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Procès Luxair: 42 mois avec sursis pour le pilote

Procès Luxair: 42 mois avec sursis pour le pilote

Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 28.03.2012

Procès Luxair: 42 mois avec sursis pour le pilote

Le jugement du procès Luxair est tombé ce mardi après-midi. Le pilote, Claude Poeckes, écope de 42 mois de prison avec sursis.

Plus de neuf ans après les faits, la neuvième chambre du tribunal correctionnel de Luxembourg a rendu mardi son jugement dans l'affaire du crash d'un Fokker de la Luxair qui avait fait 20 morts,  le 6 novembre 2002, entre Niederanven et Roodt-sur-Syre. 

Selon un rapport d'experts, cet accident avait résulté d'une faute de pilotage, couplée à un défaut dans les systèmes de sécurité de l'appareil connu de Fokker et de la Luxair.

Le pilote de l'avion, Claude Poeckes, principal accusé dans cette affaire,   a écopé d'une peine de 42 mois de prison avec sursis et d'une amende de 4.000 euros.

Les trois ex-patrons de Luxair, Roger Sietzen, Jean-Donat Calmes et Christian Heinzmann, ont été acquittés tandis que le chef du service technique de la compagnie, Marc Gallowitch, a écopé d'une peine de 18 mois de prison et de 2.000 euros d'amende, et deux cadres de ce même service, Guy Arendt et Leon Moes,  de 24 mois de prison et de 2.500 euros d'amende chacun, toujours avec sursis.

Tous les prévenus étaient poursuivis pour homicides involontaires, coups et blessures involontaires et infractions aux règlements sur l'aviation civile.

Au civil, le frère et le père de la seule hôtesse à bord de l'avion ont obtenu un total de 50.000 euros de dommages et intérêts, alors que la compagne du copilote de l'appareil - décédé dans cet accident - avait quant à elle déjà été indemnisée avant ce procès.

Pour l'indemnisation des familles des victimes du crash qui s'étaient portées parties civiles, le tribunal s'est déclaré incompétent, se réfugiant derrière la Convention de Varsovie, une convention internationale qui régit tout transport international de personnes, bagages ou marchandises, effectué par aéronef contre rémunération. C'est sur base de ce texte que ces familles devraient toutes être indemnisées.

Tant du côté de la défense des personnes condamnées que de celle des parties civiles, les motivations écrites du jugement prononcé mardi sont attendues pour un éventuel pourvoi en appel.