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Nouveaux droits à venir pour les frontaliers belges
Luxembourg 2 min. 20.05.2019 Cet article est archivé

Nouveaux droits à venir pour les frontaliers belges

En pleine campagne électorale pour les législatives, le Premier ministre belge Charles Michel évoque déjà «les nombreux avantages attendus» d'un texte en cours de négociation.

Nouveaux droits à venir pour les frontaliers belges

En pleine campagne électorale pour les législatives, le Premier ministre belge Charles Michel évoque déjà «les nombreux avantages attendus» d'un texte en cours de négociation.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 20.05.2019 Cet article est archivé

Nouveaux droits à venir pour les frontaliers belges

Bruxelles et Luxembourg se sont accordés, samedi, afin de «relancer les négociations» destinées à revoir le cadre légal régissant l'imposition des résidents belges travaillant au Grand-Duché. Notamment en ce qui concerne le télétravail. Aucune fumée blanche n'est toutefois à signaler.

(Jmh) - Pour maintenir son attractivité auprès des frontaliers, le Luxembourg s'est engagé dans une politique de modernisation de ses conditions de travail. Dernier exemple en date avec le premier pas réalisé ce week-end avec la Belgique afin de réviser la convention fiscale liant les deux pays. Particulièrement les aspects liés à l'imposition des personnes physiques. 

Si aucune date quant au début réel des discussions n'est avancée, les échanges devraient principalement porter sur la hausse du nombre de jours de télétravail autorisé. De 24 à l'heure actuelle, leur nombre devrait passer à 48. Soit l'équivalent d'un jour de télétravail par semaine, la Belgique prenant comme référence quatre semaines de congés annuels. L'idée de 69 jours de télétravail,  un temps évoquée, a définitivement été abandonnée.

Campagne électorale en Belgique

Côté luxembourgeois, aucune information quant à la conclusion des discussions en cours n'est avancée. La plus grande réserve est même de mise, puisque le ministère des Finances, contacté lundi, indique «qu'il est trop tôt pour communiquer sur les détails». Une prudence que ne partage pas Charles Michel, cité par la presse belge, qui annonce d'ores et déjà que cet accord permettra «de mieux concilier vie privée et vie professionnelle», le Premier ministre n'hésitant pas non plus à indiquer que le texte à venir constituera «un outil important en matière de flexibilisation du travail».

En pleine campagne électorale pour les législatives du 26 mai, le Premier ministre n'hésite pas à indiquer que «de nombreux bénéfices sont attendus», allant de «la qualité de vie des travailleurs transfrontaliers et de leurs proches» en passant par «l'amélioration de la mobilité» et «un impact positif sur l'environnement».

Pour rappel, le développement du télétravail au Grand-Duché figure dans l'accord de coalition, «afin de pouvoir concilier encore davantage vie familiale et vie professionnelle» et «trouver un traitement fiscal adéquat». Actuellement, les régimes en vigueur varient d'un pays à l'autre, variant entre  19 jours de télétravail autorisés par an en Allemagne, contre 24 en Belgique et 29 en France depuis le 1er janvier 2019 et l'entrée en vigueur de la nouvelle convention fiscale


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