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Procès Bommeleeër: la piste Geiben encore et toujours
Luxembourg 2 min. 25.04.2013

Procès Bommeleeër: la piste Geiben encore et toujours

Me Lorang et Me Vogel, les avocats de la défense.

Procès Bommeleeër: la piste Geiben encore et toujours

Me Lorang et Me Vogel, les avocats de la défense.
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 25.04.2013

Procès Bommeleeër: la piste Geiben encore et toujours

En ce 228e jour de procès Bommeleeër, l'enquêteur Carlo Klein continue de remonter la piste Geiben. Cette fois, il aborde les témoignage de l'ancien chef de la police, le colonel Aloyse Harpes, remontant à 2005.

(SK) - "Le profil de Ben Geiben pourrait coller avec celui du Bommeleeër", c'est son ancien chef, le colonel Aloyse Harpes qui le dit. L'enquêteur Carlo Klein a continué ce jeudi de remonter la piste Geiben en se basant sur le témoignage de l'ancien chef de la gendarmerie en 2005. 

Cette entrevue n'enchantait pas Alyose Harpes, mais il a été le seul à répondre à toutes les questions des enquêteurs, a tenu à souligner Carlo Klein.

Aloyse Harpes a notamment indiqué que Ben Geiben lui aurait confié que s'il quittait les brigades mobiles, c'était parce qu'il savait son temps de période active révolue et qu'il n'avait pas envie de faire de travail administratif.

Pourtant le parquet, la défense et l'enquêteur ne sont pas tous en accord avec cette explication. Certains pensent que des rumeurs de pédophilie pourraient l'avoir poussé à quitter la gendarmerie, voire à organiser un attentat contre le domicile du colonel Wagner, son ancien chef. Il faut savoir qu'à l'époque, Ben Geiben était déjà en couple avec son compagnon actuel, alors âgé de 17 ans.

Relation qui choquait ses collègues policiers et qui continue de choquer aujourd'hui puisqu'il a été demandé par la défense de vérifier s'il n'existait pas de plaintes à son encontre.

Il a également ajouté que si Ben Geiben avait bien été sous surveillance le soir de l'attentat du palais de justice, ses subalternesauraient dû l'en informer et que l'attentat commis à l'encontre du colonel Wagner était un travail d'initié. 

Quant à qui avait décidé de mener une enquête sur Geiben et de l'interrompre aussi rapidement qu'elle avait été diligentée, Aloyse Harpes rejette la faute sur le juge d'instruction de l'époque Prosper Klein qui, seul pouvait intervenir sur le cours d'une enquête. Harpes était persuadé que l'enquête avait été reprise par la justice. En fait, il ne se serait pas vraiment mêlé de l'enquête et aurait laissé faire la justice.Il ne peut donc pas expliquer pourquoi la surveillance dont Geiben faisait l'objet a cessé après cet attentat.

Alose Harpes a également été  interrogé sur de possibles complices de Ben Geiben, mais il ne pensait pas que ces complices éventuels étaient issus des rangs des brigades mobiles. Ce type d'attentats ne correspondant pas à leur éthique, selon lui.

Pourtant Aloyse Harpes aurait disposé d'informations concrètes sur la surveillance de Ben Geiben. Doris Woltz, la juge d'instruction se serait donné beaucoup de mal pour découvrir qui lui avait donné ces informations, Harpes ne s'en souvenant plus. Rien de neuf quoi!

Il est clair que l'on vouait minimiser la piste Geiben, a une nouvelle fois remarqué Carlo Klein.

Les premiers témoins seront entendus à partir du 6 mai. Un ordre de passage a été établi.


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