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René Closter passe les commandes d'Air Rescue
Luxembourg 8 3 min. 03.05.2021

René Closter passe les commandes d'Air Rescue

 «Je suis particulièrement heureux qu'en 33 ans il n'y ait jamais eu d'accident», souligne René Closter.

René Closter passe les commandes d'Air Rescue

«Je suis particulièrement heureux qu'en 33 ans il n'y ait jamais eu d'accident», souligne René Closter.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 8 3 min. 03.05.2021

René Closter passe les commandes d'Air Rescue

S'il en restera tout de même le président, le fondateur de l'organisation aérienne a décidé de passer la main à Frank Halmes, responsable des finances et des opérations.

(m.d. avec Maximilien Richard) René Closter a décidé de prendre sa retraite... ou presque. Si son ancien responsable des interventions et des finances prend la tête de Luxembourg Air Rescue, le fondateur restera néanmoins président, gardant ainsi la main sur l'aspect stratégique de l'organisation. Après 33 ans de service difficile pour lui de raccrocher la veste, confie-t-il à nos confrères du Luxemburger Wort.


30 Jahre SAMU - Reportage im CHL mit SAMU - Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
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La compagnie vient de recevoir le prix de Gaulle-Adenauer pour son rôle actif dans la prise en charge de patients covid au printemps dernier notamment.

Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision?

René Closter, président LAR- «J'aurai 69 ans cette année. J'ai fondé l'organisation et l'ai dirigée pendant 33 ans. Il serait totalement irresponsable de ma part de ne pas assurer une transition. J'ai eu la chance de pouvoir décider moi-même du moment où je m'arrêterais et de pouvoir nommer et guider mon successeur pendant un an.

J'aurais pu prendre ma retraite il y a douze ans. Ma préoccupation et celle de mes collègues du conseil d'administration était de trouver quelqu'un qui nous corresponde. Il nous a également fallu un certain temps pour trouver une personne qui veuille prendre la relève avec enthousiasme et dans un souci de continuité. 

Si vous n'occupez plus le poste de directeur général, vous resterez néanmoins actif dans la compagnie.

«Oui, je resterai président et continuerai à assumer diverses responsabilités. Je suis responsable de la stratégie, des relations politiques et du marketing. Frank Halmes sera le nouveau PDG. Il a été responsable des finances et des opérations pour nous pendant sept ans. Nous l'avons recruté spécifiquement parce que nous savons qu'il a à la fois les compétences, la capacité et l'humanité pour continuer à diriger l'entreprise dans le même esprit.

Qu'est-ce que vous ressentez quand vous regardez en arrière sur les 33 dernières années ?

«La première chose qui me vient à l'esprit : mission accomplie. Je suis particulièrement heureux qu'en 33 ans il n'y ait jamais eu d'accident. Notre travail comporte certainement des risques: après tout, nous opérons également dans des zones de crise et de catastrophe. Chaque mission est différente. Des événements imprévus peuvent toujours se produire. 

Lorsque j'étais pompier professionnel, j'ai fondé le service médical d'urgence (SAMU) avec des collègues et des médecins dévoués. Mais régulièrement, un hélicoptère était nécessaire pour transporter des patients à l'étranger pour y être soignés. C'était souvent difficile ou impossible. Nous avons donc voulu mettre en place nous-mêmes ce service, mais nous n'avons reçu aucun soutien politique. 

Un accident impliquant un petit garçon a été l'élément déclencheur. Son pied avait été coupé après avoir été heurté par un camion à ordures. Les vacances d'été ayant commencé en France, il y avait des embouteillages partout. Nous n'avons pas pu l'emmener à temps en ambulance dans une clinique spécialisée. Le pied n'a pas pu être recousu. J'étais très contrarié par cela. J'ai alors pris une hypothèque sur ma maison et nous avons loué un hélicoptère avec un pilote du service de sauvetage aérien allemand. Nous n'avions pas d'autorisation, mais nous l'avons fait.

Heureusement, nous avons rapidement reçu le soutien du peuple luxembourgeois. En peu de temps, de nombreux membres se sont inscrits chez nous. Cela nous a non seulement aidés financièrement, mais nous a également permis d'obtenir le soutien des politiciens. 

Que souhaitez-vous pour l'avenir du Luxembourg Air Rescue?

«Le premier souhait est que la compagnie continue à traverser l'avenir sans aucun accident. Deuxièmement, je souhaite que l'esprit de l'organisation soit préservé et que l'intérêt de nos membres et de nos patients continue d'être au premier plan.»

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