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Président de la Commission européenne : Jean-Claude Juncker renoncerait-il à un second mandat?
Luxembourg 2 min. 01.06.2016 Cet article est archivé

Président de la Commission européenne : Jean-Claude Juncker renoncerait-il à un second mandat?

Jean-Claude Juncker de retour au Kirchberg pour le 40e anniversaire du Parti Populaire Européen.

Président de la Commission européenne : Jean-Claude Juncker renoncerait-il à un second mandat?

Jean-Claude Juncker de retour au Kirchberg pour le 40e anniversaire du Parti Populaire Européen.
Photo:Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 01.06.2016 Cet article est archivé

Président de la Commission européenne : Jean-Claude Juncker renoncerait-il à un second mandat?

Maurice FICK
Maurice FICK
Jean-Claude Juncker aurait-il l'intention de ne pas renouveler son mandat à la tête de la Commission européenne en 2019? Les spéculations vont bon train depuis que l'ancien Premier ministre a lancé une petite phrase allant dans ce sens lors du 40e anniversaire du PPE.

(CBu/dv - Trad. MF) - Jean-Claude Juncker aurait-il l'intention de ne pas renouveler son mandat à la tête de la Commission européenne en 2019? Les spéculations vont bon train depuis que l'ancien Premier ministre a lancé une petite phrase allant dans ce sens lors du 40e anniversaire du Parti populaire européen (PPE) en début de semaine à Luxembourg-Kirchberg.

A la question qui lui a été posée lundi face à la caméra de RTL de savoir si le PPE présenterait à nouveau Jean-Claude Juncker comme tête de liste en 2019, le concerné a rétorqué que «la probabilité que cela se produise est extrêmement petite». Une toute petite phrase qui nourrit depuis, bien des spéculations à Bruxelles comme à Luxembourg quant à l'avenir de Jean-Claude Juncker.

Ce n'est évidemment pas la première fois que Jean-Claude Juncker est ainsi questionné sur son avenir politique. Mais jusqu'à présent, sa réponse «politiquement correcte» était toujours qu'il avait été élu pour un mandat de cinq ans et qu'il ne se posait pas la question de sa candidature pour le moment. Pour la première fois, l'ancien chef du gouvernement luxembourgeois a indiqué qu'il était peu probable qu'il reparte pour un second mandat.

Une porte-parole de la Commission européenne parle de pure spéculation. D'autant que la Commission Juncker est seulement en place depuis dix-huit mois. «Le président Jean-Claude Juncker emploie toute son énergie pour surmonter la crise multi facettes dans laquelle se trouve l'Europe», a déclaré la porte-parole. Reste à savoir ce que Jean-Claude voulait dire précisément.

«Le futur Premier ministre Wiseler»

Antonio Lopez-Isturiz, le secrétaire général du PPE a offert son soutien à Claude Wiseler, candidat à la primaire du CSV en vue des élections législatives de 2018.
Antonio Lopez-Isturiz, le secrétaire général du PPE a offert son soutien à Claude Wiseler, candidat à la primaire du CSV en vue des élections législatives de 2018.
Photo:Gerry Huberty

Ce lundi, le PPE a célébré son 40e anniversaire au sein de l'Hémicycle au Kirchberg en présence de nombreuses personnalités politiques de premier rang, parmi lesquelles se trouvaient le président de la Commission européenne mais aussi Donald Tusk, le président du Conseil de l'Europe ou encore la chancelière allemande, Angela Merkel.

Rappelons que le PPE a été fondé au Luxembourg en 1976. Pas moins de 75 partis chrétiens-démocrates et conservateurs issus de 40 pays - comme le CSV luxembourgeois- y sont affiliés. C'est, depuis 1999, le plus grand groupe politique au sein du Parlement européen avec 215 députés, dont les eurodéputés luxembourgeois, Viviane Reding, Georges Bach et Frank Engel. 14 des 28 commissaires européens sont d'ailleurs issus de ses rangs.

A l'occasion de ces retrouvailles au Luxembourg, une autre petite phrase qui n'est pas passée inaperçue a été prononcée par Antonio Lopez-Isturiz à la tribune. Le secrétaire général du PPE a offert son soutien à Claude Wiseler, candidat à la primaire du CSV en vue des élections législatives de 2018. Dans son discours, Antonio Lopez-Isturiz a exprimé ses remerciements en direction du CSV c'est-à-dire de son président Marc Spautz, de son Secrétaire général, Laurent Zeimet, et de l'ancien ministre ...«et nous l'espérons futur Premier ministre, Claude Wiseler».

Antonio Lopez-Isturiz ne ne devait pas savoir que Claude Wiseler n'est pas l'unique candidat pour représenter son parti aux législatives d'octobre 2018. Le comité national du CSV a lancé voilà trois semaines tout un processus interne pour désigner son futur homme fort d'ici la mi-octobre.

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