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Longue vie à l'impôt de solidarité
Luxembourg 11.09.2019

Longue vie à l'impôt de solidarité

Pour Pierre Gramegna, «la crise n'est pas encore complètement digérée au niveau des finances publiques».

Longue vie à l'impôt de solidarité

Pour Pierre Gramegna, «la crise n'est pas encore complètement digérée au niveau des finances publiques».
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 11.09.2019

Longue vie à l'impôt de solidarité

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Le ministre des Finances, Pierre Gramegna a déclaré mardi qu'il n'existe à l'heure actuelle aucune raison de remettre en question le niveau de cet impôt qui a plus que triplé lors de la crise financière de 2008.

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP) n'envisage pas à l'heure actuelle une réduction de l'impôt de solidarité, portant sur les personnes physiques et les collectivités, qui avait bondi de 2,5% à 9% suite à la crise financière de 2008. Un taux toujours appliqué à ce jour, dix ans après.

En réponse à une question de la députée Diane Adehm (CSV), le ministre précise que «la crise n'est pas encore complètement digérée au niveau des finances publiques, et le niveau d'endettement reste encore au-delà de celui d'avant la crise». 

Et Pierre Gramegna d'indiquer que la dette publique du pays, qui était de 14,9% du PIB en 2008 se situe à 21,4% en 2018, après avoir culminé à 23,7% en 2013.

L'impôt de solidarité constitue une majoration de l'impôt sur le revenu

Une réalité qui pousse le locataire du ministère de la rue de la Congrégation à assurer qu'il n’existe donc «aucune raison de remettre en question le niveau actuel de l'impôt de solidarité.»

Pierre Gramegna rappelle d'ailleurs que cet impôt «alimente un fonds pour l’emploi, et pas directement le budget de l'Etat» et qu'«il constitue une majoration de l'impôt sur le revenu, et ne peut donc pas être analysé indépendamment de celui-ci.» Or, avec l'entrée en vigueur de la réforme fiscale de 2017 «le taux de l'impôt sur le revenu a significativement baissé», conclut-il.


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