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Pour que soigner et enseigner aillent de pair
Luxembourg 2 min. 22.11.2021
Adolescents fragiles

Pour que soigner et enseigner aillent de pair

Les adolescents pris en charge à l'hôpital Kirchberg pour troubles psychiatriques ne seront pas coupés de l'enseignement.
Adolescents fragiles

Pour que soigner et enseigner aillent de pair

Les adolescents pris en charge à l'hôpital Kirchberg pour troubles psychiatriques ne seront pas coupés de l'enseignement.
Photo : Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 22.11.2021
Adolescents fragiles

Pour que soigner et enseigner aillent de pair

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le service de psychiatrie juvénile de l'hôpital du Kirchberg intègre désormais de quoi proposer aux jeunes pris en charge la poursuite de leurs cours en même temps que les soins.

Deux ministres à l'hôpital. Pas de panique : ni Paulette Lenert (LSAP), ni Claude Meisch (DP) ne souffrent d'une quelconque maladie. Si le duo s'est rendu dernièrement aux Hôpitaux Robert-Schuman c'était pour découvrir le nouveau service de psychiatrie juvénile disposant maintenant d'une partie dédiée à l'enseignement. Un dispositif inédit dans le pays mais d'autant plus utile que vingt mois de crise covid ont usé la santé mentale de nombreux adolescents et perturbé leur présence en classe.


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Que ce soit en termes de consommation de médicaments psychotropes ou dans l'évolution du nombre de consultations psy, les effets de la crise sanitaire ne peuvent pas encore être observés avec les chiffres actuels, indique mardi le ministère de la Sécurité sociale.

Concrètement, le service a pris de l'ampleur pour une meilleure prise en charge des 13-18 ans. Et Jean-Marc Cloos, directeur médical du pôle psychiatrie d'en noter l'ampleur nouvelle : «Nous avons pu augmenter le nombre de lits de 23 à 30, et l'accueil de jour est lui passé de 12 à 32 adolescents». 

Un développement qui devrait encore se prolonger (en termes de moyens et de personnels) puisque la ministre de la Santé n'a pas hésité à reconnaître que «le SNPJ est un grand pas dans la bonne direction mais nous ne sommes pas encore arrivés là où nous devrions être».

Troubles anxieux, dépression, psychoses, envies suicidaires, dépendance à des produits stupéfiants (comme au jeu ou aux réseaux sociaux), ce ne sont effectivement pas les pathologies qui manquent de s'attaquer aux jeunes. De quoi perturber leur esprit mais aussi leur scolarité. Aussi, plus les jeunes peuvent vite surmonter leur ''maladie'', moins ils perdront de temps dans leur enseignement. Et auparavant il fallait choisir : c'était soit l'école, soit la thérapie. A compter de cette fin d'année, les deux éléments sont intégrés à l'hôpital du Kirchberg.

Ainsi,  quatre salles de classe, une salle polyvalente et une salle de relaxation ont été aménagées dans le service ouvert aux adolescents. «C'est clair que les élèves dont la maladie les empêche de retourner en cours ne s'attendent pas à retrouver des enseignants quand ils intègrent l'hôpital», sourit Tim Rinnen. Un président de la commission nationale d'inclusion heureux de disposer ainsi de 350 m2 utiles pour contrecarrer les effets négatifs de l'absentéisme scolaire des jeunes patients admis.


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Ouvert depuis octobre, le centre de thérapie destiné aux 12-18 ans en difficulté psychologique est unique en son genre au Luxembourg. Son approche se veut basée sur des thérapies douces.

Ici, trois salles ont été délibérément laissées ''analogiques''. Un tableau noir plutôt qu'un écran, histoire d'apaiser le cadre de transmission des savoirs. «Il ne faut pas oublier que ces élèves sont avant tout des patients. L'aspect thérapeutique reste donc prioritaire.» De l'utilité par exemple de la salle de détente qui, si besoin, permet aux uns et aux autres de tranquillement faire retomber la nervosité, l'angoisse ou la peur qui peuvent venir perturber les leçons. Un local qui pourrait avoir toute son utilité dans les établissements traditionnels d'ailleurs, a souligné le ministre de l'Education en sortant de la visite.

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ACEL organisiert ein Besuch für Luxemburger Sekundarschüler zwecks späterer Orientierung an der Universität Köln,  Stichwörter: Schule, Schulwesen, Bildung, Bildungswesen, Schüler, eleves, ecole, Lycee, Gymnasium, Uni, université, Universitaet, Foto: Marc Wilwert