Changer d'édition

«Nous préparons le pays à être en top forme»
Luxembourg 4 min. 26.04.2017 Cet article est archivé
Le ministre des Finances à la Chambre

«Nous préparons le pays à être en top forme»

Pierre Gramegna a expliqué que l'emploi continuera d'augmenter au Luxembourg cette année (3,2%) et l'an prochain (3,4%).
Le ministre des Finances à la Chambre

«Nous préparons le pays à être en top forme»

Pierre Gramegna a expliqué que l'emploi continuera d'augmenter au Luxembourg cette année (3,2%) et l'an prochain (3,4%).
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 4 min. 26.04.2017 Cet article est archivé
Le ministre des Finances à la Chambre

«Nous préparons le pays à être en top forme»

Maurice FICK
Maurice FICK
«Le Luxembourg remplit et surpasse tous les critères européens», a assuré Pierre Gramegna en présentant le Programme de stabilité et de croissance (2017-2021). Les «chiffres sont bons» et le gouvernement table sur une «nouvelle accélération de créations d'emplois» en 2017 et 2018.

Par Maurice Fick

«Le Luxembourg remplit et surpasse tous les critères européens», a assuré le ministre des Finances, Pierre Gramegna, en présentant la version actualisée du Programme de stabilité et de croissance pour la période allant de 2017 à 2021. Les «chiffres sont bons» et le gouvernement table sur une «nouvelle accélération de créations d'emplois» en 2017 et 2018.

«Nous préparons le pays à être en top forme», a lancé mercredi après-midi aux députés Pierre Gramegna alors que le matin même Xavier Bettel avait dressé un état de la Nation fort positif à la même tribune.

Les «mesures prises au cours des trois dernières années» par le gouvernement Bettel et la bonne conjoncture actuelle de la zone Euro (croissance de 1,8% prévue en 2018) permettent au Luxembourg d'avoir de «bons chiffres». Ils confirment en grande partie les prévisions du budget de l'Etat 2017 que Pierre Gramegna avait présenté en octobre, il y a six mois.

Par rapport aux perspectives prévues dans la «note au formateur» qu'on lui avait mise sous les yeux fin 2013 -lorsqu'il a pris son portefeuille- l'amélioration est nette. La tendance a été clairement inversée. Au lieu d'être dans le rouge entre 2014 et 2016 «nous avons réalisé une amélioration de 4,5 milliards d'euros ou 8,8% du PIB», souligne à deux reprises le ministre des Finances en rajoutant: «Et ce malgré la perte de TVA du commerce électronique qui se montait à 700 millions d'euros en 2014 et 1 milliard d'euros en 2017.»

Des investissements historiquement hauts

Même la dette du Luxembourg se porte bien. Fin 2013, lorsque le gouvernement Bettel a pris les rênes, la dette de l'administration publique pesait 23,4% du PIB (10,889 milliards d'euros), trois ans plus tard elle représente 20% du PIB (10,853 milliards d'euros. «Durant toute la période allant jusqu'à 2021, elle restera toujours sous les 23%, même en cas de choc externe, assure le ministre des Finances.

De sorte que «nous avons de la marge» pour continuer à investir. «Pour que le pays soit en grande forme longtemps, nous avons, avant tout, mis l'accent sur la modernisation des infrastructures pour que la croissance soit qualitative.» Cette année, les investissements de l'Etat dépasseront «pour la première fois de l'histoire» les 2 milliards d'euros. Ce sont 14,6% de plus qu'un an auparavant. Des investissements qui grimperont en moyenne de 4% par an au Luxembourg (2,6% en moyenne dans la zone Euro).

La marge aurait aussi bien pu être utilisée pour réduire le déficit d'1 milliard de l'Administration centrale. «En investissant simplement moins et sans faire la réforme fiscale, on aurait pu économiser 900 millions d'euros et se rapprocher de l'équilibre», explique le ministre mais ce gouvernement planifie sur le long terme et «nous ne voulons pas d'austérité politique au Luxembourg

Le Luxembourg, l'élève modèle?

