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N'oubliez pas de vacciner vos enfants
Luxembourg 2 min. 20.04.2020 Cet article est archivé

N'oubliez pas de vacciner vos enfants

Vacciner aujourd'hui, c'est protéger pour la vie entière. Alors autant ne pas négliger ce rendez-vous chez le généraliste ou le pédiatre.

N'oubliez pas de vacciner vos enfants

Vacciner aujourd'hui, c'est protéger pour la vie entière. Alors autant ne pas négliger ce rendez-vous chez le généraliste ou le pédiatre.
Photo : Shutterstock
Luxembourg 2 min. 20.04.2020 Cet article est archivé

N'oubliez pas de vacciner vos enfants

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Non, il n'existe toujours pas de piqure préventive contre le covid-19, mais le ministère de la Santé invite les parents à respecter le calendrier de vaccination. Histoire, notamment, d'éviter une autre épidémie.

(pj) Si la saison de la grippe tend à s'effacer, il n'empêche que le système de santé luxembourgeois n'apprécierait pas de devoir subir un autre front épidémique à l'heure où le covid-19 sévit encore. Aussi, à l'occasion de la semaine européenne de la vaccination, un petit rappel s'impose : Les  vaccinations chez le nourrisson et le jeune enfant doivent être poursuivies, selon le calendrier vaccinal recommandé, indique ainsi le ministère de la Santé.

«La peur de contracter le covid-19 pousse de nombreux parents à renoncer aux visites de contrôle chez le pédiatre et à repousser l’échéance des vaccinations pour leurs enfants», regrettent les autorités médicales. Pourtant, en cette période, ce réflexe est plus important que jamais. Et Paulette Lenert l'a rappelé, lundi : «D’autres maladies contagieuses dangereuses, voire mortelles, sont encore en circulation». Ainsi, il serait dommage que le Luxembourg ne subisse, dans les mois à venir une recrudescence de maladies, bien contrôlées jusqu’ici sur le territoire, comme la rougeole, la coqueluche ou certaines formes de méningite.

Et la crainte est légitime comme le souligne le Dr Françoise Berthet, directrice adjointe à la direction de la Santé et secrétaire du Conseil supérieur des maladies infectieuses. Ainsi, en 2019, le virus de la rougeole a causé une épidémie locale au Luxembourg, touchant 21 personnes âgées de 8 à 48 ans, dont trois ont nécessité une hospitalisation. «Une grande majorité de ces personnes n’étaient pas vaccinées ou incomplètement vaccinées contre la rougeole.» 

Une protection précoce est indispensable pour réduire le risque d’acquérir une infection évitable dès que possible, et elle est particulièrement importante pour la coqueluche, qui peut être mortelle chez le nourrisson. Idem pour certaines maladies invasives bactériennes, comme la méningite. De nombreuses vaccinations administrées chez le nourrisson et le jeune enfant, comme la vaccination contre l’hépatite B ou la rougeole, procurent en outre une protection tout au long de la vie. «Il n’y a donc aucun intérêt à repousser l’échéance des vaccinations recommandées!»

Sans oublier les seniors

La même incitation est valable pour l'ensemble des renouvellements périodiques de vaccination, chez l’enfant (à l’âge de 5 à 6 ans), chez l’adolescent et chez l’adulte (tous les 10 ans). C’est notamment le cas de la vaccination contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos ou la coqueluche. Quant à la prévention des infections à papillomavirus humain (HPV), la vaccination est recommandée aux filles et garçons âgés de 9 à 13 ans. 


01.04.2020, Niedersachsen, Braunschweig: Die Wissenschaftlerin Katharina Kleilein prüft im Labor des Life-Science-Unternehmens Yumab mit einer Farbreaktion, ob sich Antikörper auf einer Elisa Platte an ein Antigen gebunden haben. Das Startup-Unternehmen forscht zur Entwicklung menschlicher Antikörper und versucht so Medikamente gegen Covid-19 zu entwickeln. Foto: Ole Spata/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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Mais attention : la vaccination des personnes âgées ou à risque reste, quant à elle, recommandée sans délai, même en période pandémique. Un risque infectieux, comme la pneumonie à pneumocoque, n'étant surtout pas à négliger du côté des pensionnés.

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