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Sabrina revisite les contes de fées à la sauce manga
Luxembourg 5 1 5 min. 15.04.2022
Un projet de financement participatif

Sabrina revisite les contes de fées à la sauce manga

Véritable passionnée, Sabrina Kaufmann explique que son goût pour le dessin lui est venu de manière très précoce.
Un projet de financement participatif

Sabrina revisite les contes de fées à la sauce manga

Véritable passionnée, Sabrina Kaufmann explique que son goût pour le dessin lui est venu de manière très précoce.
Photo: Henri Goergen
Luxembourg 5 1 5 min. 15.04.2022
Un projet de financement participatif

Sabrina revisite les contes de fées à la sauce manga

Simon MARTIN
Simon MARTIN
Passionnée par le milieu du dessin depuis toute petite, Sabrina Kaufmann a réussi l'exploit de pouvoir vivre de sa passion de manière complètement indépendante.

Si vous êtes amateur de l'univers des mangas, vous n'avez sûrement pas dû passer à côté de la très talentueuse Luxembourgeoise Sabrina Kaufmann. Ces dernières années, la jeune femme est parvenue à se faire une petite renommée au Luxembourg mais également en dehors des frontières grâce à son style unique et très peu commun dans la région. En 2019, l'illustratrice et mangaka luxembourgeoise se lançait dans un projet pour le moins ambitieux: un recueil des plus grands contes de fées revisités à la sauce manga, le style graphique nippon que l'on ne présente plus. «J'ai toujours aimé les contes de fées», lance l'intéressée. «J'ai pu les redécouvrir sous une autre facette grâce à l'histoire, le symbolisme et la psychanalyse», note-t-elle encore.

Ce premier ouvrage, baptisé très sobrement «Illustrated Fairytales», avait connu un très joli succès. Pour financer ce projet, la dessinatrice avait lancé une campagne de financement participatif sur le site communautaire Ulule. L'objectif financier initial avait été triplé, preuve en est que l'engouement autour du travail de Sabrina Kaufmann est réel.


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Il y a quelques jours, cette dernière a levé le voile sur son tout nouveau projet: une suite à «Illustrated Fairytales». N'étant pas produite par une maison d'édition et faisant tout de manière complètement indépendante, elle a une nouvelle fois lancé une campagne de financement participatif afin que son nouveau bébé puisse voir le jour. 

Si le premier tome de «Illustrated Fairytales» faisait notamment la part belle aux adaptions des contes des frères Grimm (Dame Holle, Le Roi Barbabec), le second tome se concentrera davantage sur l'œuvre du célèbre romancier danois Hans Christian Andersen. «Des adaptations de 'La Petite Sirène', 'Le Briquet' ou encore 'Les Cygnes Sauvages' sont notamment prévues», détaille-t-elle. «L'exercice d'adapter des contes de fées en manga n'est pas forcément compliqué dans le sens où j'arrive à visualiser assez facilement les scènes à partir des livres.»

Véritable passionnée, Sabrina Kaufmann explique que son goût pour le dessin lui est venu de manière très précoce. «Il parait que déjà en maternelle, je passais mon temps à dessiner», sourit-elle. «Déjà petite, j'écrivais mes propres histoires et c'est au moment de la découverte des livres Harry Potter que ma vocation était née. Naturellement, à l'époque, je ne me rendais pas du tout compte de la charge de travail que cela représentait.» Ce qui n'a pas empêché la femme de produire son premier livre à l'âge de... 14 ans! «Bon après, visuellement c'était très moche et mal écrit (rires). Je l'ai distribué à l'école, à mes professeurs qui m'ont poussée à continuer dans cette voie. J'ai découvert le manga un peu plus tard et je me suis concentrée sur ce style car c'était celui qui me semblait le plus adéquat pour partager des émotions.»

Une communauté internationale autour de son travail

Autodidacte, elle est parvenue en l'espace de quelques années à fédérer une petite communauté autour de son travail. Ce n'était pourtant pas un pari gagné, le Luxembourg étant un petit pays où la communauté manga n'est pas forcément la plus grande. «Même en ce qui concerne les autres dessinateurs (BD, etc.), on se compte sur les doigts des deux mains. Ce qui m'a beaucoup aidée, c'est de participer à différents salons et conventions. J'ai fait mon premier salon en 2014 et cela m'a permis de me faire mes premiers contacts dans le milieu. Et puis, de fil en aiguille, j'ai rencontré d'autres organisateurs d'événements, dont ceux de la Luxcon.»


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Mais c'est donc réellement en 2019 que le travail de Sabrina sera placé sous le feu des projecteurs avec ses adaptations de contes de fées. «Il y a eu beaucoup de doutes pendant cette période mais je n'ai vraiment pas lâché et j'ai aussi envie de transmettre cette motivation aux plus jeunes, de leur montrer qu'il est possible d'aller au bout de ses envies», dit celle qui a également lancé sa propre marque de vêtements l'année passée avec un graphiste français. «La marque commence tout doucement à se développer. C'est un projet qui me tient très à cœur mais le projet actuel me prend tout mon temps pour le moment», ajoute Sabrina, qui explique également tout son processus créatif sur sa chaîne YouTube.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Aujourd'hui, la dessinatrice est suivie par de nombreux Luxembourgeois, des Lorrains mais également des Wallons. «C'est dans ces régions que je fais la plupart des salons donc c'est effectivement la plus grande partie de mon audience. Dans le cadre de la campagne de financement participatif, j'ai également eu de l'intérêt de la part d'internautes suisses et plus récemment, du Texas», s'étonne encore la Luxembourgeoise.

Car en effet, le prochain tome de «Illustrated Fairytales» sera disponible en français ainsi qu'en anglais en juillet prochain et comme le veut la tradition des mangas, il se lira de la droite vers la gauche. La campagne de financement participatif pour le second volume de «Illustrated Fairytales» est toujours ouverte. Vous avez donc jusqu'à la fin du mois pour participer. En fonction du montant du don, vous pouvez d'ailleurs prétendre à certaines contreparties.

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