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Neuf expositions temporaires à découvrir cet été

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  • The Rape of Europe
  • Spirit of Shizen
  • Le passé colonial du Luxembourg
  • John Constable's English Landscapes
  • Nothing is Permanent
  • James Joyce in Luxemburg
  • Imaginer Servais - Vivre la littérature primée
  • Tacita Dean
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Neuf expositions temporaires à découvrir cet été

Neuf expositions temporaires à découvrir cet été
Actuellement dans les musées du Luxembourg

Neuf expositions temporaires à découvrir cet été


par Marc THILL/ 06.08.2022

Photo: Marc Wilwert

Art ancien et moderne, sculptures, histoire, littérature et nature. Il y en a pour tous les goûts. Les musées luxembourgeois ne se reposent pas.

Art ancien et moderne, sculptures, histoire, littérature et nature. Il y en a pour tous les goûts. Les musées luxembourgeois ne se reposent pas.


25.07.2022 Yog'Art in der Villa Vauban mit Chahra Djennas , Yoga und Kunst ,   Luxemburg , Foto: Marc Wilwert / Luxemburger Wort
L'art de méditer s'invite au musée
Cet été encore, la Villa Vauban, à Luxembourg-ville, propose un atelier associant art et yoga. Une activité originale pour (re)découvrir le musée. Reportage.

Alors que les arts de la scène se font plus discrets pendant les mois d'été, les musées puisent comme d'habitude dans leurs expositions temporaires.  C'est peut-être le bon moment pour visiter des expositions et rattraper ce que l'on a toujours voulu faire, mais que l'on n'a jamais eu le temps de faire dans le tumulte du quotidien.

1

Collections 2012-2022
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Le Musée de la forteresse Dräi Eechelen fête ses dix ans et expose à cette occasion au Fort Thüngen une sélection de ses nouvelles acquisitions de ces dix dernières années. Il s'agit d'objets qui manquaient certainement dans la collection de ce nouveau musée, mais aussi d'objets acquis pour les précédentes expositions temporaires du musée de la forteresse.

Vue de la forteresse du peintre de Coblence Johannes Jakob Diezler. Le tableau est une nouvelle acquisition du musée de la forteresse et est actuellement présenté dans l'exposition Collections 2012-2022.
Photo: Steve Eastwood

Des casques, des armes, des peintures de batailles, des portraits, des livres, des cartes anciennes et même un précieux ostensoir, autant d'objets qui ont trouvé leur chemin vers le musée par des voies parfois très aventureuses. Ce sont des legs, des donations et des achats sur des marchés d'art ou lors de ventes aux enchères, mais qui montrent que l'histoire peut s'attacher à des choses: un morion, un canon, un portrait du Roi-Soleil ou encore d'anciens numéros de la «Wäschfra», un journal satirique de l'époque de la forteresse.

Jusqu'au 12 mars 2023 au Musée Dräi Eechelen.

2

The Rape of Europe
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L'artiste et écrivain russe Maxim Kantor, né en 1957 à Moscou, expose une soixantaine d'«œuvres politiques», peintes entre 1992 et 2022, au Musée national d'histoire et d'art du Marché-aux-Poissons.


La polémique sur l'exposition du MNHA s'enflamme
L'asbl LUkraine s'insurge contre l'exposition «The Rape of Europe» au MNHA. Le musée dément les accusations.

Son exposition «The Rape of Europe» est conçue comme une réaction à la guerre en Ukraine qui, comme l'indique la brochure d'accompagnement du musée, a ramené les gens aux périodes les plus sombres de l'histoire européenne. Dans les œuvres de Maxim Kantor, on retrouve les traits expressifs et grotesques, mais aussi fantastiques, d'une peinture de la vieille Europe du 16e siècle. On reconnaît également les visions apocalyptiques d'un Jérôme Bosch et on constate les influences de Goya, Chagall et Delacroix.

Jusqu'au 16 octobre au Musée National d'Histoire et d'Art. Entrée libre, un don est demandé pour l'aide à l'Ukraine de la Croix-Rouge.

3

Spirit of Shizen
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L'Extrême-Orient attire le Musée d’histoire naturelle installé dans le Grund de Luxembourg-ville, qui explore les 72 microsaisons du Japon sous le titre «Spirit of Shizen». Ce sont de petits clins d'œil de la nature, l'éclosion des fleurs d'abricotiers, moins connue que celle des cerisiers, mais aussi le signe qu'une nouvelle période de l'année s'ouvre. 

On ne célèbre pas seulement la floraison des cerisiers, mais aussi celle des abricots, des pivoines et des hortensias, les couleurs et les odeurs des fleurs, les bruits de la nature. Les références aux vents et aux mouvements de la lune trouvent leur chemin dans un vocabulaire visuel, écrit et oral. C'est tout cela que raconte l'exposition "Spirit of Shizen" au Musée de la nature.
Photo: Chris Karaba

Une vie n'est vécue qu'une fois, mais l'immortalité de la nature se retrouve dans le cycle des saisons et des micro-années.  Les Japonais ramassent des feuilles colorées en automne et se laissent enchanter par la floraison des cerisiers Sakura au printemps. Celle-ci est assez soudaine et ne dure que très peu de temps, c'est donc comme un cadeau surprise, tandis que la recherche de feuilles colorées en automne est un passe-temps tranquille. L'exposition du musée présente des gravures sur bois en couleur du maître Utagawa Hiroshige (1797-1858), fait référence à la cérémonie du thé, permet d'admirer l'ikebana et un magnifique bonsaï orne la salle d'exposition.

Jusqu'au 28 août au MNHN.

