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Que les cours des terminales deviennent facultatifs
Luxembourg 3 min. 24.04.2020 Cet article est archivé

Que les cours des terminales deviennent facultatifs

Que les cours des terminales deviennent facultatifs

Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 3 min. 24.04.2020 Cet article est archivé

Que les cours des terminales deviennent facultatifs

Le retour annoncé des élèves de dernière année de secondaire le 4 mai prochain ne plaît pas à l'UNEL et au SEW/OGBL qui demandent vendredi la mise en place d'une dispense de présence physique jusqu'à la fin de l'année. Tout en demandant la possibilité de rencontrer les enseignants.

(MF) – Après six semaines d'école forcée à la maison, la reprise des cours doit se faire successivement et seulement par demi-classe à compter du 4 mai pour les classes de terminales et du 11 mai pour les élèves de l'enseignement secondaire. Malgré les explications données par le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch (DP), bien des questions restent en suspens sur le retour des élèves en cours comme l'attestent les nombreuses pétitions reçues par la Chambre des députés, à ce sujet. 

De sorte que se pose la question: mais qui veut vraiment de cette rentrée alors que le Luxembourg continue de se battre pour endiguer la pandémie du coronavirus ? L'Union nationale des étudiants du Luxembourg (UNEL) et le syndicat enseignant pour l'éducation et les sciences (SEW) de l'OGBL ne sont pas contre mais ni de la façon, ni d'après le calendrier proposés par le ministère.


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Qui veut vraiment de la rentrée des classes?
Lundi 4 mai. Plus la date approche, plus la reprise des cours semble se compliquer pour le ministre de l'Education nationale. Claude Meisch doit résoudre une équation d'autant plus délicate que s'y mêlent peur de la contamination, problèmes matériels et organisation inédite.

Les deux syndicats demandent que «tous les cours dispensés pour les élèves de dernière année d’enseignement secondaire soient facultatifs» et estiment que cette semaine obligatoire de cours «ne sera guère bénéfique aux élèves». Leurs arguments: outre le risque de contamination du covid-19, ils sont d'avis que changer de rythme scolaire alors que les élèves ont maintenant pris un autre pli, «pourrait troubler les bacheliers plus qu’autre chose». 

L'UNEL et le SEW/OGBL demandent que «la présence obligatoire des élèves ne soit requise que pour les devoirs en classes obligatoires». Afin de donner à ces élèves une perspective dans leur parcours éducatif et comme les remises de diplômes ne pourront pas se dérouler comme prévu, ils demandent au ministère de «communiquer les dates et heures de promulgation des résultats ainsi que les dates d’envoi des diplômes».    

Une rentrée en trois étapes

Autre point négatif, à leurs yeux, la reprise de toutes les classes du secondaire en même temps le 11 mai. L'UNEL et le le syndicat aimeraient une rentrée en plusieurs étapes. Le 4 mai aurait bien lieu la rentrée «facultative» donc,  des classes terminales, le 18 mai, rentreraient les classes des cycles moyen et supérieur (4e - 2 e) et le 25 mai, les classes du cycle inférieur (7e - 5 e).

Une rentrée étalée qui permettrait de ne pas «submerger» d'un seul coup les directions de lycées et de leur accorder une semaine pour améliorer les mesures de sécurité et les imperfections éventuelles apparaissant dans la semaine du 18 mai avant d’accueillir les élèves les plus jeunes. Mais aussi de régler le souci de la disponibilité des enseignants, liée à la garde de leurs enfants. Jusqu'à l'ouverture des crèches et maisons relais, les enfants des enseignants devraient être accueillis au sein de l’établissement où exerce l’enseignant.


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Le ministère «doit absolument garantir», insistent-ils que «les enseignants ne soient pas rendus responsables pour tout problème sanitaire éventuel qui apparaîtra après la réouverture des lycées».

Pour éviter que ne se creusent les inégalités, UNEL et OGBL demandent que tous les cours soient accessibles «pour tous les élèves de la classe et ce par tous les moyens disponibles» et que - comme l'a dit le ministre -les élèves qui rencontrent des difficultés majeures puissent être accueillis, «non pas une semaine sur deux, mais tous les jours de la semaine». Ils demandent que le Conseil supérieur de l'Education nationale «soit enfin activé et prenne sa place de conseil du ministère comme prévu par la loi».   

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