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Pierre Gragmegna devra encore un peu patienter
Luxembourg 2 min. 16.06.2022 Cet article est archivé
Nomination à la tête de l'ESM

Pierre Gragmegna devra encore un peu patienter

Pierre Gramegna reste encore dans la course pour devenir le prochain chef du MES, mais la décision a été retardée.
Nomination à la tête de l'ESM

Pierre Gragmegna devra encore un peu patienter

Pierre Gramegna reste encore dans la course pour devenir le prochain chef du MES, mais la décision a été retardée.
Photo d'archives: LW
Luxembourg 2 min. 16.06.2022 Cet article est archivé
Nomination à la tête de l'ESM

Pierre Gragmegna devra encore un peu patienter

L'ancien ministre des Finances ne saura que la semaine prochaine s'il sera sélectionné pour obtenir le poste de directeur général du Mécanisme européen de stabilité (ESM).

(tb avec John Managhan) Une décision était attendue ce jeudi, mais il faudra finalement patienter une semaine de plus pour savoir si Pierre Gramegna sera nommé directeur général du Mécanisme européen de stabilité (ESM). Les 19 ministres des Finances de la zone euro étaient réunis ce jeudi au Kirchberg, où les discussions n'ont abouti à aucun accord sur ce sujet.


Pierre Gramegna, futur patron du MES?
Candidat à la direction générale du Mécanisme européen de stabilité, l'ex-ministre des Finances saura lundi, lors d'un vote informel de l'Eurogroupe, s'il a une chance d'accéder à ce poste.

L'ancien ministre des Finances, qui a quitté son poste en début d'année, est donc encore toujours dans la course face aux candidats italien Marco Buti et portugais João Leão pour prendre la tête de l'ESM.

Aucun vote n'a eu lieu ce jeudi et les négociations vont se poursuivre puisque que les ministres des Finances de la zone euro - qui composent le conseil des gouverneurs du MES - n'ont pas réussi à prendre une décision, a déclaré le MES dans un communiqué publié après la réunion.

Selon le journaliste Vasilis Dalianis du média grec Proto Thema, les négociations n'ont pas encore abouti parce qu'une «bataille» se joue entre le candidat luxembourgeois et portugais. Sur Twitter, le journaliste explique que «la France soutient l'ex-ministre portugais et l'Allemagne l'ex-ministre luxembourgeois».

Aucune nouvelle date n'a été fixée pour le vote sur les candidats, mais une décision doit être prise avant le 7 octobre, date à laquelle le mandat de Klaus Regling prend officiellement fin.

«Ils (les ministres des Finances de la zone euro) poursuivront leurs délibérations sur ce sujet dans les semaines à venir», indique le communiqué du MES. Avant la réunion, le président de l'Eurogroupe, le ministre irlandais des Finances Paschal Donohoe, a refusé de s'exprimer sur le calendrier exact d'une nomination et a qualifié les spéculations de «peu utiles», dans des commentaires faits aux journalistes avant d'entrer dans l'AGA.


IPO , APO , Besuch EU Kommissionspräsidentin Ursula von der Leyen in Luxemburg , bei SES , Betzdorf , Xavier Bettel , Pierre Gramegna , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Pierre Gramegna part sur un dérapage verbal
Tout juste retiré de ses missions gouvernementales, l'ex-ministre des Finances a eu des mots "durs" sur le travail des journalistes autour des révélations LuxLeaks.

Les chances de Pierre Gramegna ont été renforcées en mai lorsque les Pays-Bas ont retiré leur candidat Menno Snel de la course, lors d'une première série de discussions entre les ministres des Finances de la zone euro. C'est la troisième fois que Pierre Gramegna tente d'obtenir un poste européen de premier plan. Il n'a pas réussi à obtenir suffisamment de soutien pour devenir le chef de l'Eurogroupe, une fois en 2017 et une autre fois en 2020, lorsqu'il n'a reçu que les voix de ses deux partenaires du Benelux. Le Luxembourg soutient sa candidature pour le poste vacant au sein du MES. 

Même si Pierre Gramegna est de loin le candidat le plus expérimenté et qu'il est considéré comme le candidat généralement préféré des pays d'Europe du Nord plus conservateurs sur le plan fiscal, d'autres considérations entrent en ligne de compte. Les plus gros contributeurs au MES, tels que l'Italie et l'Espagne, ont un droit de regard plus important sur les procédures, ce qui pourrait donner un avantage à Marco Buti.

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