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Luxguard: l'OGBL brandit une sérieuse menace de grève
Luxembourg 03.09.2012 Cet article est archivé

Luxguard: l'OGBL brandit une sérieuse menace de grève

Luxguard: l'OGBL brandit une sérieuse menace de grève

Photo: Guy Jallay
Luxembourg 03.09.2012 Cet article est archivé

Luxguard: l'OGBL brandit une sérieuse menace de grève

"C'est un appel à la direction pour lui montrer que nous sommes décidés à aller au bout!", prévient Alain Mattioli de l'OGBL, prêt à faire grève après le 24 septembre. Lundi, les ouvriers de Luxguard ont défilé pour la deuxième fois à Bascharage.

Le délai de conciliation expirera dans trois semaines, le lundi 24 septembre à minuit, et "si on a le droit, on fera grève!", lance Alain Mattioli, secrétaire syndical de l'OGBL. Pour montrer leur détermination à "aller au bout", les ouvriers de Luxguard ont participé lundi à une deuxième manifestation de protestation.

Une première a déjà eu lieu le 5 juin devant l'usine de production de verre à Bascharage qui emploie 250 ouvriers et 90 employés. Malgré plusieurs réunions, les négociations entre direction et syndicat pour renouveler la convention collective de travail ont échoué le 27 juin. Et "tout l'été, la direction n'a pas bougé", regrette Alain Mattioli. Au contraire, la pression de travail augmente.

"Depuis trois semaines, on rappelle des salariés" pour répondre à l'augmentation de la production et "en moyenne, une cinquantaine de camions quittent l'usine chaque jour à Bascharage, ce qui est pratiquement le seuil maximum", témoigne le secrétaire syndical de l'OGBL.

Le syndicat revendique l'instauration d'une prime de production fixe de 7 euros par jour ou de 176 euros par mois, prime qui est actuellement variable. Mais aussi trois chèques-repas supplémentaires pour les ouvriers qui bénéficient de neuf chèques-repas par mois pour l'instant. La direction fait la sourde oreille.

Mais ce que les ouvriers réclament surtout, c'est d'être traités plus dignement sur leur lieu de travail. "Les gens disent stop! Un chef a fait l'objet de sept plaintes de salariés pour harcèlement moral mais la direction minimise les faits et refuse même aux concernés de se faire assister par le conseil syndical lors des entretiens", explique Alain Mattioli.

Avant de préciser que chez l'américain Luxguard il existe pourtant un code de déontologie précisant clairement que le respect doit être de mise.

Maurice Fick