Changer d'édition

Pertes financières pour Berdorf: Les réfugiés quittent le Centre Héliar de Weilerbach
À la fin de ce mois de décembre, aucun réfugié ne vit au Centre Héliar de Weilerbach.

Pertes financières pour Berdorf: Les réfugiés quittent le Centre Héliar de Weilerbach

Archivfoto: Guy Jallay
À la fin de ce mois de décembre, aucun réfugié ne vit au Centre Héliar de Weilerbach.
Luxembourg 3 min. 28.12.2017

Pertes financières pour Berdorf: Les réfugiés quittent le Centre Héliar de Weilerbach

Volker BINGENHEIMER
Volker BINGENHEIMER
Depuis 18 ans, le centre Héliar de Weilerbach abrite des réfugiés. Il ferme ses portes en cette fin d'année 2017 pour deux ans de travaux. La commune de Berdorf perd en population et cela ne plaît pas du tout au bourgmestre de la ville.

(vb trad. sw) - Il y avait beaucoup d'activités quelques jours avant Noël au centre Héliar de Weilerbach. Les voitures des ouvriers se suivaient pêle-mêle dans l'allée qui permet d'accéder à l'établissement, utilisé comme maison de réfugiés depuis 18 ans.

Mais presque plus personne ne vit là-bas désormais. En cette fin du mois de décembre, les réfugiés ont été emmenés dans d'autres endroits pour la nouvelle année.

Le centre Héliar va en effet fermer ses portes pendant deux ans. Selon l'OLAI (Office luxembourgeois de l'accueil et de l'intégration), il est temps de procéder à une rénovation complète de l'établissement.

Des travaux ont déjà eu lieu depuis 1999, et une dépendance avait même été installée l'année dernière pour accueillir les hommes célibataires, mais cela ne suffit plus.

Les conteneurs coûtent trop cher

Environ 200 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, sont actuellement réparties dans les communes du Luxembourg. Mais cette action n'était pas celle prévue à la base. 

Au début de l'année, l'OLAI voulait continuer d'accueillir tous les réfugiés pendant les travaux, dans des conteneurs sur le terrain du centre Héliar: mais cela coûtait trop cher.

Une alternative a été trouvée à quelques centaines de mètres, au pied de la pente. L'Etat y a acheté l'hôtel vacant Schumacher et le reconstruit actuellement, de sorte que bientôt une centaine de réfugiés pourront y vivre.

Mais les travaux de ce bâtiment ne se termineront pas comme prévu au début de l'année 2018. Dans les environs de Bollendorf-Pont, 40 réfugiés sont déjà hébergés à l'Hôtel André.

Pour la commune de Berdorf, à laquelle appartiennent les deux villages, l'éloignement des demandeurs d'asile est un problème majeur: en effet, les 200 réfugiés comptent parmi les habitants et influencent ainsi les dotations de l'Etat.

«L'OLAI n'a pas informé la commune»

Le maire Joé Nilles est particulièrement contrarié. Ce n'est qu'indirectement qu'il a appris la nouvelle. «L'OLAI n'a pas informé la commune. Nous l'avons appris de manière détournée», a-t-il déclaré.

Du point de vue du secrétaire communal, Claude Oé, le moment de la réinstallation est défavorable. «Les derniers réfugiés seront radiés à la fin du mois de décembre. Le nombre d'habitants déterminé le 1er janvier est toutefois décisif pour la dotation gouvernementale. Il détermine les allocations à 82%», explique-t-il. La ville va donc perdre de l'argent.

Berdorf perd en effet d'un coup plus de 10% de sa population. L'OLAI a expliqué ce choix de calendrier: «Nous avons choisi les vacances de Noël pour faciliter le déménagement des enfants dans une nouvelle école», explique une porte-parole.

Les négociations avec l'OLAI sont également difficiles à d'autres égards. Dans la mairie de Berdorf, des factures impayées sont entassées pour le Centre Héliar, principalement pour l'eau et les égouts.

L'OLAI ne se sent toutefois pas responsable et fait référence à une gestion de la propriété spécifiquement définie. Du côté de la commune, pour Claude Oé, «c'est définitivement l'Etat qui doit payer».

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.