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Moins de cas de maladie professionnelle reconnus
Luxembourg 2 min. 30.12.2019 Cet article est archivé

Moins de cas de maladie professionnelle reconnus

L'exposition à la poussière (amiante notamment) reste à l'origine de nombreuses maladies professionnelles.

Moins de cas de maladie professionnelle reconnus

L'exposition à la poussière (amiante notamment) reste à l'origine de nombreuses maladies professionnelles.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 30.12.2019 Cet article est archivé

Moins de cas de maladie professionnelle reconnus

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
En huit ans, les secteurs de l'industrie et du bâtiment ont été à l'origine de plus de 700 cas reconnus de maladie professionnelle. Mais, année après année, l'Association d'Assurance Accident valide un nombre toujours plus faible de déclarations.

Le travail, c'est la santé. A quelques exceptions près. Ainsi, la répétitivité de certains gestes, l'exposition à certains produits, le poids d'une charge (notamment) peuvent occasionner des troubles corporels ou psychiques pour le salarié. Dans ce cas, un formulaire de déclaration de maladie professionnelle doit être rempli par le médecin. A charge ensuite que l'Association contre les accidents professionnels (AAA) valide -ou non- le dossier pour ouvrir les droits à indemnisations. 

Ainsi, entre 2011 et 2018, pas moins de 3.711 déclarations de maladie professionnelle ont été enregistrées. Mais sur ce total, seuls 1.331 cas ont effectivement été reconnus comme tels. Soit 35% seulement.

Répondant, lundi, à une question parlementaire du député Mars di Bartolomeo (LSAP), le ministre de la Sécurité Sociale a détaillé l'ensemble des pathologies ayant entraîné des reconnaissances de maladie professionnelle. Selon les chiffres transmis par Romain Schneider (LSAP), les pathologies du dos arriveraient en 6e position du classement. Le top 5 enregistré sur sept ans étant le suivant :

  • 353 cas : paralysie des nerfs due à des pressions locales prolongées
  • 290 cas : maladies des gaines synoviales ou du tissu péritendineux ainsi que des insertions tendineuses ou musculaires (ayant nécessité l'abandon de toute activité en relation causale avec l'origine, l'aggravation ou la réapparition de la maladie)
  • 148 cas : affections provoquées par les vibrations des outils pneumatiques ou agissant de façon similaire
  • 98 cas : lésions méniscales dues à un surmenage des articulations du genou
  • 96 cas : asbestose ou affection de la plèvre par la poussière d'amiante. Intéressant à noter à l'heure où le Centre hospitalier Emile Mayrisch s'apprête à ouvrir une section «médecine environnementale» devant accueillir notamment les malades ayant été exposés à des sources de pollution.

Travailler plus longtemps inquiète salariés et patrons
L'allongement de la vie professionnelle est un «sujet de préoccupation», en termes de «santé», «d'usure professionnelle» ou «d'employabilité», selon une étude publiée ce jeudi.

Revu en 2016, le tableau récapitulant l'ensemble des maladies professionnelles reconnues au Luxembourg semble faire ses preuves. Depuis cette date, aucune demande spécifique sortant de cette nomenclature n'a en effet été déposée auprès de l'AAA. 

Par contre, la liste des secteurs économiques à l'origine des maladies professionnelles n'évolue guère non plus. Les employés de l'industrie et bâtiment restant les plus exposés à des risques sérieux pour leur santé. 



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