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Propagande, désinformation: "Fake news": le Luxembourg ne peut pas faire grand-chose
Tout ce qu'on lit ou tout ce qu'on voit sur le web n'est pas forcément la vérité: soyez vigilants

Propagande, désinformation: "Fake news": le Luxembourg ne peut pas faire grand-chose

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Tout ce qu'on lit ou tout ce qu'on voit sur le web n'est pas forcément la vérité: soyez vigilants
Luxembourg 2 min. 13.02.2017

Propagande, désinformation: "Fake news": le Luxembourg ne peut pas faire grand-chose

Christelle BRUCKER
Christelle BRUCKER
Si le fait de diffuser de fausses informations à des fins politiques n'est pas nouveau, il a pris une tout autre ampleur avec la caisse de résonance que sont les réseaux sociaux.

(ChB) - Si le fait de diffuser de fausses informations à des fins politiques notamment n'est pas nouveau, ce phénomène a pris une tout autre ampleur avec la caisse de résonance mondiale que sont les réseaux sociaux.

Démuni face à ces contenus nauséabonds qui se diffusent à vitesse grand V dans les fils d'actualité, le député Laurent Mosar demande au ministre des Communications et des Médias, Xavier Bettel, ce que le Luxembourg peut bien faire contre ce fléau numérique.

Pour Xavier Bettel, une "fausse information est une information qui a été falsifiée intentionnellement pour poursuivre un but (souvent politique) précis. Ces fausses informations sont souvent construites pour faire appel à un public cible de manière à le pousser à propager l'information le plus largement  et en abusant, voire en manipulant, les logiques de diffusion inhérentes aux réseaux sociaux."

"Le gouvernement regrette que de fausses informations aient récemment suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques du Grand-Duché", poursuit-il. 

Préserver la liberté de s'exprimer

"En même temps, les réseaux sociaux offrent des opportunités nouvelles pour la liberté d'expression. Le gouvernement, de même d'ailleurs que le législateur, entend défendre tant la liberté d'expression que les devoirs qui en découlent, dont le devoir d'exactitude et de véracité, devoirs ancrés dans la loi sur la liberté d'expression dans les médias".

Quant à la possibilité de supprimer de fausses informations qui circuleraient sur les réseaux sociaux, Xavier Bettel rappelle que, souvent, les contenus partagés sur ces plateformes proviennent de sources externes. Ainsi, ce ne sont pas des éditeurs classiques de contenus.

Agir au niveau européen

"Les opérateurs peuvent intervenir et agir après avoir eu connaissance de l'existence de tels contenus sur leurs plateformes. Des mécanismes report or flag existent sur la plupart des réseaux sociaux, permettant à l'opérateur de retirer le contenu signalé par l'utilisateur." 

"Les réseaux sociaux sont par essence transfrontaliers et donc difficilement appréhendables dans le seul contexte de notre législation nationale. Toute réflexion par rapport à ce sujet devrait donc être menée au niveau européen."

Vu l'importance du sujet, le gouvernement mise sur la sensibilisation des jeunes, afin de leur permettre de déceler les fausses informations et de minimiser leur impact.

"Le Service national de la jeunesse, par son initiative Bee secure, est un acteur important de sensibilisation des jeunes et de leurs parents. Le Zentrum fir politesch Bildung permettra également une sensibilisation accrue des jeunes aux responsabilités civiques de tout un chacun."


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