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Sam Tanson s'oppose à l'anonymat des donneurs
Luxembourg 2 min. 14.05.2021

Sam Tanson s'oppose à l'anonymat des donneurs

La ministre de la Justice voit dans ce projet un moyen de lever le secret sur les origines.

Sam Tanson s'oppose à l'anonymat des donneurs

La ministre de la Justice voit dans ce projet un moyen de lever le secret sur les origines.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 14.05.2021

Sam Tanson s'oppose à l'anonymat des donneurs

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Pour la ministre de la Justice, le projet de loi sur la connaissance des origines est un moyen de garantir aux enfants le respect de leurs droits. Si elle comprend les inquiétudes des parents, elle estime que le texte présente peu de risques pour l'équilibre des familles.

Après la présentation du projet de loi sur les connaissances des origines mercredi à la Chambre, Sam Tanson (Déi Gréng) persiste et signe. Une fois la loi votée, le recours à un donneur anonyme «ne sera plus possible» au Luxembourg. Les futurs parents devront donc communiquer au Centre hospitalier du Luxembourg (CHL) l'identité du donneur qu'ils auront choisi pour leur processus de procréation médicalement assistée (PMA).


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«Assurer le bien-être des enfants, pas celui des parents»
Présenté ce mercredi à la Chambre, le projet de loi visant à lever l'anonymat des donneurs de sperme ou d'ovocytes se veut plus inclusif. Pourtant pour les associations LGBTQI+ il remet en question la parentalité des couples gays et lesbiens.

«Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne changerons pas ce principe», indique la ministre de la Justice. Simplement, la possibilité de communiquer uniquement le numéro de dossier a été rajoutée car «une des banques de sperme avec laquelle travaille le CHL fonctionne sur ce principe». 

Si elle «comprend les craintes des parents», la ministre Déi Gréng rappelle que l'objectif de cette loi «a toujours été de protéger les enfants». S'appuyant sur la convention internationale des droits de l'enfant, cette dernière veut «lever le secret des origines» afin de répondre à ce que «plusieurs médecins ont démontré à savoir que  pour pouvoir se construire, chacun a besoin de savoir qui il est et d'où il vient»

Aux yeux de Sam Tanson, ce système permettra aux enfants issus de PMA de connaître leur géniteur, s'ils le souhaitent, et ainsi «mieux se connaître eux-mêmes». Quant à l'inquiétude des couples gays et lesbiens qui voient dans la mesure un «droit d'ingérence» pour les donneurs, la ministre se veut rassurante. 

Pour elle, l'intervention d'une tierce personne présente «peu de risque» pour ces familles, contrairement au secret. A condition «qu'un accompagnement et des explications adéquates» soit fournis aux enfants à chaque étape de ce processus. Pour rappel, depuis sa présentation en octobre dernier, ce projet de loi divise les députés et les représentants de parents, notamment LGBTIQ+. Les premiers estiment qu'il s'agit avant tout «d'assurer le bien-être des enfants, pas celui des parents». Les seconds y voient la négation de la «dimension sociale et affective» de leur parentalité. Le texte est à présent entre les mains du conseil d'Etat.

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