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Qui veut travailler 60 heures par semaine?
Luxembourg 2 min. 15.04.2020 Cet article est archivé

Qui veut travailler 60 heures par semaine?

Le secteur des soins était demandeur, le voilà servi.

Qui veut travailler 60 heures par semaine?

Le secteur des soins était demandeur, le voilà servi.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 15.04.2020 Cet article est archivé

Qui veut travailler 60 heures par semaine?

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Déjà 19 entreprises ont déposé une demande auprès du ministère du Travail pour que leurs salariés puissent allonger leur temps de travail hebdomadaire. Une mesure temporaire durant l'état de crise.

Pas certain que dans le panel des mesures nouvelles, en lien avec l'épidémie du covid-19, celle-ci soit la plus plaisante. N'empêche, fin mars, le gouvernement a autorisé les salariés à travailler plus. Bien plus même. De 10 heures au maximum, le temps de travail quotidien a ainsi été possiblement élargi jusqu'à 12h. Et sur la semaine, ce ne sont plus 48 mais 60 heures qui peuvent être admises. La mesure n'avait guère été appréciée des syndicats, et le ministère du Travail s'était empressé d'en limiter le cadre aux seuls 14 secteurs économiques jugés essentiels à la bonne marche du pays.

En deux semaines, le ministre du Travail aura vu passer 19 demandes de la sorte, a-t-il informé mardi soir. «Quatre ont été refusées et une est en suspens», a signifié Dan Kersch (LSAP). Autrement dit, 14 sont d'ores et déjà accordées. Sans surprise, puisque c'était ce domaine d'activité qui était à l'origine de la suggestion, le secteur des soins arrive largement devant les autres sur le tableau des propositions. Pas moins de douze maisons de soins ou de santé se sont portées volontaires pour cette possibilité. Mais aucun hôpital, pour l'instant.

Rien que du temporaire

Une entreprise de gardiennage a également postulé, et reçu l'aval de l'administration. Tout comme une société spécialisée dans la gestion des déchets. En l'occurrence, il s'agit du SIDOR. En effet, le syndicat intercommunal du sud du pays, qui gère les déchets des deux tiers de la population du pays, croule sous le travail. En raison de la fermeture de l'ensemble des points d'apports volontaires, son incinérateur tourne plus que jamais. D'où la dérogation souhaitée et obtenue.

Mais Dan Kersch ne manque pas de préciser que sitôt la situation revenue à la normale, cette extension à 60 heures hebdomadaires sera abrogée. 

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