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Omicron exige des tests plus fréquents
Luxembourg 4 min. 03.02.2022 Cet article est archivé
Pandémie

Omicron exige des tests plus fréquents

La fenêtre de temps dans laquelle les tests rapides antigéniques peuvent détecter une infection a été réduite par le variant Omicron.
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Omicron exige des tests plus fréquents

La fenêtre de temps dans laquelle les tests rapides antigéniques peuvent détecter une infection a été réduite par le variant Omicron.
Photo: dpa
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Omicron exige des tests plus fréquents

Le variant Omicron, majoritaire au Luxembourg depuis fin décembre, change aussi la donne pour le dépistage avec des tests rapides selon le professeur Dirk Brenner.

(tb avec Maximilian RICHARD) Depuis près d'un an, les tests rapides antigéniques sont un élément décisif dans la lutte contre la pandémie. Ils sont désormais utilisés dans pratiquement tous les domaines dans notre pays. Toutefois, l'apparition du variant Omicron, dominant à 86% début janvier, fait apparaître de nouvelles incertitudes.


A medical staff member prepares swab samples for examination in the PCR laboratory at the Robert Bosch Hospital in Stuttgart, southern Germany, on February 2, 2022 amid the ongoing coronavirus pandemic. (Photo by THOMAS KIENZLE / AFP)
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En effet, les tests détectent moins bien une infection Omicron qu'ils ne le faisaient avec les variants précédents. Mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter, comme l'explique le professeur Dirk Brenner, directeur de l'immunologie expérimentale et moléculaire du Luxembourg Institute of Health (LIH) et de l'immunologie et de la génétique à l'Université du Luxembourg. Selon le scientifique, les tests permettent de détecter Omicron, mais la charge virale serait comparativement plus faible: «Cela signifie que la fenêtre dans laquelle on peut détecter le virus est plus petite par rapport au Delta.»

Se tester régulièrement

En effet, pour qu'un test indique un résultat positif, une certaine concentration de virus doit être présente dans un échantillon. Un test unique, appelé test libre, n'a donc pas beaucoup de sens, surtout avec le variant Omicron. Seuls des tests réguliers, plusieurs fois par semaine, permettraient de compenser les faiblesses des tests rapides et de détecter les infections de manière fiable. 

Des tests fréquents pourraient ainsi garantir que la fenêtre temporelle dans laquelle la charge virale est suffisante pour les tests soit également atteinte en cas d'infection. C'est ce que montre actuellement l'expérience dans les écoles du pays, où les élèves se testent plusieurs fois par semaine, selon Dirk Brenner. Pour pouvoir exclure une infection avec plus de certitude, il faudrait donc commencer à se tester plusieurs jours à l'avance, par exemple avant de rendre visite à une personne vulnérable.

Selon les premières constatations, le mode de prélèvement semble également jouer un rôle dans la détection d'Omicron. En effet, une infection peut éventuellement être détectée plus tôt dans la gorge que dans le nez. Selon Dirk Brenner, les données sont toutefois encore rares. L'importance de la différence de temps lors de la détection n'a pas encore pu être déterminée avec exactitude.

Pour le scientifique, le fait que la charge virale augmente d'abord dans la gorge n'est probablement pas d'une importance capitale pour les procédures de test et la lutte contre la pandémie. «Le critère décisif reste le dépistage régulier. Une chose est claire : les tests rapides détectent également Omicron par un prélèvement nasal».

Les autotests devraient donc continuer à être utilisés comme prévu, souligne Dirk Brenner. La plupart des produits disponibles dans le commerce sont conçus pour les prélèvements nasaux. Ils ne devraient pas être utilisés pour effectuer un frottis de gorge - même si cela pourrait théoriquement donner un résultat fiable. «Je pense que c'est difficilement réalisable pour un profane. Il faut en effet toucher la paroi arrière du pharynx, ce qui est plutôt difficile», explique le scientifique. Dans les tests du commerce, les bâtonnets sont plus courts, ce qui entraîne un risque supplémentaire d'étouffement. 

Miser sur les bons tests

Des différences de qualité existent aussi selon les tests rapides, souligne Dirk Brenner. Tous les tests disponibles dans le commerce ne se valent pas. Une liste de tests rapides recommandés par la Santé est un bon point de repère pour savoir quels tests sont fiables.

Une liste de l'institut allemand Paul-Ehrlich donne également un aperçu plus détaillé de la sensibilité et de la spécificité de différents tests. L'institut a analysé un grand nombre de produits disponibles dans le commerce et les a comparés à la méthode PCR, dont la fiabilité n'est plus à prouver.

Lors de l'achat, il convient donc de recourir aux tests rapides recommandés, conseille également Dirk Brenner. «Les autres tests ne sont pas forcément mauvais. Toutefois, en les recommandant, on a la certitude qu'il s'agit d'un test de haute qualité».

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