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Les violences domestiques restent dans le viseur
Luxembourg 2 min. 10.11.2020 Cet article est archivé

Les violences domestiques restent dans le viseur

Les victimes de violences domestiques peuvent contacter la helpline dédiée au numéro 2060 1060 sept jours sur sept, de 12 à 20 heures.

Les violences domestiques restent dans le viseur

Les victimes de violences domestiques peuvent contacter la helpline dédiée au numéro 2060 1060 sept jours sur sept, de 12 à 20 heures.
Photo: Licence CC
Luxembourg 2 min. 10.11.2020 Cet article est archivé

Les violences domestiques restent dans le viseur

Outre les conséquences psychologiques, la crainte d'une augmentation des violences au sein des foyers reste au cœur des préoccupations. Et notamment de celles de la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Mardi, Tania Boefferding a ainsi annoncé renforcer les mesures mises en place durant le confinement.

(ASdN) - Avec les mesures sanitaires prises par le gouvernement, et notamment l'instauration d'un couvre-feu, la crainte de voir augmenter les violences domestiques refait surface. La ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Taina Bofferding (LSAP), a ainsi rappelé, mardi, le renforcement du dispositif de gestion de crise mis en place par le ministère au début de la pandémie. Avec un objectif, celui d'«assurer une prise en charge des victimes et auteurs de violence domestique». 

Plus concrètement, celui-ci prévoit de mettre à disposition des victimes une palette d'outils. A savoir, le développement du site d'information violence.lu et la mise en place d'une helpline s’adressant tant aux femmes qu’aux hommes victimes de violence domestique. Malgré le couvre-feu en vigueur, les services de police continuent par ailleurs à intervenir pour aider les personnes victimes de violence et écarter l’auteur du domicile.

De son côté, le ministère prévoit également un monitoring hebdomadaire sur l'évolution de la violence domestique. «Personne n’a à subir la violence domestique», a ainsi insisté Taina Boefferding.


Violences sexuelles, du tabou à la prise en charge
Pour les victimes, les agressions ne marquent généralement que le début d'un long combat. Si ces femmes sont accompagnées tout au long du processus par des professionnels de santé, reste que le suivi de ces patientes demeure compliqué.

Car pour beaucoup d'hommes et de femmes, le foyer reste «un endroit dangereux», rappelait la ministre en juin dernier. Sa crainte est donc de voir l'histoire se répéter avec la mise en place du couvre-feu. Le confinement instauré en mars avait en effet entraîné une légère hausse des violences. De l'ordre de 15%, estimait-elle à l'époque. 

Pour rappel, en 2019, la police a dû intervenir 849 fois pour cause de violence domestique. Dans 265 cas, une expulsion a même été prononcée. En tout, la police a recensé 1.337 victimes de violence domestique au Luxembourg, dont 63,6% de femmes. Trois personnes (deux femmes et un homme) sont décédées suite à des violences domestiques.  

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