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Lifting dès l'automne pour le château de Beaufort
Luxembourg 3 min. 06.08.2021
Patrimoine

Lifting dès l'automne pour le château de Beaufort

Rien d'irréparable dans les dégâts pourtant impressionnants.
Patrimoine

Lifting dès l'automne pour le château de Beaufort

Rien d'irréparable dans les dégâts pourtant impressionnants.
Photo : Chris Karaba
Luxembourg 3 min. 06.08.2021
Patrimoine

Lifting dès l'automne pour le château de Beaufort

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Des travaux vont être entrepris à partir d'octobre pour réparer l'effondrement d'une partie du mur d'enceinte médiéval qui a fait les frais des fortes pluies de la mi-juillet.

(pj avec Volker BINGENHEIMER) «Fermé jusqu'à nouvel ordre». Voilà ce qui est indiqué aux visiteurs qui voudraient découvrir la partie médiévale des châteaux de Beaufort. Trop risqué de mettre un pied dans la zone qui a vu une partie du rempart céder sous la pression d'un sol gorgé d'eau. Mais pour Jean-Jacques List, conservateur et responsable du Service des sites et monuments nationaux (SSMN), tout cela ne devrait plus être qu'un mauvais souvenir au printemps 2022.


Le château de Beaufort a subi les assauts de la météo
Après l'effondrement partiel d'un mur extérieur, le château de Beaufort est temporairement fermé à la visite.

«Je suppose que l'entrée du château pourra être rouverte à partir de mars ou avril», déclare le spécialiste. D'après les analyses menées sitôt après l'éboulement, par l'autorité de protection du patrimoine, tout est réparable. Et la restauration pourra être entreprise dès octobre prochain. Si la météo le permet (et notamment si les températures ne sont guère négatives), les ouvriers pourraient avoir reconstitué la paroi de vieilles pierres pour les premiers beaux jours.

Ce qui rassure les experts en premier lieu, c'est que la totalité du mur, datant du Moyen Age donc, ne s'est pas effondrée. Un partie des trois mètres d'épaisseur est restée en place. «Seule la coque extérieure avec une partie du matériau de remplissage s'est effondrée. La coque intérieure est encore debout», précise Jean-Jacques List. Par ailleurs, il devrait être possible de conforter la zone jouxtant l'effondrement, pour éviter qu'un autre glissement de terrain n'emporte une tour par exemple.

Une des causes du désagrément subi par le monument remonte aux années 1970, et plus précisément à une technique de restauration employée à l'époque : les joints devant sceller les pierres entre elles ont été effectués à l'aide de ciment, «un matériau qui ne serait plus utilisé aujourd'hui». Certes, le ciment a la propriété d'être particulièrement dense et imperméable à l'eau. Mais de fait, les gouttes entrant par le haut et l'arrière de la construction n'ont pu ''s'échapper'' par les joints. Avec le déluge qu'a connu le pays les 14 et 15 juillet, le mur et le sol se sont imbibés d'eau. Avant de finir par céder.  

Pour la reconstruction de l'enveloppe du mur, le SSMN utilisera donc un matériau mieux adapté. Il s'agira d'un mortier projeté composé de chaux et de tuf broyé (appelé trass). Ce composant aura pour rôle de stabiliser l'enveloppe intérieure du mur. L'enveloppe extérieure, elle aussi, bénéficiera de ce matériau, avec pour l'instant une inconnue toutefois : sera-t-il envisageable de récupérer l'ensemble des pierres au sol pour rebâtir la paroi?

Seconde interrogation : le chantier qui sera mené principalement en automne et hiver ne risque-t-il pas de subir des retards du fait des conditions climatiques, et notamment en raison du froid. Si le mercure venait à descendre sous les 5°C, les ouvriers se retrouveraient dans l'impossibilité d'agir. 

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