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Parce que chaque goutte compte
Luxembourg 3 min. 11.03.2021 Cet article est archivé

Parce que chaque goutte compte

Pour tout le mois de mars, le pays espère recevoir de quoi ''piquer'' contre le coronavirus à 43.000 reprises.

Parce que chaque goutte compte

Pour tout le mois de mars, le pays espère recevoir de quoi ''piquer'' contre le coronavirus à 43.000 reprises.
Photo : dpa
Luxembourg 3 min. 11.03.2021 Cet article est archivé

Parce que chaque goutte compte

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Les vaccins anti-covid se faisant attendre, pas question de gâcher la moindre dose. Le ministère de la Santé a d'ailleurs listé des consignes à destination des centres de vaccination.

De retards de livraison en déboires sanitaires, les vaccins anti-covid n'arrivent pas à l'allure et dans les quantités espérées. Aussi, pour les équipes en charge de la campagne vaccinale, il n'est pas question de perdre la moindre goutte de sérum. Et la règle vaut notamment pour les quatre centres de vaccination désormais ouverts. Que ce soit à Esch, Mondorf, Ettelbrück ou au centre Victor-Hugo à Luxembourg, il est inenvisageable d'avoir à jeter une dose à la fin de la journée vient de rappeler Paulette Lenert (LSAP) alors que près de 48.900 doses ont déjà été administrées au pays.


(FILES) This file photo taken on January 15, 2021 shows vials of Pfizer-BioNTech vaccine for Covid-19, stored at -70 � in a super freezer of the hospital of Le Mans, northwestern France as the country carry on a vaccination campaign to fight against the spread of the novel coronavirus. - The EU will receive an extra four million BioNTech/Pfizer doses over the next two weeks to douse virus "hotspots" in the bloc, European Commission chief Ursula von der Leyen said on March 10, 2021. (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)
Pour mars, l'UE promet quatre millions de vaccins en plus
Et toutes ces doses anti-covid proviendront de BioNTech/Pfizer. L'annonce de ce surcroît de livraisons a été faite, mercredi, par la présidente de la Commission européenne.

Ainsi, la ministre de la Santé a-t-elle reprécisé la procédure en place afin que la dose restante puisse être traitée. Au député Sven Clement (Pirate) qui l'interrogeait à ce sujet, elle précise même que la consigne «a bien fonctionné jusqu'à présent». Tant mieux, car si le gouvernement veut atteindre l'objectif défini de vacciner 69.887 personnes d'ici la fin mars, chaque injection compte.

Aussi, à chaque fin de journée, le responsable de centre doit en priorité proposer les doses restantes «au personnel du centre de vaccination». D'abord à ceux qui seraient susceptibles d'être ''piqués'' dans la phase en cours (selon âge ou comorbidités) et ensuite aux agents présents qui n'appartiendraient pas à la catégorie prioritaire du moment.

Si au fond d'un flacon, il reste de quoi immuniser un résident, le responsable de site peut contacter à l'extérieur des personnes des catégories prioritaires. Il peut également être fait appel au 112 pour savoir si, dans les environs, ne traîneraient pas des soignants, des infirmiers, des pompiers ou des ambulanciers. Ces catégories professionnelles étant les seules à pouvoir bénéficier d'une injection anti-covid.

Enfin, si vraiment toutes ces démarches ont été vaines, alors contact peut être pris avec toute «personne n'entrant pas dans les catégories mentionnées». Cependant, pas question de passe-droit familial, a tranché la ministre de la Santé. Pas question de proposer la vaccination à des sujets ayant un lien de parenté que ce soit «avec le responsable du centre de vaccination, le pharmacien, le coordinateur administratif ou le représentant communal» nécessaires au bon fonctionnement du centre de vaccination.


Pas de vaccin prioritaire pour les sans-abris
La condition sociale des personnes n'entre pas en compte dans le rang d'accès au vaccin anti-covid. Le ministère de la Santé souhaitant toujours ne s'appuyer que sur l'état de santé et l'âge des potentiels bénéficiaires.

Des règles strictes dont chacun des intervenants en centre, professionnels ou bénévoles, a connaissance. Des lignes de conduite écrites désormais noir sur blanc et qui pourront éviter certains faux pas, à l'image des vaccinations indûment distribuées dans certains hôpitaux du pays.

Des erreurs d'orientation (aux hôpitaux Robert-Schuman notamment) qui ne seront pas sans conséquences administratives, mais qui pourraient aussi être sanctionnées par la justice

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