Changer d'édition

"Nous ne voulons pas de système américain pour nos pensions!"
Luxembourg 2 min. 19.03.2012 Cet article est archivé

"Nous ne voulons pas de système américain pour nos pensions!"

"Nous ne voulons pas de système américain pour nos pensions!"

Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 2 min. 19.03.2012 Cet article est archivé

"Nous ne voulons pas de système américain pour nos pensions!"

Ils sont contre une détérioration du système de pension actuelle. Plus de 600 personnes, ont répondu à l'appel des sept syndicats qui ont organisé, lundi soir à Luxembourg, un meeting contre la réforme des pensions qui pénalisera demain les jeunes.

Ils sont contre une détérioration du système de pension actuelle. Plus de 600 personnes, ont répondu à l'appel des sept syndicats qui ont organisé, lundi soir à Luxembourg, un meeting contre la réforme des pensions qui pénalisera demain les jeunes.

"Avec ce meeting nous posons un signe et disons que nous ne sommes pas d'accord avec une dégradation de notre système de pension, qu'il existe des alternatives aux réductions des pensions et que le projet de réforme doit être modifié!" a lancé, Jean-Claude Reding, président de l'OGBL, aux personnes -dont très peu de jeunes- qui sont venus au Tramsschapp à Luxembourg-Limpertsberg.

En front uni, sept syndicats (OGBL, LCGB, CGFP, ALEBA, FNCTTFEL, FGFC et Syprolux) avaient organisé ensemble ce meeting de protestation contre la réforme des pensions en cours, avant qu'ils ne soient reçus, jeudi à la Chambre des députés.

Des retraites de 10 à 15% inférieures à aujourd'hui

Selon les syndicats, cette réforme prévoit par exemple qu'un salarié âgé de 60 ans en 2030 et qui pourra bénéficier d'une pension après 40 années de cotisation, verra le niveau de sa retraite diminuer de 4 à 5%. Pour celui qui démarre aujourd'hui et qui cotisera 40 ans, le montant de la retraite perçu sera de 10 à 15% inférieure à aujourd'hui."Qu'importe les exemples pris, il en ressort toujours une détérioration!", retient M. Reding.

Les syndicats espèrent fort que les hommes politiques et les députés "défendent l'intérêt des salariés et non des cercles patronaux qui ne sentent pas la crise, qui s'octroient des boni de plusieurs millions et qui aimeraient bien, en même temps, diminuer les salaires de leurs employés!" , a lancé un Jean-Claude Reding particulièrement remonté à la tribune.

"C'est un recul social"

Pour bénéficier des 43 ans de cotisation requis par la réforme projetée, les jeunes que l'ont pousse à poursuivre des études "devront travailler jusqu'à 65,66 ou 68 ans", a calculé l'OGBL. "C'est un recul social que les jeunes sentiront de plein fouet!" estime M. Reding.

"Si c'est nécessaire je suis sûr que vous êtes aussi prêts à manifester devant la Chambre des députés si ça ne fonctionne pas autrement!" a lancé Jean-Claude Reding à la foule qui lui a aussitôt répondu par un tonnerre d'applaudissements.