jeunes à explanter. «La sécurité des structures automobiles est une bonne chose mais pas dans notre cas», indique ainsi le référent.

Une petite quinzaine de volontaires, mais au final bien peu «d'élus». En effet, entre rétractations ou refus médical, la plupart des dossiers tombent à l'eau. Du coup, dans les faits, seulement trois prélèvements multiorganes ont pu être effectués au Luxembourg l'an dernier. Soit treize organes en tout qui ont repris leur fonction ensuite dans de nouveaux corps. 

A votre tour

La préoccupation vient de la progression du nombre des personnes en attente d'une greffe au Luxembourg. Fin 2019, les autorités en recensaient 65. Fin 2020, le chiffre était de 81 patients. «La liste ne fait qu'augmenter», constate le coordinateur luxembourgeois qui l'an passé n'a été appelé pour organiser le transfert de malades pour une transplantation qu'à 25 reprises. 

Pourtant cette liste pourrait vite diminuer car dans 71 cas l'attente porte sur un rein, organe qui peut être donné de son vivant sans causer de problème de santé. Avis à qui hésite encore, l'asbl Protransplant est là pour répondre à toutes les interrogations soulevées par «le don de vie». 

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