«Ne pas rééditer les erreurs en matière de cannabis»
«Ne pas rééditer les erreurs en matière de cannabis»
(DH) - Pour ses 25 années d'existence, le Centre de prévention des toxicomanies (CePT) s'offre un nouveau nom. Dénommé désormais Centre national des préventions et des addictions (cnapa), il a profité de la présentation de son rapport d'activités 2019, ce mardi, pour réaffirmer les dangers liés aux dépendances.
Et en matière de cannabis récréatif, le centre a rappelé qu'il accompagnera le gouvernement dans sa démarche de légalisation tout en soulignant, par la voix d'Henri Grün, son président, «que la démarche risquait de faire croire qu'il est sans danger».
Le Dr Simone Stein, la vice-présidente, a, quant à elle, rappelé la position de l'association à l'égard du cannabis.
Pour rappel, le rapport de synthèse 2019 sur l'état du phénomène des drogues et des toxicomanies au Luxembourg indique, dans son dernier rapport, que huit consommateurs de drogue à usage récréatif sur dix consomment du cannabis.
Pour faire face à la nouvelle mission qui devrait lui incomber si le gouvernement ne fait pas marche arrière, le cnapa devrait être renforcé. A ce jour, il est composé d’une équipe de onze personnes (pour un budget de 1,5 million d'euros). «Certes, nous aurons besoin de personnel supplémentaire, mais tout dépendra de la dotation du gouvernement», précise le Dr Stein.
Pour ce qui est du service «Fro No» (infos dépendances - drogues - service d'aide), il a été sollicité à 164 reprises l'année dernière, en grande majorité pour des demandes de renseignements par téléphone qui «garantissent davantage l'anonymat».
A noter que près de la moitié des demandes émanent de femmes qui se renseignent principalement sur des consommations excessives d'alcool ou de cannabis.
Aux côtés de ses services d'information et de prévention, le CePT a procédé à des formations continues. Au total, 33 modules ont été dispensés à des professionnels issus de cadres scolaires ou autres. C'est ainsi que jusqu'à l'année dernière, 380 personnes de 45 écoles secondaires et 35 structures de jeunes, après avoir suivi la formation «Cannabiskoffer 2.0», font office de relais avec le centre de prévention.

