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Médiateurs en quête de dossiers
Luxembourg 3 min. 28.03.2019 Cet article est archivé

Médiateurs en quête de dossiers

Ces dernières années, la tendance est à la création de médiateurs institutionnels dans différents secteurs comme l'éducation, l'économie ou encore la santé.

Médiateurs en quête de dossiers

Ces dernières années, la tendance est à la création de médiateurs institutionnels dans différents secteurs comme l'éducation, l'économie ou encore la santé.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 28.03.2019 Cet article est archivé

Médiateurs en quête de dossiers

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
L'accord de coalition prévoit de développer la médiation dans différents domaines afin de désengorger les tribunaux. Une centaine de médiateurs sont d'ores et déjà prêts à officier mais font face à un déficit de sollicitation.

L'accord coalition prévoit des mesures pour désengorger les tribunaux en ce qui concerne la culture, l'intégration, l'économie et la justice. Disposant d'un cadre juridique depuis 2012, la pratique n'est pas encore "entrée dans les moeurs", selon Roland Jaeger, secrétaire de l'Association de médiation et des médiateurs (ALMA).

Sur la centaine de médiateurs agréés par le ministère de la Justice, rares sont ceux qui occupent cette fonction à plein temps.

«La médiation est une corde supplémentaire à un arc de compétences qui contribue à valoriser les savoir-faire dans n’importe quel domaine d’activité, surtout la justice et les ressources humaines», explique le juriste, également médiateur. A ce jour, seuls trois ministères sont déjà dotés de service de médiation. A savoir, le ministère de l'Economie pour la protection des consommateurs, le ministère de l'Education et celui de la Santé.

Les affaires soumises à la médiation sont en augmentation et sont passées de 41 en 2016 à 59 en 2018, selon les données du rapport d'activités 2018 du ministère de la Justice.

Selon médiation.lu, les tribunaux ont fait appel à un médiateur dans 17,01% affaires, soit 49 affaires, en 2017. 

Le gouvernement pour arriver à augmenter le recours à la médiation entend mieux structurer la filière sans toutefois fixer des objectifs précis.

Une action qui arrive tard en comparaison de ce qui se passe chez nos voisins. Notamment en France où chaque bureau de Pôle Emploi possède son médiateur. Ce retard au démarrage est perçu par le secrétaire de l'ALMA comme une bonne chose puisque une centaine de médiateurs formée est à la disposition du gouvernement pour appliquer les objectifs gouvernementaux.

Le Luxembourg détient à ce jour deux centres de médiations qui sont appelés à se développer: le Centre de Médiation asbl et le Centre de médiation civile et commercial.

« Il est  rassurant de constater que le Luxembourg a un vivier de médiateurs disponibles pour mettre en œuvre les développements prévus », estime Roland Jaeger.

Le gouvernement prévoit de renforcer la formation des médiateurs. Le pays compte quatre centres de formation sont appelés à prendre plus d'ampleur dans les prochaines années.

«A ce jour, une bonne centaine de personnes disposent de l’agrément en médiation civile et commerciale délivré par la Ministre de la Justice» .

Ce dernier est accordé pour une durée indéterminée.


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