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Un Luxembourgeois positif au Omicron, mais...
Luxembourg 2 min. 08.12.2021
Covid-19

Un Luxembourgeois positif au Omicron, mais...

Le LNS a les capacités d'analyser 2.000 échantillons par semaine. Voire plus si nécessaire...
Covid-19

Un Luxembourgeois positif au Omicron, mais...

Le LNS a les capacités d'analyser 2.000 échantillons par semaine. Voire plus si nécessaire...
Photo : dpa
Luxembourg 2 min. 08.12.2021
Covid-19

Un Luxembourgeois positif au Omicron, mais...

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Pas faute de la rechercher, mais la nouvelle souche apparue en Afrique du Sud fin novembre n'a toujours pas été repérée parmi les échantillons covid+ au Grand-Duché. Même si le pays vient de se faire une petite frayeur.

Alerte, alerte : un Luxembourgeois testé positif au variant Omicron. Certains médias sont allés un peu vite en besogne, ce mercredi, en relayant l'information que la souche virale qui fait l'actualité depuis deux semaines était arrivée au Grand-Duché. Faux, archi-faux et voilà même le Laboratoire national de Santé (LNS) obligé d'apporter si ce n'est un démenti, au moins des précisions sur cette breaking (fake-)news : « Il n'y a aucune preuve de cas d'Omicron circulant au Luxembourg, en date du 8 décembre 2021 (10h)».


This photograph taken on December 1, 2021 shows syringes and a screen displaying Omicron,  the name of the new covid 19 variant in Toulouse, southwestern France. (Photo by Lionel BONAVENTURE / AFP)
Des nouvelles rassurantes sur Omicron
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L'alerte est en fait venue d'une plateforme de signalement sanitaire internationale, Gisaid. Celle-ci a bel et bien référencé un cas covid+ luxembourgeois au variant le plus surveillé du moment. Sauf qu'il n'est pas apparu au Grand-Duché... mais en Belgique. Il s'agit, selon le LNS, d'un «expatrié luxembourgeois étudiant à Bruxelles avec l'adresse enregistrée dans la base de données au Luxembourg». La nuance est d'importance donc.

En contact avec les autorités belges, le Luxembourg a reçu plusieurs assurances.  Primo, sur l'origine de la contamination : «Le cas a déclaré avoir été en contact avec des cas positifs dans son environnement professionnel». Secundo, sur l'état actuel de la personne infectée : «à l'isolement à Bruxelles». Tertio, sur de possibles contacts avec son pays d'origine : «Il n'a pas voyagé au Luxembourg dans les semaines précédant l'infection». De quoi soulager le pays où, déjà 902.000 cas de contamination au SARS-CoV2 ont été repérés depuis mars, causant 888 décès.


online.fr, Henry-Michel Cauchie, Wasserproben in Corona-Zeiten, Kläranlage, centre eaux de station épuration, Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
«Coronastep reste la meilleure prédiction sanitaire»
Oui, les concentrations virales détectées dans les eaux usagées des Luxembourgeois permettent d'évaluer le véritable degré de contamination covid de la population. En 17 mois de mesures, le LIST en a bien la preuve.

Et si le ministère de la Santé peut souffler (comme le reste de la population), le Laboratoire national de santé est également ravi d'avoir pu clarifier ce cas. En effet, depuis le début de la crise, ses laboratoires sont mis à contribution pour séquencer les échantillons positifs au covid. Une opération menée jour après jour et permettant d'identifier la circulation des différents variants. Donc, non, le variant Omicron n'a pas échappé à la vigilance de ses équipes. Et, soit dit en passant, le variant Delta reste la seule et unique déclinaison du virus encore et toujours repérée dans les analyses des nouvelles infections. 

En l'état, l'unité de microbiologie génomique et moléculaire du LNS se dit en mesure de pouvoir assurer une détection précoce des variantes suspectes d'Omicron «dans les 24 heures suivant la réception des échantillons». Tout cas probable repéré une première fois par RT-PCR, devant alors être confirmé par séquençage. 

Pour l'heure, le Laboratoire national de santé est équipé pour gérer l'analyse de 2.000 échantillons positifs par semaine. Mais, «un plan d'expansion» de cette capacité pourrait être envisagé «si le besoin s'en fait sentir dans les semaines à venir», indique l'institution basée à Dudelange.


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