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Où vivent les étrangers et les Luxembourgeois?
Luxembourg 2 min. 20.06.2017

Où vivent les étrangers et les Luxembourgeois?

Maurice FICK
Maurice FICK
Dans quelles communes résident les étrangers lorsqu'ils vivent et travaillent au Luxembourg? Où s'installent plutôt les Luxembourgeois? Qui fait combien de kilomètres en moyenne par jour pour aller travailler? Une nouvelle étude du Statec répond à ces questions et cartographie la répartition des principales nationalités dans les communes.

Au Luxembourg, 48% des résidents sont des étrangers issus de 170 nationalités. Ce chiffre n'a cessé d'augmenter ces dernières années (Les Français ont connu la plus forte hausse depuis le recensement de 2001) et fait qu'aujourd'hui le Grand-Duché est le pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avec le plus fort pourcentage d'étrangers. Cette étude du Statec s'appuie sur le recensement de 2011 et n'intègre pas les 153.000 frontaliers qui travaillaient alors au Luxembourg mais sans y vivre.



L'étude axée sur la répartition des différentes nationalités, prend en compte la structure urbaine et l'accessibilité à l'emploi. Il en résulte que les diverses nationalités se répartissent de manière très inégale sur la carte du Luxembourg. Dans certaines communes des nationalités sont très présentes tandis que d'autres sont quasi absentes. On retiendra que:

  • Dans 18 communes, il y a une surreprésentation des étrangers (jusqu'à 1,5 fois la moyenne): c'est le cas à Luxembourg-Ville (65% des habitants de la capitale sont étrangers) et sa proche couronne, comme dans les principales communes du Bassin minier, à Beaufort, Echternach, Ettelbruck, Larochette et Wiltz.
  • Dans une vingtaine de communes, il y a, au contraire, une nette sous-représentation d'étrangers (moins de 24%). C'est le cas dans plusieurs communes du Nord et de l'Est du pays, dans les environs d'Useldange, à Mondercange et Reckange-sur-Mess.

L'étude montre clairement que les Luxembourgeois sont «peu présents dans les communes densément peuplées», les grands pôles d'emploi (Luxembourg-Ville concentre 66.500 emplois et Esch-sur-Alzette 9.900 emplois) et les communes avec la plus forte accessibilité aux emplois. Un éloignement qui «semble davantage choisi que subi». Ils préfèrent être un peu moins près de leur lieu de travail mais vivre plus loin du bruit et de la pollution.

La répartition des Portugais (16% des habitants du pays) est très différente. 43,2% d'entre eux vivent dans ce que l'étude appelle la «seconde couronne» de la capitale qui s'étend jusqu'aux communes du Sud et de l'Est du pays et jusqu'au sud de la Nordstad. Les Portugais sont «très présents dans les communes denses et très denses mais aussi les petits pôles d'emploi» comme Wiltz, Echternach et la Nordstad.

Les Français sont «très largement surreprésentés dans les communes denses et les grands pôles d'emploi». Près de 43% d'entre eux vivent dans la capitale et 56% y travaillent.

Domicile-travail: qui parcourt la plus longue distance?

L'étude révèle que les salariés luxembourgeois sont ceux «qui parcourent en moyenne les plus longues distances domicile-travail», soit 16,3 km. Les salariés allemands effectuent en moyenne 13,1 km.

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