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Réponse à la proposition de Xavier Bettel : L'Allemagne n'est pas prête à payer pour faire fermer Cattenom
Luxembourg 2 min. 12.04.2016 Cet article est archivé

Réponse à la proposition de Xavier Bettel : L'Allemagne n'est pas prête à payer pour faire fermer Cattenom

Eveline Lemke, ministre de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat: «Il n'est pas concevable que d'autres Etats lui achètent cette décision politique».

Réponse à la proposition de Xavier Bettel : L'Allemagne n'est pas prête à payer pour faire fermer Cattenom

Eveline Lemke, ministre de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat: «Il n'est pas concevable que d'autres Etats lui achètent cette décision politique».
Photo: AFP
Luxembourg 2 min. 12.04.2016 Cet article est archivé

Réponse à la proposition de Xavier Bettel : L'Allemagne n'est pas prête à payer pour faire fermer Cattenom

Maurice FICK
Maurice FICK
L'Allemagne, voisine comme le Luxembourg de Cattenom, a réservé un accueil tiède mardi à la proposition luxembourgeoise de payer pour la fermeture de la centrale nucléaire française. La fraction du CSV a aussitôt demandé une réunion jointe des Commissions de la Santé et de l'Environnement.

(MF avec AFP) - L'Allemagne, voisine comme le Luxembourg de Cattenom, a réservé un accueil tiède mardi à la proposition luxembourgeoise de payer pour la fermeture de la centrale nucléaire française. La fraction du CSV a aussitôt demandé une réunion jointe des Commissions de la Santé et de l'Environnement.

Lundi soir lors de la visite de Manuel Valls, le Premier ministre français, à Luxembourg, Xavier Bettel, a expliqué que «l'idéal, pour nous, serait que cette centrale ferme». Car «en cas de gros problème, à Cattenom, ce problème «rayerait le Grand Duché de la carte». La centrale «nous fait peur», a clairement dit le Premier ministre luxembourgeois.

«La centrale doit être fermée, la France doit enfin prendre ses responsabilités pour la sécurité des gens, aussi dans les pays limitrophes», a déclaré mardi la ministre de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat, Etat régional du sud-ouest de l'Allemagne limitrophe de la France. «Il n'est pas concevable que d'autres Etats lui achètent cette décision politique», a martelé Eveline Lemke, du parti des Verts.

«Nous ne pouvons pas racheter tous les réacteurs»

Pour son confrère de la Sarre voisine, le social-démocrate Reinhold Jost, «tout ce qui aide les Français à reconnaître que Cattenom doit être fermée» est bon. «Mais une chose est claire: nous ne pouvons pas racheter tous les réacteurs nucléaires bons à mettre au rebut et sujets aux pannes qui nous menacent en France et en Belgique pour ensuite les fermer», a-t-il poursuivi.

A Berlin, le ministère fédéral de l'Environnement s'est contenté d'indiquer n'avoir «pas d'informations sur les modalités et le contenu concret de l'offre» du Luxembourg.

La peur du Luxembourg est largement partagée par l'Allemagne, en passe de renoncer au nucléaire chez elle, et qui s'inquiète tout autant du réacteur de Fessenheim en Alsace (le plus anciennement en activité de France) et des centrales belges de Doel et Tihange. 

Mardi en fin d'après-midi, le groupe parlementaire du CSV a écrit, via Claude Wiseler et Marco Schank, au président de la Chambre des députés pour lui demander une «réunion jointe de la Commission de la Santé et de la Commission de l'Environnement afin d'y discuter de la fermeture de la centrale nucléaire de Cattenom».

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