Changer d'édition

Plus assez de médecins à partir des années 2020
Luxembourg 14.03.2012

Plus assez de médecins à partir des années 2020

Plus assez de médecins à partir des années 2020

Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 14.03.2012

Plus assez de médecins à partir des années 2020

Vu la démographie médicale et la pyramide des âges, il n'y aura plus assez de médecins au Luxembourg «à partir des années 2020», prévient l'Association des étudiants en médecine (ALEM). Les Verts demandent comment les ministres pensent «contrecarrer l'évolution négative du corps médical».

Vu la démographie médicale et la pyramide des âges, il n'y aura plus assez de médecins au Luxembourg «à partir des années 2020», prévient l'Association des étudiants en médecine (ALEM). Les Verts demandent comment les ministres pensent «contrecarrer l'évolution négative du corps médical».

Aujourd'hui, et c'est le ministre de la Santé qui le dit: «Le Luxembourg ne souffre pas d’une pénurie médicale». Mais ce sera le cas «à partir des années 2020 », prévient l'ALEM dans sa nouvelle édition sur la «Démographie médicale du Luxembourg».

«Il sera impossible d'atteindre le nombre de médecins dont notre population aura vraiment besoin à partir des années 2020», conclut clairement l'ALEM dans son étude méticuleuse de 70 pages qui balaie les statistiques de 38 spécialités médicales et chirurgicales.

Vague de départ à la retraite dans dix, vingt ans

En cause, la pyramide des âges des médecins en exercice: sur les près de 2.000 médecins généralistes et spécialisés qui exercent actuellement au Grand-Duché, près de 35% ont entre 45 et 55 ans. Et plus de la moitié ont entre 45 et 60 ans. Ce qui signifie que d'ici dix à vingt ans une grande partie des médecins partiront en retraite.

Le groupe parlementaire des Verts demande qu'une réunion jointe de la commission de la Santé et de la Sécurité sociale et de la commission de l'Enseignement supérieur et de la Recherche soit convoquée pour qu'y soit débattue l'évolution du corps médical d'ici 2030.

Les Verts aimeraient aussi connaître les stratégies qu'entendent développer les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur afin de «contrecarrer l'évolution négative du corps médical».