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Réagir avant le burn-out: concrètement, je fais quoi?
Luxembourg 3 min. 09.02.2017

Réagir avant le burn-out: concrètement, je fais quoi?

L'épuisement professionnel guette ceux qui ne déconnectent jamais

Réagir avant le burn-out: concrètement, je fais quoi?

L'épuisement professionnel guette ceux qui ne déconnectent jamais
Shutterstock
Luxembourg 3 min. 09.02.2017

Réagir avant le burn-out: concrètement, je fais quoi?

Christelle BRUCKER
Christelle BRUCKER
Le risque de burn-out se présente quand on est tellement épuisé par l'hyperconnexion qu'on n'a plus la force de trouver des solutions. Pour éviter ça, quelques précieux conseils.

Le risque de burn-out se présente quand on est tellement épuisé par l'hyperconnexion qu'on n'a plus la force de trouver des solutions. Pour éviter d'aller jusque-là, Karine Maurer partage quelques précieux conseils qu'elle donne en formation.

  • Je prends conscience du problème
    Accepter qu'on est hyperconnecté et prendre conscience de son temps de connexion chaque jour, à la maison, dans les transports, au travail. Au-delà de 3 heures sur 8 heures de travail, on considère qu'on est dans l'hyperconnexion. Idem si on ne sait plus passer une journée déconnecté.
  • Je reconnais les troubles
    Il y a des risques sur la santé: déficit de concentration, fatigue oculaire, désorientation spatio-temporelle, déficit d'attention, troubles de la mémoire car on ne stimule que notre mémoire à court terme et plus celle à long terme, troubles du sommeil, etc.
  • Je choisis quand consulter ma messagerie
    Choisir de ne consulter sa messagerie que toutes les 30 minutes ou toutes les 15 minutes pour commencer. Déterminer un temps qui nous paraît raisonnable. L'important est de reprendre la main: c'est moi qui décide du moment où je vais regarder.
  • Je me concentre sur mon travail
    Ne pas mélanger vie personnelle et vie professionnelle au travail. Cela induit une participation active de votre entourage qui sait qu'il ne doit pas vous déranger durant vos heures de travail ou alors juste en cas d'urgence. Cela paraît simple mais dans les faits, beaucoup de salariés dérogent à cette simple règle.
  • Je ne me mets pas de pression inutile
    On choisit un temps de connexion à ses outils de travail clairement défini. On se met parfois la pression tout seul, donc on peut aussi choisir de se l'enlever. Limiter les temps de connexion et toujours prévoir quelle activité on va faire après peut aider.
  • Je fais des choix
    Quand Karine Maurer demande aux salariés de leur décrire les tâches à effectuer dans leur journée de travail et d'estimer pour chacune le temps nécessaire, certains arrivent jusqu'à... 14 heures! La pression monte au fur et à mesure de la journée et atteint des sommets. Il faut faire des choix et les assumer. Des choix qu'on n'avait pas à faire avant sont aujourd'hui indispensables car, avec l'hyperconnexion, on ne finit jamais sa tâche.
  • Je suis monotâche
    On demande aux salariés d'être polyvalents or le cerveau ne peut pas traiter beaucoup d'informations en même temps: se concentrer sur une seule tâche en mettant de côté tout le reste.
  • Je décide rapidement
    Face à une information émotionnelle, par exemple un mail d'un client mécontent, il faut décider rapidement de ce qu'on va faire: "poser une action". On décide de le traiter tout de suite ou à une heure bien définie. Comme il y a charge émotionnelle, si on ne le fait pas, le cerveau va garder ça en arrière-plan toute la journée.
  • Se récompenser
    Quand on a atteint nos objectifs, s'offrir des moments de déconnexions. Identifier les moments où la déconnexion est porteuse de sens et nous apporte des bienfaits. Trois jours de repos déconnecté équivalent à un retour du cerveau à notre plein potentiel cognitif. D'où le succès grandissant des cures de digital detox.

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Formatrice dans les entreprises luxembourgeoises depuis plus de 20 ans, Karine Maurer a vu émerger un nouveau phénomène ces 5 dernières années: l'hyperconnexion, ce lien permanent avec l'entreprise qui, via les nouvelles technologies, maintient une pression constante sur les salariés.
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