Dans le même cadre du «semestre européen», le Vice-Premier ministre et ministre de l'Economie, Etienne Schneider, a présenté dans la foulée et au pas de course, le Programme national de réforme (PNR). Pas de doute pour lui non plus, le pays est sur la bonne voie au vu des finances de l'Etat, d'un taux de chômage tombé à 6% et de la croissance économique qui perdure.

Etienne Schneider est revenu sur les objectifs que le Luxembourg s'est fixé à l'horizon 2020 comme de porter le taux d'emploi à 73% en favorisant l'emploi des femmes et des seniors. Ce taux est de 70,7% actuellement. Le gouvernement a encore du pain sur la planche pour parvenir à réduire le nombre de personnes menacées par la pauvreté ou l'exclusion sociale. Et pour réduire le décrochage scolaire à 10%. Aujourd'hui, 13,5% des élèves quittent l'école sans diplôme en poche.

Le ministre de l'Economie a répondu de manière amusée aux 2 recommandations formulées par la Commission européenne à l'encontre du Luxembourg en 2016. «Il n'y a pas un autre pays de l'UE qui n'a reçu que 2 recommandations», a souligné Etienne Schneider. La recommandation portant sur  la viabilité du système des pensions «n'entre pas en ligne de compte» aux yeux d'Etienne Schneider. Car une augmentation des cotisations, comme de l'âge de départ à la retraite, «ça n'arrivera pas avec ce gouvernement», a-t-il souligné.

Quant à la recommandation portant sur les obstacles à l'investissement au Luxembourg «elle me fait doucement rigoler» au vu de tous les efforts déployés par son gouvernement. «Je ne peux pas m'imaginer qu'avec les chiffres présentés par Pierre Gramegna il y ait encore deux recommandations à la prochaine échéance. Je pars plutôt du principe qu'il n'y en aura aucune» dans la boîte aux lettres cette année.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

L'heure du bilan a sonné pour les ministres Déi Gréng présents dans le gouvernement Bettel depuis 2013. Après cinq années à la tête du MDDI, François Bausch et Carole Dieschbourg semblent satisfaits de leur parcours au sein de cette coalition mais restent prudents sur l'avenir du Luxembourg en terme d'écologie et d'infrastructures.
Lorsque le ministre des Finances a présenté ce mercredi matin le Programme de stabilité et de croissance, il a clairement indiqué que son bilan était impressionnant. C'est également le point de vue d'Etienne Schneider, qui attire cependant l'attention sur les défis futurs.
Pierre Gramegna: Ein zufriedener Finanzminister.
Le ministre des Finances, Pierre Gramegna a présenté ce mercredi le dernier projet de budget de la coalition gouvernementale DP-LSAP-Les Verts devant la Chambre des députés. Dans un contexte économique favorable, le budget de l'Etat 2018 prévoit de «maintenir les investissements à un niveau élevé» et a été caractérisé par 3 maîtres-mots par le ministre: «qualité de vie, compétitivité et continuité».
Pierre Gramegna: «Sans renoncer à l’objectif d’assainissement des finances publiques, nous avons réussi à maintenir les investissements à un niveau élevé».
Il aura tout juste fallu 40 minutes à Pierre Gramegna, ministre des Finances, pour présenter le budget de l'Etat pour 2017 devant le parlement. Esquissant un tableau très positif de la situation dans laquelle se trouve le Luxembourg.
«Nous avons toutes les raisons d'envisager l'avenir avec optimisme», a estimé mercredi Pierre Gramegna en présentant le budget du gouvernement Bettel pour 2017.
Le ministre des Finances Pierre Gramegna a déposé mercredi au Parlement le projet de loi concernant le budget de l'État pour 2017. Un budget qui sera sous le signe de la réforme fiscale qui, d'après le gouvernement, devrait coûter 373 millions d'euros au fil des années à venir.
Dépôt du projet de loi concernant le budget des recettes et dépenses de l’Etat pour 2017 - Pierre Gramegna  - Photo : Pierre Matgé