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Mieux connaître les besoins des aidants
Luxembourg 26.08.2021 Cet article est archivé
Société

Mieux connaître les besoins des aidants

65% des bénéficiaires de l'assurance dépendance vivent dans leur propre appartement ou maison... et ont souvent besoin d'un aidant.
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Mieux connaître les besoins des aidants

65% des bénéficiaires de l'assurance dépendance vivent dans leur propre appartement ou maison... et ont souvent besoin d'un aidant.
Photo: AFP
Luxembourg 26.08.2021 Cet article est archivé
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Mieux connaître les besoins des aidants

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
L'administration de l'assurance dépendance mène en ce moment une enquête auprès des quelque 7.500 personnes assistant un proche au quotidien. L'objectif: mieux cerner leurs tâches et adapter les aides dont elles disposent, expliquait Romain Schneider mercredi.

S'ils représentent à peine plus d'1% de la population luxembourgeoise, les «aidants» sont malgré tout essentiels à leurs proches dépendants. Au point qu'après leur avoir octroyé un statut particulier en 2018, l'administration d’évaluation et de contrôle de l’assurance dépendance s'est remise à leur chevet. Ainsi, l'AEC étudie-t-elle actuellement «leurs doléances», signale Romain Schneider (LSAP).


Le congé de soutien familial à nouveau prolongé
Instaurée au début de la crise pour permettre à certains de s'occuper de leurs proches dépendants, la mesure est reconduite jusqu'au 24 novembre inclus.

Cette étude doit permettre de connaître l'état de satisfaction de ces personnes. Autrement dit, l'AEC auditionne un à un les 7.550 aidants et les 15.238 bénéficiaires de l'assurance dépendance, pour connaître leurs besoins et la réalité de leur quotidien. «Une première au Luxembourg», selon le ministre Schneider, justifiée à ses yeux par «le rôle primordial» de ces personnes dans le maintien à domicile des personnes âgées ou souffrant d'une déficience.  

Aujourd'hui, 65% des bénéficiaires de l'assurance dépendance vivent ainsi dans leur propre appartement ou maison. Aide à la toilette, courses, garde de nuit... leur vie est facilitée par l'intervention de ces tiers. Mais, revers de la médaille, ce rôle peut aussi peser «sur la santé et le quotidien» de ces bons samaritains, précise le ministre dans une réponse parlementaire.

D'où l'engagement de l'AEC à procéder à «des réévaluations régulières» du statut instauré en 2018. Celui-ci permet notamment à 70% des bénéficiaires de recevoir des subventions (appelées «prestations en espèces») pour l'intervention d'un aidant, facilitant ainsi son travail au quotidien. 

De même, certaines personnes assistant un proche dépendant cotisent également pour leur retraite: elles étaient 2.207 au 1er juillet dernier. L'AEC prend également en charge une formation de six heures par an permettant «la transmission de techniques et savoirs». 

Les résultats de l'enquête, publiés «fin 2021 ou début 2022», permettront de «renforcer certaines mesures» ou de «créer de nouvelles prestations», indique Romain Schneider. Wait and see donc.

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