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Privatisation de l'école? "Nous faisons justement le contraire"
Luxembourg 1 4 min. 14.09.2017 Cet article est archivé

Privatisation de l'école? "Nous faisons justement le contraire"

Luxembourg 1 4 min. 14.09.2017 Cet article est archivé

Privatisation de l'école? "Nous faisons justement le contraire"

Christelle BRUCKER
Christelle BRUCKER
En cette veille de rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, a répondu ce matin aux accusations du syndicat des enseignants SEW-OGBL et a détaillé les nouveautés de cette année.

En cette veille de rentrée scolaire 2017-2018 au Luxembourg, le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, s'est adressé à la presse jeudi matin, dans les locaux du "Project Squat" au forum Geesseknäppchen, un espace de co-création dédié aux lycéens. 

Les journalistes étaient assis en rond autour de petites tables disposées face au pupitre réservé au ministre, comme des élèves faisant face à leur professeur. Sauf que ce matin, Claude Meisch a dû répondre aux questions qui fâchent, soulevées mercredi par le syndicat majoritaire chez les enseignants, le SEW-OGBL

Accusé de vouloir privatiser l'école publique à travers sa politique d'autonomie élargie des lycées, et de rester passif face aux problèmes de recrutement, il a eu bien du mal à trouver des arguments convaincants.

La privatisation de l'école publique? "Nous faisons justement tout le contraire." Le dialogue rompu avec les enseignants? "Nos visions sont diamétralement opposées donc, difficile de trouver un consensus." Les soucis de recrutement? "Un problème local et ponctuel."

Le ministre assume tout

Pour Claude Meisch, il est une réalité qui ne peut être ignorée: "Ces dernières années, nous avons bien vu que les élèves sont de plus en plus nombreux à opter pour le privé tout simplement parce qu'ils ne trouvent pas l'offre qui leur correspond dans le public."

"Nous avons donc étoffé l'offre scolaire publique avec des filières internationales, et recruté des enseignants étrangers, pour permettre à tous les élèves du pays de bénéficier de cet enseignement tout en restant dans le public qui est gratuit. C'est donc tout le contraire d'une privatisation."

L'idée est donc de spécialiser de plus en plus chaque école pour que chaque élève puisse trouver la filière qui lui correspond dans un établissement public.

Quant à la pénurie de jeunes qui se destinent au métier d'enseignant, le ministre est conscient du phénomène et compte y remédier notamment en "élargissant la base de recrutement". Il a également précisé que, contrairement à une information qui circule, il n'y a pas 28 postes encore vacants dans le nord du pays mais "seulement 3 à ce jour".

La rentrée se fera avec un millier de chargés de cours mais Claude Meisch assure qu'il s'agit là d'une situation exceptionnelle et qu'il "veillera à ce que ce nombre n'augmente pas."

Quelles nouveautés cette année?

Confiance, avenir: voilà deux mots que le ministre a répété plusieurs fois dans son discours ce matin.

Il reconnaît tout de même que l'année scolaire qui débutera ce jeudi s'annonce "agitée" avec toute une série de réformes qui entrent en vigueur, mais pour lui, il est surtout temps de récolter les fruits de sa politique, souvent remise en cause.

Tous les détails des nouveautés de cette rentrée scolaire dans le numéro 1 de l'Infomagazin fir Elteren (FR, LU, DE) à consulter ici en PDF  

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  • Du côté de l'accueil des plus petits, un programme luxembourgeois/français sera mis en oeuvre dans les crèches dès le mois d'octobre.

  • A l'école fondamentale, le nouveau cours Vie et Société, remplaçant les cours d'instruction religieuse et morale, fera son apparition. Au programme: construire le vivre-ensemble, apprendre le respect des différences et favoriser le dialogue.

  • 15 directions de région remplaceront désormais les anciens arrondissements d'inspection pour une meilleure répartition des ressources.

  • L'inclusion des élèves à besoins particuliers ou spécifiques en milieu scolaire "régulier" sera davantage déployée: au niveau local, régional et national, avec 8 centres de compétence spécialisés.

  • Le mobile learning est en marche avec l'objectif de mettre à disposition une tablette pour chaque élève à terme. Dès cette année, 2 sections Informatique voient le jour et plus de 1.000 élèves auront accès à ce nouvel outil d'apprentissage.

  • L'école internationale de Differdange s'étend et ouvre une antenne à Esch/Alzette dans le bâtiment Victor Hugo, avec une section francophone et une section anglophone dès cette rentrée.

  • A Luxembourg, le lycée Michel Lucius offre désormais des classes anglophones en primaire, pour répondre aux besoins d'élèves de passage au Luxembourg notamment.

  • A l'Athénée, les classes anglophones du bac international seront étendues aux classes précédant la 4e, et les élèves pourront aussi apprendre le chinois (6h par semaine) dès la classe de 6e.

  • Enfin, la réforme du lycée introduit de nouvelles dénominations: l'enseignement secondaire devient l'enseignement secondaire classique tandis que l'enseignement secondaire technique devient l'enseignement secondaire général. La numérotation des 7 années de scolarité reste la même.

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