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Minute de silence au parlement: «Un réfugié n'est pas un terroriste»
Luxembourg 2 min. 17.11.2015 Cet article est archivé

Minute de silence au parlement: «Un réfugié n'est pas un terroriste»

Xavier Bettel, Premier ministre, a expliqué qu'il fallait s'engager davantage pour la liberté et la paix.

Minute de silence au parlement: «Un réfugié n'est pas un terroriste»

Xavier Bettel, Premier ministre, a expliqué qu'il fallait s'engager davantage pour la liberté et la paix.
Photo Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 17.11.2015 Cet article est archivé

Minute de silence au parlement: «Un réfugié n'est pas un terroriste»

Avant qu'elle ne siège, mardi après-midi, la Chambre des députés a observé une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris. Le Premier ministre a expliqué qu'«un réfugié n'est pas un terroriste et un terroriste n'est pas un réfugié».

(MF avec TJ) - Avant qu'elle ne siège, mardi après-midi, la Chambre des députés a observé une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris. Le Premier ministre a expliqué qu'«un réfugié n'est pas un terroriste et un terroriste n'est pas un réfugié».

Xavier Bettel a évoqué le destin tragique des «129 enfants, jeunes, femmes et hommes, qui laissent derrière eux une famille et des amis, 129 personnes qui ont été arrachées à la vie d'une manière brutale» lors des attentats de Paris le 13 novembre 2015. Mais il a également fait référence, dans son discours aux 43 victimes du terrorisme à Beyrouth jeudi dernier, aux 224 personnes victimes du crash de l'A321 russe en Egypte, et, plus généralement, aux très nombreux innocents victimes d'atrocités lors de conflits dans le monde entier.

Silence absolu à la Chambre des députés à Luxembourg, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris.
Silence absolu à la Chambre des députés à Luxembourg, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris.
Photo: Anouk Antony

«La haine, la violence et le terrorisme sont une réalité contre laquelle nous devons nous prémunir. Nous devons sans cesse nous engager afin que la paix et la liberté soient maintenus sur notre continent», a rappelé le Premier ministre.

Xavier Bettel a expliqué que «l'Etat islamique n'a rien à voir avec l'islam» et qu'il fait usage abusif des valeurs de l'islam pour imposer les siennes.

«Le devoir d'aider ces gens qui fuient la misère»

Il a enfin souligné que l'actuelle crise migratoire en Europe est étroitement liée avec les attentats de Paris mais qu'«aucun de ces meurtriers n'était un réfugié. En Syrie, les gens fuient face aux attaques barbares comme celles qui se sont déroulées vendredi à Paris». Et il a posé: «Nous avons la responsabilité et le devoir d'aider ces gens qui fuient la misère».

Photo: Anouk Antony

Juste avant lui, Mars di Bartolomeo, a estimé que l'Europe a vécu une «nouvelle dimension de la terreur», vendredi soir. Ce sont les valeurs fondamentales de notre société, à savoir la liberté, l'égalité et la démocratie qui étaient visées. Mais ni la poudre explosive, ni les balles ne peuvent ébranler ces valeurs si les hommes restent solidaires.

Le président de la Chambre des députés a exprimé la solidarité du Luxembourg à l'égard de toutes les victimes des attentats de Paris.