Changer d'édition

Le panachage vaccinal devra encore attendre
Luxembourg 2 min. 24.06.2021
Pandémie au Luxembourg

Le panachage vaccinal devra encore attendre

Si le Luxembourg attend la recommandation officielle de l'Agence européenne des médicaments, le gouvernement a déjà reçu le feu vert du conseil supérieur des maladies infectieuses.
Pandémie au Luxembourg

Le panachage vaccinal devra encore attendre

Si le Luxembourg attend la recommandation officielle de l'Agence européenne des médicaments, le gouvernement a déjà reçu le feu vert du conseil supérieur des maladies infectieuses.
Photo: AFP
Luxembourg 2 min. 24.06.2021
Pandémie au Luxembourg

Le panachage vaccinal devra encore attendre

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Alors que certains Etats membres administrent deux doses différentes contre le covid-19 à leur population, le Luxembourg indique jeudi qu'il n'utilise pas cette méthode. Ce qui pourrait changer avec l'avis de l'Agence européenne des médicaments, attendu pour «fin juin».

Le souhait politique de voir s'accélérer la campagne de vaccination au Luxembourg se trouve une nouvelle fois suspendu aux conclusions de l'Agence européenne des médicaments. Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de la Santé indique en effet vouloir attendre la recommandation officielle européenne avant de se lancer dans une «vaccination hétérologue, parfois appelée 'mix and match'». Autrement dit, dans la possibilité d'injecter à un même patient deux sérums différents dans son schéma vaccinal contre le covid-19.

Si cette méthode est d'ores et déjà appliquée en Allemagne, au Danemark ou en France, elle n'est «pas encore appliquée à ce stade» au Luxembourg, précise le ministère de la Santé qui ne cache pas son souhait de mettre en place un système analogue au vu de la «réponse immunitaire satisfaisante» enregistrée dans des études menées en Allemagne et en Espagne. Et la Villa Louvigny de préciser que «dès que la position de l’EMA sera connue, le gouvernement avisera si la stratégie vaccinale doit être adaptée». Le verdict est officiellement attendu «fin juin».


Les vaccins efficaces contre les variants selon l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé a indiqué ce jeudi que les sérums homologués sont fiables malgré le fort taux de contagion de certaines souches. Mais elle appelle toutefois à la prudence.

Dans son avis rendu en fin de semaine dernière, le conseil supérieur des maladies infectieuses (CSMI) ouvre la voie à ce panachage vaccinal en recommandant «pour les moins de 55 ans sans critère de vulnérabilité, une vaccination entreprise avec Vaxzevria et poursuivie par une dose de Comirnaty, dans un délai de 8 à 12 semaines». Autrement dit, les résidents volontaires ayant reçu une dose d'AstraZeneca pourront recevoir une dose de Pfizer/BioNTech. Idem en ce qui concerne les personnes ayant présenté «un syndrome thromboembolique profond avec thrombopénie suite à une première dose de Vaxzevria».

Selon une étude de l'université d'Oxford, lancée en février, il apparaît que les patients ayant reçu une dose d'AstraZeneca puis une de Pfizer/BioNtech sont plus nombreux à développer des effets secondaires comme de la fatigue, des maux de tête ou encore des douleurs musculaires. Ces symptômes seraient toutefois bénins et disparaîtraient dans la plupart des cas au bout de 48 heures. Des conclusions qui viennent corroborer les résultats obtenus dans les études menées en Espagne et en Allemagne. Pour mémoire, en mai dernier, Paulette Lenert (LSAP), ministre de la Santé, assurait que l'option était sur la table, mais qu'elle n'était pas prioritaire.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Les autorités sanitaires s'attendent à voir diminuer les arrivées de flacons de sérum anti-covid. Jusqu'à fin septembre, pas plus de 63.300 doses seraient ainsi à recevoir. Mais rien d'inquiétant.
A l'étude depuis le mois de mai, la possibilité d'injecter deux vaccins différents à un même patient deviendra réalité à compter de vendredi, indique Paulette Lenert. La ministre de la Santé mise notamment sur cette mesure pour renforcer les effets de la vaccination face aux variants.
Used vaccine vials that contained (L-R) Pfizer-BioNTech, Moderna and AstraZeneca Covid-19 vaccines are pictured at the Skane University Hospital vaccination centre in Malmo, Sweden, on February 17, 2021. (Photo by Johan NILSSON / TT NEWS AGENCY / AFP) / Sweden OUT
Alors que le Luxembourg vient d'entamer la dernière phase de son plan qui prévoit que les résidents âgés de 18 ans soient invités à recevoir une injection début juillet, la possibilité d'élargir la campagne aux travailleurs allemands, belges et français se dessine.
TC,Corona-Impfzentrum Victor Hugo Halle. Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort
Pour l'heure, le Luxembourg repousse l'idée de changer de vaccin entre deux injections anti-covid. Mais Paulette Lenert ne ferme pas définitivement la porte à cette option si des études probantes établissaient une bonne efficacité immunitaire.
(FILES) In this file photo taken on January 22, 2021 Empty vials of the Pfizer-BioNTech Covid-19 disease vaccine are displayed at the regional corona vaccination centre in Ludwigsburg, southern Germany. - The United States is expected to authorize the Pfizer-BioNTech Covid-19 vaccine for children age 12 and up by early next week, US media reported on May 3, 2021. Pfizer has applied for emergency use authorization for its Covid vaccine for children and teenagers between ages 12 and 15, according to CNN, citing a government official. (Photo by THOMAS KIENZLE / AFP)
Annoncé lundi soir par le gouvernement, le retrait temporaire de l'utilisation du sérum créé par le laboratoire suédo-britannique est suspendu à la conclusion de l'agence européenne du médicament (EMA) qui doit se prononcer jeudi. Ce qui pousse le gouvernement à prévoir une possible «adaptation».