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Procès Bommeleeër: les US-Marines s'en mêlent

Procès Bommeleeër: les US-Marines s'en mêlent

Photo: Guy Jallay
Luxembourg 3 min. 14.03.2013

Procès Bommeleeër: les US-Marines s'en mêlent

Après le KGB, c'est au tour des US-Marines de faire leur entrée dans l'affaire Bommeleeër. En ce douzième jour de procès, le procureur a donné lecture du témoignage d'un policier qui aurait été chargé d'une mission très spéciale alors qu'il était au Herrenberg. Sans oublier l'incontournable enquêteur Klein.

(SK) – Douzième jour de procès Bommeleeër. Me Vogel et Me Lorang démarrent en trombe. L'avocat de la défense dépose cinq requêtes. Il demande à voir une photo d'un braqueur de banque qui ressemblerait à Ben Geiben et souhaiterait connaître l'emplacement d'un éventuel dépôt d'armes secret du réseau Stay Behind.

Me Vogel souhaite ensuite obtenir des renseignements sur le „prétendu“ licenciement de Ben Geiben de Disneyland et sur l'explosion d'un pylône le jour de l'inauguration d'Eurodisney à paris. Il aimerait également pouvoir vérifier des rumeurs selon lesquelles le prince Jean de Nassau a fait partie de la ligue mondiale anti-communiste.

Puis lui et Me Lorang sont revenus sur l'entretien secret que le procureur général d'état Robert Biever a eu avec Ben Geiben. Pour Me Vogel, ce procédé bafoue les droits de la défense. Me Lorang affirme quant à elle que cet entretien est la preuve que le dossier dont disposent les juges et la défense est incomplet.

"Justice must not only be done, but must be seen to be done", cite Me Lorang avant de demander une nouvelle fois la nulité de la procédure.

Le procureur Oswald n'accède pas à cette demande. La nullité sera jointe au fond. Il estime que la rencontre n'a aucune influence sur la procédure et que les autres points soulevés par les avocats peuvent être résolus par certains témoignages à venir.

Un soldat luxembourgeois en mission secrète

Notamment celui d'un policier de la criminelle qui était soldat au Herrenberg en 1981. Il aurait participé à une opération commando sur laquelle il avait été prié de garder le secret.

On lui avait demandé de se rendre au Findel avec sa propre voiture. Il devait rencontrer un anglophone qui s'est présenté comme le chef d'une unité spéciale des US-Marine. Cet homme lui a commandé de louer une camionnette et de se rendre dans l'Oesling pour récupérer des parachutistes qu'il devait ensuite conduire sur le site de WSA à Bettembourg.

Mais avant cela, il devait les déposer entre Mamer et Dippach et venir les récupérer plus tard pour les conduire au Krakelshaff. Dernière partie de sa mission qu'il n'effectua jamais, les parachutistes s'étant évanouis dans la nature. Or quelques minutes avant le moment du rendez-vous, il avait vu des véhicules de police et de gendarmerie foncer à toute allure en direction de Bettembourg.

Carlo Klein poursuit où il s'était arrêté mercredi

Après une courte interruption, il a été décidé que Théodore Wormeringer, qui a prétendu avoir eu des aveux du Bommeleeër lui-même, sera ré-entendu lundi. De même, ce jour-là, sera dressée une liste de nouvelles investigations.

Puis l'enquêteur Carlo Klein a teopris le cours de son récit sur l'enquête en 1991. L'équipe d'enquêteur devaient enquêter sur tout ce qui avait un lien avec des explosions ou d'éventuels suspects, tels que Ben Geiben.

En 2002 a été créée la commission d'enquête spéciale. Elle était composée de cinq enquêteurs, explique Carlo Klein, ce qui a apporté un vent nouveau dans l'enquête.

Un an plus tôt, on avait tenté de rassembler les dossiers d'enquête et les preuves, mais une bonne partie avaient disparu.Selon Carlo Klein, en raison d'un manque de place où conserver les preuves. Il n'est pas non plus certain de ce qui a été envoyé au FBI. En outre, le FBI aurait perdu toute trace de ce qui lui a été envoyé. Idem pour les éléments envoyés à l'Ecole Royale Militaire de Bruxelles.

Me Vogel pense qu'on a pu faire disparaitre les preuves volontairement.