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René Kollwelter: "La stratégie actuelle de l'Etat est de courir après les promoteurs"
Luxembourg 3 min. 14.02.2014 Cet article est archivé

René Kollwelter: "La stratégie actuelle de l'Etat est de courir après les promoteurs"

René Kollwelter, conseiller communal et président de l'asbl Kockelarena

René Kollwelter: "La stratégie actuelle de l'Etat est de courir après les promoteurs"

René Kollwelter, conseiller communal et président de l'asbl Kockelarena
Photo: Michel Brumat
Luxembourg 3 min. 14.02.2014 Cet article est archivé

René Kollwelter: "La stratégie actuelle de l'Etat est de courir après les promoteurs"

René Kollwelter, conseiller communal et président de l'asbl Kockelarena, est contre l'idée du projet Livange tel quel et le clame haut et fort depuis que les élections communales sont passées histoire de "ne pas mettre en porte-à-faux certains collègues".

(Ch.L) - "Le projet Livange n'a aucun sens", lance le conseiller communal, "il nous a juste démontré que l'on pouvait détourner une loi lorsqu'elle devenait un peu dérangeante pour pouvoir faire passer les intérêts de chaque initiateur d'un projet". La loi en question: l'aménagement du territoire. "Pour que le projet d'implantation d'un stade de football et d'un centre commercial soit accepté à Livange, on a décidé de donner un caractère national au stade et un caractère exceptionnel à l'outlet center pour que ça passe", explique René Kollwelter, "ma question est la suivante: vivons-nous dans une démocratie ou dans une république bananière?".

La solution de René Kollwelter: retirer le stade du projet et le construire à Luxembourg

La nécessité de construire un stade de football, René Kollwelter ne la remet pas en question. "Le stade Josy Barthel est une coquille vide à 90%", se justifie-t-il, "mais encore faut-il que le nouveau stade soit construit intelligemment et à bon escient. Faire jouer uniquement l'équipe nationale est ridicule par rapport au peu de matches qu'elle dispute".

L'idée du conseiller communal consiste donc à retirer le stade du projet Livange pour le construire sur un terrain à Luxembourg-ville, là où son caractère national prendrait tout son sens. "A l'heure actuelle, c'est une honte de clamer que le projet de Livange a un intérêt national puisque le stade au sein de ce projet ne vaut que 10% des aménagements", s'indigne René Kollwelter.

Le nouveau projet du stade de football national devra être géré par l'Etat, la Ville de Luxembourg et des promoteurs publics/privés avec lesquels les deux premiers signeraient un PPP (un partenariat public-privé). Les sites susceptibles d'accueillir le nouveau stade se situent à Kockelscheuer et dans le ban de Cessange. "Le projet de construction d'un nouveau stade de football ne date pas d'hier et la Ville avait déjà mené des études pour dénicher un terrain", explique le conseiller communal, "nous étions tombés sur ces deux-là à l'époque et qui sont toujours d'actualité aujourd'hui".

Petit calcul pour démontrer que la construction d'un stade seul ferait l'affaire

Pour appuyer ses dires, René Kollwelter démontre par A+B que son idée est viable:

"Selon nos estimations, le terrain où se situe le stade Josy Barthel vaut 55 millions d'euros. S'il est revendu, il va falloir que nous construisions deux infrastructures différentes, une pour l'athlétisme, l'autre pour le football et le rugby plus deux terrains pour le FC Racing. Or, si on laisse jouer ce club au stade national, nous n'aurons pas besoin de construire ces deux terrains supplémentaires, ce qui nous fera un gain de 7 millions d'euros. Ajoutons à cela la construction du vélodrome qui vaut dans les 15 millions d'euros, nous aurons un projet d'une valeur d'environ 70 millions d'euros, le tout confiné sur un seul et même terrain. Nous n'aurons pas besoin de quatre terrains, mais d'un seul. Nous économiserons trois parkings, trois blocs sanitaires, trois installations de chauffage, etc."