Changer d'édition

Liberté de la presse: le Luxembourg en bonne position
Luxembourg 3 min. 30.01.2013 Cet article est archivé

Liberté de la presse: le Luxembourg en bonne position

Liberté de la presse: le Luxembourg en bonne position

Photo: Lé Sibenaler
Luxembourg 3 min. 30.01.2013 Cet article est archivé

Liberté de la presse: le Luxembourg en bonne position

Reporters sans frontières ont publié le classement mondial de la liberté de la presse en 2013.

En 2012, le Luxembourg était classé sixième et gagne deux places en un an. Le classement regroupe 179 pays.

Le trio de tête se compose une nouvelle fois de la Finlande, considérée comme le pays le plus respectueux de la liberté de la presse, suivie des Pays-Bas et de la Norvège.

En bas du classement, on retrouve le Turkménistan, la Corée du Nord et l'Erythrée, soit trois dictatures. Ces pays constituaient déjà le trio de fin en 2012.

La Belgique est classée 21e, elle perd une place, la France 37e (+1) et l'Allemagne 17e, (-1).

La Syrie et la Somalie, l'Iran, la Chine, le Vietnam, Cuba, le Soudan et le Yémen complètent la liste des pays les moins respectueux de la liberté de la  presse sur 179 Etats passés en revue.  

Côté «chutes vertigineuses», le Mali est tombé à la 99e place (moins 74  places par rapport au bilan 2011), notamment suite au putsch du 22 mars à  Bamako, selon un rapport de RSF publié mercredi.  

Quant à la Turquie (154e, moins 6 places), elle est «à ce jour la première  prison au monde pour les journalistes, en particulier ceux qui développent des  vues critiques des autorités sur la question kurde».  

L'ONG pointe pour d'autres pays quelques «améliorations majeures» et des  progressions importantes, comme le Malawi qui gagne 71 places et se classe 75e.  La Côte d'Ivoire (96e, +63 places) semble sortie de la crise post-électorale  entre partisans de Laurent Gbagbo et d'Alassane Ouattara.  

La Birmanie (151e, +18 places) confirme sa légère amélioration à la faveur  du printemps birman. En Asie toujours, l'Inde (140e, moins 9 places) est à son  pire niveau depuis 2002. Notamment en cause, une censure de l'internet qui  continue à se développer.  

La Chine (174e) «ne montre aucun signe d'amélioration» avec toujours un  grand nombre de journalistes et de net-citoyens en prison et une web-censure qui  «demeure un obstacle majeur dans l'accès à l'information», selon le rapport.  

RSF souligne aussi que «le tour de vis répressif mis en place depuis le  retour à la présidence de Vladimir Poutine» fait perdre six places à la Russie  qui devient 148e.  

Enfin le rapport estime que si 16 pays de l'Union européenne figurent  toujours dans les trente premières places du classement, «le modèle européen  s'érode». «Les institutions instrumentalisent dangereusement les +lois  bâillons+», comme en Hongrie (56e, -16 places) et en Grèce (84e, -14 places).  

Pour son classement, RSF table sur six critères pour chaque pays: le  pluralisme, l'indépendance des médias, les notions d'environnement et  d'autocensure, le cadre légal, la transparence et enfin les infrastructures  d'information.

Chaque pays obtient une «note» de 0 à 100, zéro représentant une  «situation idéale».

Plus d'informations sur le classement mondial de la liberté de la presse, ici.

wort.lu/fr