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Mars Di Bartolomeo: "Il faut assurer l'avenir de notre système de pensions"
Luxembourg 2 min. 17.11.2012 Cet article est archivé

Mars Di Bartolomeo: "Il faut assurer l'avenir de notre système de pensions"

Mars Di Bartolomeo, ministre de la Sécurité sociale

Mars Di Bartolomeo: "Il faut assurer l'avenir de notre système de pensions"

Mars Di Bartolomeo, ministre de la Sécurité sociale
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 17.11.2012 Cet article est archivé

Mars Di Bartolomeo: "Il faut assurer l'avenir de notre système de pensions"

La réforme de l'assurance pension est en route. Présentée par Mars Di Bartolomeo, ministre de la Sécurité sociale, ce jeudi, elle a pour but d'assurer l'avenir des régimes de pension. Même si le système se porte bien pour l'instant, les réserves s'épuiseront vite si le même rythme est maintenu.

La réforme de l'assurance pension est en route. Présentée par Mars Di Bartolomeo, ministre de la Sécurité sociale, ce jeudi, elle a pour but d'assurer l'avenir des régimes de pension. Même si le système se porte bien pour l'instant, les réserves s'épuiseront vite si le même rythme est maintenu.

"Notre système de pension est un des meilleurs au monde", se félicite Mars Di Bartolomeo, "notre système reverse trois fois plus aux pensionnés comparé au système allemand et deux fois plus que les systèmes belges et français".

"Ces 30 dernières années, le nombre de cotisants a explosé", poursuit le ministre de la Sécurité sociale, "à cela s'ajoute le fait que nous demandons une cotisation plus élevée que la moyenne pour assurer nos réserves et le fait que l'Etat ramène un tiers des recettes".

Pourquoi donc réformer le système? "Les atouts d'aujourd'hui sont les risques de demain", rétorque Mars Di Bartolomeo. En clair, les cotisants d'aujourd'hui sont les pensionnés de demain. Cela va déséquilibrer le système à un moment donné et les réserves se videront à vue d'œil. "Si on ne change rien, d'ici 2020, le financement du système ne sera plus assuré et d'ici 2030 les réserves seront à sec", précise Tom Dominique du ministère de la Sécurité sociale.

Les conditions d'entrée à la pension ne changent pas

Le ministre de la Sécurité sociale tient d'emblée à rassurer que les conditions d'entrée pour la pension ne seront pas remises en question. "L'âge de la préretraite reste à respectivement 57 et 60 ans et la retraite normale à 65 ans", précise-t-il.

Le principe de cette réforme: travailler plus longtemps ou partir avec moins. Pour motiver les gens à travailler plus longtemps, Mars Di Bartolomeo et Nicolas Schmit, ministre du Travail, sont en train d'établir un "pacte de l'âge" qui préservera l'employabilité des travailleurs âgés.

Quid d'une augmentation du taux de cotisation? "Nous procéderons à une vérification du système tous les sept ans", explique Mars Di Bartolomeo, "si les dépenses s'avèrent plus élevées que les recettes, nous freinerons l'ajustement et l'allocation de fin d'année et nous augmenterons les cotisations."

Autre changement prévu par la réforme: en cas d'interruption de carrière temporaire, le cotisant ne devra plus que payer 100 euros par mois au lieu de 300 euros. "C'est une manière d'éviter d'appauvrir les personnes qui décident de faire une pause à un moment donné dans leur carrière", conclut le ministre de la Sécurité sociale.