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Quand l'IA se met au service de la mobilité douce
Luxembourg 3 min. 18.09.2019 Cet article est archivé

Quand l'IA se met au service de la mobilité douce

La nouvelle version de l'application Mobilitéit doit permettre de faciliter la mobilité douce des résidents et des frontaliers.

Quand l'IA se met au service de la mobilité douce

La nouvelle version de l'application Mobilitéit doit permettre de faciliter la mobilité douce des résidents et des frontaliers.
Photo : Pierre Matgé
Luxembourg 3 min. 18.09.2019 Cet article est archivé

Quand l'IA se met au service de la mobilité douce

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
En discussion depuis la fin 2016, la mise en place d'une nouvelle application capable d'indiquer en temps réel les principales options de déplacement au et vers le Luxembourg sera dévoilée ce mercredi. Avec comme idée maîtresse la mise en valeur des transports en commun

L'ambition revendiquée de faire du Luxembourg «un laboratoire de la mobilité» serait sur le point de se concrétiser. Ou du moins de devenir plus tangible pour les usagers au travers du lancement d'une application présentée par François Bausch (Déi Gréng), ministre de la Mobilité et des Travaux publics, comme «un outil de recherche révolutionnaire au niveau européen». Basé sur l'intelligence artificielle et l'utilisation en temps réel «de toutes les données disponibles» liées à la mobilité au Grand-Duché, ce nouveau service sera accessible via l'application Mobilitéit du Verkéiersverbond. 

Existante depuis 2006 et téléchargée quelque 200.000 fois à ce jour, cette mise à jour doit offrir non seulement des informations telles que la durée estimée d'un trajet, son coût éventuel ou les perturbations rencontrées, mais aussi un ensemble de «chaînes de mobilité» présentées comme les plus performantes. Avec comme point commun la valorisation de la mobilité douce, via l'utilisation du train, du tram ou du bus, sans oublier les vélos partagés ou bien encore la marche à pied. 

Luxembourg first

Visant à «fournir le maximum d'informations de la manière la plus réaliste et la plus neutre possible», ce système ambitionne également «d'accompagner les changements de mentalité», puisque l'application «s'inscrit bien évidemment dans la stratégie globale qui vise à inciter les usagers à utiliser les transports en commun le plus tôt possible», note Christian Mousel, directeur général adjoint du Verkéiersverbond. Que ce soit pour les résidents, mais aussi pour les frontaliers. Et ce, via la prise en compte d'informations sur le nombre de places disponibles au sein des P+R situés de part et d'autre de la frontière, les retards éventuels enregistrés sur le rail ou bien encore les accidents sur les axes routiers et autoroutiers.

Si l'ambition, à terme, consistera à agréger des données à l'échelle de la Grande Région, la version mise en ligne mercredi ne pourra pas atteindre ce niveau d'exigence. «Je ne vous surprends pas en disant que les informations en matière de mobilité peuvent être fournies jusqu'à un certain point», indique Christian Mousel qui insiste sur le fait que «toute l'offre transfrontalière réalisée par les opérateurs luxembourgeois a été intégrée». 

 Un volet important de la stratégie de la mobilité  

En discussion depuis fin 2016, la mise en oeuvre de la nouvelle application Mobilitéit représente un coût d'environ deux millions d'euros, selon les données fournies par le Verkéiersverbond. À titre de comparaison, le développement et le lancement de l'application Copilote, dédiée au seul covoiturage, avaient représenté un budget de 340.000 euros. 

Si Copilote est utilisée à ce jour par quelques milliers de personnes, l'ambition pour cette nouvelle application apparaît comme plus élevée, puisque considérée par François Bausch comme «un volet important de la stratégie de la mobilité». Aucun chiffre de téléchargement ou d'utilisation n'a cependant été avancé à ce jour, le Verkéiersverbond espérant que «les gens pensent de plus en plus à cette application pour leur vie quotidienne».


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