4

Le passé colonial du Luxembourg
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Le Luxembourg n'a certes jamais été une puissance coloniale. Et pourtant, une certaine forme ou pratique de colonisation a longtemps été présente dans le pays. L'exposition spéciale «Le passé colonial du Luxembourg» retrace l'histoire, montre un passé qui n'est pas si lointain, et pourtant trop facilement oublié.


«Montrer l’implication du pays dans l’histoire coloniale»
Régis Moes, conservateur au Musée national d’histoire et d’art Luxembourg, nous dévoile les coulisses de l'exposition «Le passé colonial du Luxembourg» dont le vernissage a lieu ce jeudi soir.

En vertu de l'Union économique belgo-luxembourgeoise signée le 25 juillet 1921, les Luxembourgeois étaient assimilés aux ressortissants belges dans la colonie du Congo belge, qui appartenait au roi Léopold II. C'est de cette proximité qu'est née la forte présence des Luxembourgeois au Congo. C'est le point fort de l'exposition.

Jusqu'au 6 novembre 2022 au Musée national d'histoire et d'art au Marché-aux-Poissons.

5

John Constable's English Landscapes
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Capsules temporelles d'une époque révolue: la Villa Vauban présente des œuvres du peintre anglais John Constable, considérées comme des témoignages magistraux de la peinture de paysage du 19e siècle.

L'exposition John constable's English Landscapes à la Villa Vauban permet de voir de plus près l'un des principaux tableaux de l'œuvre de Constable : "Salisbury Cathedral from the Meadows".
Photo: Tate

 Mais l'exposition se concentre également sur la biographie de l'artiste, qui transparaît dans ses tableaux, et sur sa résonance. Une renommée magistrale, mais qui n'a peut-être pas encore suscité suffisamment de véritable enthousiasme sur le continent. Exposer Constable a tout son sens, car la peinture de paysage constitue, avec les portraits et les scènes de genre, le noyau de nos collections, a déclaré Guy Thewes, directeur de la Villa Vauban, lors du vernissage de l'exposition.

Jusqu'au 9 octobre à la Villa Vauban.

6

Nothing is Permanent
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Des stars de la scène internationale de la sculpture se sont réunies pour un parcours temporaire à travers la métropole du Minet, Esch/Alzette.

Mouvement, transformation, changement - comme l'indique le titre «Nothing is Permanent», le désir de nouvelles perspectives dans le patrimoine déjà existant flotte dans les rues et sur les places. Ou comme l'écrit la ville dans un document de position: «L'exposition interroge le rôle de l'art dans l'espace public dans un contexte urbain et sociétal en mutation constante». Tous les lieux sont accessibles gratuitement; outre la carte déjà disponible dans les centres d'information d'Esch, un site web créé de manière appropriée aide à se plonger encore plus profondément dans les travaux et la création générale des artistes.

Jusqu'au 11 novembre à Esch/Alzette.

7

James Joyce in Luxemburg
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À partir de huit lettres, cinq cartes postales et un télégramme écrits par James Joyce lors de son séjour de huit jours au Luxembourg en août 1939, une intéressante exposition sur l'écrivain irlandais a vu le jour à la Bibliothèque nationale, sous le commissariat du chercheur en littérature Gast Mannes.

Comment présenter une œuvre littéraire autrement que par l'écriture ? C'est la tâche à laquelle se sont attelées les Archives littéraires dans leur exposition actuelle.
Photo: Elena Arens

 «This is a lovely quiet rose-growing part of dirty old Europe ...» écrit l'auteur d'Ulysse à propos du Luxembourg, chaque mot de cette lettre, ainsi que d'autres lettres et cartes postales, ayant une portée particulière pour cette exposition. Chacune de ces descriptions devient en effet un indice, un petit clin d'œil du passé, qui tous ensemble donnent une impression vivante du séjour de l'écrivain au Luxembourg.

Jusqu'au 10 septembre à la Bibliothèque nationale. Entrée libre.

8

Imaginer Servais - Vivre la littérature primée
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Les 30 ans du Prix Servais. Le Centre National de Littérature de Mersch y jette un regard rétrospectif, mais pas du tout comme prévu. Intitulée «Imaginer Servais - Vivre la littérature primée», cette exposition met en lumière les livres qui ont reçu le prix littéraire de la Fondation Servais au cours des 30 dernières années.

Ce sont des collages sonores et des photos ou des installations de la photographe Véronique Kolber qui doivent permettre d'aborder ces 30 œuvres littéraires et d'éveiller la curiosité du visiteur pour le livre primé. Malheureusement, certains d'entre eux sont trop vite tombés dans l'oubli. Une sorte de fiche signalétique par œuvre littéraire - impressions, extraits, ambiances, contexte et tous les détails imaginables sur le livre lauréat et l'écrivain - est le point de départ qui a permis d'appréhender les livres primés un peu différemment que par la seule écriture.

«Imaginer Servais - Vivre la littérature primée», exposition jusqu'au 30 mars 2023 au Centre National de Littérature à Mersch. Entrée gratuite.

9

Tacita Dean
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Tacita Dean, née en 1965 à Canterbury, utilise différents médias comme le film, la photographie, le son, mais aussi le dessin, le graphisme et le collage. Son travail, dans lequel elle aborde un vaste panorama de thèmes, se caractérise par une observation minutieuse du temps, un regard précis sur l'histoire et l'amour des détails proches de la vie, comme le montre la double exposition que le Mudam lui consacre actuellement dans les deux grandes salles du premier étage.

Depuis 2011, son travail porte également sur le remplacement de la photographie analogique, ou du film analogique, par les médias d'images numériques, un sujet sur lequel elle a longuement écrit et parlé, décrivant la croissance exponentielle des images. «Un monde qui n'oublie pas disparaît dans son incapacité à oublier», dit-elle. 

Jusqu'au 5 février 2023 au Mudam.

Cet article a été publié pour la première fois sur wort.lu/de

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