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Partager vos souvenirs et objets familiaux de la Première Guerre mondiale
Lettres, photographies, cartes postales, vêtements militaires, etc., seront numérisés sur place avant d'être restitués dans la foulée.

Partager vos souvenirs et objets familiaux de la Première Guerre mondiale

Photo: Guy Jallay
Lettres, photographies, cartes postales, vêtements militaires, etc., seront numérisés sur place avant d'être restitués dans la foulée.
Luxembourg 2 min. 14.03.2012

Partager vos souvenirs et objets familiaux de la Première Guerre mondiale

Le centenaire de la Première Guerre mondiale approche. Europeana organise une vaste collecte numérique pour rendre accessibles à tous des histoires vécues, documents et objets privés à travers le web. Au Luxembourg, le grand public pourra venir partager ses "souvenirs" de 1914-1918, le 6 mars à la Bibliothèque nationale.

Le centenaire de la Première Guerre mondiale approche. Europeana organise une vaste collecte numérique pour rendre accessibles à tous des histoires vécues, documents et objets privés à travers le web. Au Luxembourg, le grand public pourra venir partager ses "souvenirs" de 1914-1918, le 6 mars à la Bibliothèque nationale.

"Ce sera un enrichissement de l'historiographie luxembourgeoise d'avoir le pouls de la population luxembourgeoise pendant la Première Guerre mondiale", s'est réjouie déjà Monique Kieffer lors de la présentation dans ses murs, lundi, du vaste projet de collecte numérique initié par Europeana (la grande bibliothèque européenne numérique) et intitulé "Centenaire de la Première Guerre mondiale, Histoires vécues".

La directrice de la Bibliothèque nationale a expliqué que "traditionnellement quand on organise une commémoration, on fait appel à des spécialistes, des historiens politologues, etc. Ici l'approche est différente: on fait appel au grand public". Afin qu'il partage tous les souvenirs familiaux datant de 1914-1918 en sa possession.

Des Journées d'action dans dix pays européens

Le mardi 6 mars de 9 heures à 19h30, les lettres, photographies, cartes postales, vêtements militaires, etc., seront numérisés sur place avant d'être mis en ligne sur www.europeana1914-1918.eu. Les objets sont directement restitués.

En 2011, "on espérait avoir 5.000 objets en Allemagne, on en a collecté 25.000!", témoigne Aubéry Escande de la Fondation Europeana, en précisant que la collecte numérique s'était déroulée dans neuf villes et que 700 visiteurs avaient répondu présent.

Jusqu'en 2014, la collecte se poursuivra dans dix pays. En ce printemps 2012, des journées d'action sont déjà programmées dans cinq pays européens: le Luxembourg (6 mars), la Grande-Bretagne (10 mars), l'Irlande (21 mars), la Slovénie (28 mars) et le Danemark (24 avril).

La Bible qui sauva la vie du soldat Kurt Geiler

Venu lundi à Luxembourg à la place de son père aujourd'hui âgé de 84 ans, le Berlinois Markus Geiler sort une Bible d'une jolie boîte en carton et lance: "Si mon grand-père ne l'avait pas eue devant sa tête, je ne serais pas assis là!"

La Bible en question est lacérée sur toute la largeur de sa tranche par un éclat de grenade qui y est toujours coincé! Et à Markus de raconter comment, une nuit de 1917, quelque part dans une tranchée du nord-est de la France, "son grand-père dormait, la tête sur une sacoche dans laquelle se trouvait la Bible. Une attaque à la grenade a détruit l'abri entier. Tous les soldats de sa compagnie y ont laissé la vie. C'était pour mon grand-père la confirmation que Dieu l'avait protégé. Il a ensuite gardé la Bible mais a été blessé deux fois par après".