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Pas «d'effet vacances» sur les infections
Luxembourg 18.08.2021
Pandémie au Luxembourg

Pas «d'effet vacances» sur les infections

Alors que seules 8,2% des infections étaient attribuées aux voyages fin juin, leur part a triplé aujourd'hui. Mais cela ne veut pas dire que les touristes sont plus porteurs du virus.
Pandémie au Luxembourg

Pas «d'effet vacances» sur les infections

Alors que seules 8,2% des infections étaient attribuées aux voyages fin juin, leur part a triplé aujourd'hui. Mais cela ne veut pas dire que les touristes sont plus porteurs du virus.
Photo: AFP
Luxembourg 18.08.2021
Pandémie au Luxembourg

Pas «d'effet vacances» sur les infections

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Bien que les contaminations liées aux voyages à l'étranger représentent la deuxième origine pour les nouveaux cas covid pour la quatrième semaine consécutive, les dépistages positifs n'explosent pas au retour de lointains séjours. Le ministère de la Santé invite toutefois à la prudence.

Contrairement aux écoliers et étudiants du Grand-Duché, le covid ne prend pas de vacances. Qu'ils partent en Europe ou au-delà, les résidents luxembourgeois n'échappent pas au virus. Ainsi, la semaine passée, 21,8% des nouvelles infections étaient liées à des voyages à l'étranger, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé.

Depuis un mois, les allées et venues à l'extérieur du Luxembourg apparaissent comme la deuxième source de contamination dans les rétrospectives hebdomadaires. Ainsi, alors que moins d'une infection sur dix était attribuée à un déplacement en dehors du Grand-Duché lors de la dernière semaine de classe; les voyages pèsent maintenant pour un nouveau cas sur cinq.

Pourtant, «l'effet vacances» redouté au vu des différences entre les mesures sanitaires d'un pays à l'autre, n'apparaît pas à ce stade. Le cercle familial représente toujours, au Luxembourg, la source la plus importante de contaminations. Et si les départs et retours au Grand-Duché influent «indéniablement» sur les infections, le ministère de la Santé assure ce mercredi qu'il n'y a «pas un plus grand risque d'être infecté à l'étranger qu'au pays». 

Comme l'analysait déjà le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit, lors du dernier point épidémique, les autorités sanitaires rappellent que les contaminations restent imputables «au comportement de chacun» et non à la géographie. Respect des distances sanitaires, désinfection des mains, port du masque... des réflexes qui doivent rester de rigueur même à l'autre bout du monde.

«Difficile de dire si la fin des vacances va engendrer une hausse des infections ou non», souligne le ministère qui appelle toutefois «à la prudence et la responsabilité de chacun».


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Prof. Dr. Ulf Nehrbass, directeur du LIH et représentant de la Task Force COVID-19 Research Luxembourg